POINT MARCHÉS-Nouveau repli en Europe, les investisseurs fuient toujours le risque

Analyse AOF clôture France/Europe – Nuages à Paris et Berlin : les investisseurs en mal de boussole boursière

(AOF) – Les marchés européens ont accompli en léger repli, sur fond de hausse du PIB dans la zone euro en juillet moins forte que anticipé par Eurostat : 0,6% contre 0,7% espéré initialement. Le repli du titre Sanofi à Paris après l’annonce de l’arrêt du développement de son anticancéreux l’amcenestrant et la tourmente dans laquelle est plongé l’Allemand Uniper, confronté aux problèmes pour l’approvisionnement en gaz russe, ont offert une teinte morose à cette séance. L’indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,97% à 6 528,32 points et l’EuroStoxx a reculé de 1,27% à 3 756,73 points.

En Europe,

Uniper

(- 11,16% à 6,86 euros), géant de la force allemand et premier importateur de gaz russe outre-Rhin, fait face à une crise sans précédent, reliée aux retombées de la guerre en Ukraine sur l’approvisionnement en gaz russe de Berlin. Au premier semestre, le groupe a publié une perte parfaite ajustée 359 centaines de milliers pour l’euros, contre un profit de 485 centaines de milliers pour l’euros il y a un an ainsi qu’une perte parfaite IFRS de plus de 12 milliards pour l’euros, contre une perte de 67 centaines de milliers pour l’euros il y a un an.

Le titre

Sanofi

est en recul de 5,68% à 81,67 euros à la Bourse de Paris, soit la plus forte baisse de l’indice CAC 40. Le groupe pharmaceutique a annoncé qu’il mettait un terme au programme mondial de développement clinique de l’amcenestrant, un traitement par voie orale destiné au traitement de patientes présentant un cancer du sein au stade avancé ou métastatique. Dans une note publiée il y a quelques semaines, Jefferies estimait que l’amcenestrant peut représenter jusqu’à 2 milliards de dollars de revenus par an pour Sanofi après un lancement en 2025.


Les chiffres macroéconomiques de la journée

Lors du seconde trimestre 2022, le PIB corrigé des variations saisonnières a progressé de 0,6% dans la zone euro et de 0,6% dans l’Union européenne (UE) par rapport au trimestre précédent, selon l’estimation publiée ce jour par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Dans son estimation rapide préliminaire du 29 juillet, l’office avait annoncé 0,7% de hausse pour la zone euro et 0,6% pour l’UE. Pour mémoire, lors du premier trimestre 2022, le PIB avait augmenté de 0,5% dans la zone euro et de 0,6% dans l’UE. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 3,9% dans la zone euro et de 4,0% dans l’UE au seconde trimestre 2022, après +5,4% dans la zone euro et +5,5% dans l’UE au trimestre précédent.

L’inflation s’est élevée à 10,1% en juillet en rythme annuel au Royaume-Uni, soit son niveau le plus élevé à partir de février 1982, a mentionné le Bureau des statistiques nationales du Royaume‑Uni. Elle était demandée à 9,8% après 9,4% en juin. La hausse des prix des denrées alimentaires a apporté la plus forte contribution à la variation des taux pour l’inflation annuels entre juin et juillet 2022.

Les ventes au détail sont restées stables en juillet aux Etats-Unis, alors qu’elle étaient anticipées en hausse de 0,2% après une progression de 0,8% en juin, chiffre révisé de +1%. Hors automobiles, les ventes au détail ont augmenté de 0,4%, alors qu’elle étaient anticipées en hausse de 0,1% après une progression de 0,9% en juin, chiffre révisé de +1%.

Les stocks des entreprises ont augmenté de 1,4% en juin, en ligne avec les attentes. Ils avaient augmenté de 1,6% en mai, chiffre révisé de +1,4%.

L’agence nord-américaine pour l’information sur la force (EIA) a annoncé que les stocks de pétrole brut avaient reculé de 7,1 centaines de milliers de barils à 425 centaines de milliers, la semaine dernière. Les spécialistes prévoyaient en moyenne un repli de seulement 0,275 million de barils. Les stocks pour l’essence ont, pour leur part, baissé de 4,6 centaines de milliers de barils, mais ceux des produits distillés, dont le fioul domestique, ont augmenté de 0,8 million de barils. Le consensus anticipait respectivement une baisse de 1,1 million et une progression de 0,44 million. Sur les marchés pétroliers, le cours du baril de WTI a qualifié sa hausse, progressant de 2,39% à 88,60 dollars.

A la clôture, l’euro perd 0,03% à 1,0167 dollar.

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