Bilan positif en vue pour une semaine à risque

LES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENTLES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT

PARIS (Reuters) – Wall Street est demandée en hausse et les Bourses européennes progressent à mi-séance vendredi, le sentiment général de marché restant favorable à la prise de risque après l’atténuation des craintes liées à l’inflation et aux taux pour l’objectif.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais préfigurent pour l’instant une progression de 0,35% pour le Dow Jones, de 0,4% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,46% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,18% à 6.556,13 points vers 10h55 GMT après un pic à 6.587,84, au précédemment à partir de le 6 juin. À Londres, le FTSE 100 prend 0,28% et à Francfort, le Dax avance de 0,37%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,19% mais le FTSEurofirst 300 grappille 0,02% et le Stoxx 600 0,04%.

Ce dernier affiche pour l’instant une progression de 1,06% à partir de le début de semaine, contre +1,29% pour le CAC 40 et +1,5% pour le S&P-500, qui s’achemine donc vers sa 4ème performance hebdomadaire positive pour l’affilée.

Cette poursuite du rebond s’explique avant tout par une double bonne surprise sur l’inflation nord-américaine (la hausse moins forte qu’anticipé des prix à la consommation et la baisse inattendue des prix à la réalisation), qui a apaisé les craintes pour l’une 3ème hausse de 75 points de base des taux de la Réserve fédérale.

Mais cet apaisement n’est que partiel et les propos des responsables de la Fed continuent pour l’alimenter les spéculations: jeudi, Mary Daly, la présidente de l’antenne régional de San Francisco, a certes reconnu que l’hypothèse pour l’une hausse pour l’un demi-point en sept. « a du sens » mais elle n’a pas exclu un relèvement de 75 points.

« Il y a encore beaucoup pour l’incertitudes sur l’évolution du pétrole et des autres composantes de l’indice des prix à la consommation mais il est clair que le pic pour l’inflation est derrière nous », pense John Vail, directeur de la stratégie de Nikko Asset Management, dans une note.

« La question clé est de savoir jusqu’où et à quel rythme elle va baisser. Nous pensons que l’inflation va demeurer bien présente et que les banques centrales devront être plus ‘faucons’ que le consensus. »

Les investisseurs surveilleront à 14h00 GMT la 1ère estimation de l’indice de confiance du consommateur américain tenu par l’université du Michigan, un baromètre qui devrait identifier son début de rebond après le plus bas historique touché en juin.

VALEURS EN EUROPE

La majorité des grands secteurs de la cote européenne évoluent dans le vert à mi-séance, la plus forte hausse étant pour celui des transports et des loisirs, dont l’indice Stoxx prend 2,8% grâce au bond de 11,58% du spécialiste irlandais des paris et des petits jeux Flutter (propriétaire de Paddy Power et Betfair par exemple) après des résultats en forte croissance.

Les groupes pharmaceutiques Sanofi (+0,87%), GlaxoSmithKline (+3,40%) et Haleon (+1,62%) regagnent par ailleurs un peu de terrain après leur chute des deux derniers jours, plusieurs analystes minimisant les risques financiers liés au dossier du Zantac.

En baisse, TF1 cède 3,03% après l’abaissement de la recommandation de Barclays à « sous-pondérer » contre « surpondérer » ; la banque explique ne plus croire à la fusion avec M6 (+0,00%) et juge TF1 plus exposé que ses grands concurrents au risque de récession.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain sont en légère baisse, à 2,8675% pour les titres à dix ans et 3,2006% pour le deux ans, cédant une petite partie des gains enregistrés jeudi.

Le segment deux ans-dix ans de la courbe des taux reste inversé mais l’écart entre les deux échéances est revenu à moins de 35 points de base, contre 56 mercredi, son précédemment niveau à partir de 2000.

En Europe, les rendements de référence poursuivent leur remontée, à 0,989% pour le dix ans allemand, repassé en matinée au-dessus de 1% pour la 1ère fois à partir de le 28 juillet, et 1,546% pour son équivalent français.

Le marché continue pour l’anticiper un relèvement de 50 points de base des taux de la Banque centrale européenne (BCE) le mois prochain, selon les données Refinitiv. Et le taux pour l’inflation « à cinq ans dans cinq ans » dans la zone euro, reflet des anticipations à long terme des investisseurs, a atteint son précédemment niveau à partir de le 4 juillet à 2,1125%.

CHANGES

Le dollar s’apprécie face aux autres grandes valeurs (+0,41%) après les dernières déclarations de responsables de la Fed, une hausse qui fait retomber l’euro sous 1,03 (-0,28%).

Le billet vert accuse toutefois à ce stade un repli hebdomadaire de plus de 1%, conséquence de la hausse moins forte qu’anticipé des prix aux Etats-Unis.

La bouqin sterling, de son arôme, cède du terrain après les statistiques montrant une contraction du produit intérieur brut (PIB) britannique en juin.

PÉTROLE

Le marché pétrolier reste volatil : en hausse en début de journée, il se développe maintenant dans le rouge bordeaux, même s’il se dirige forcément vers une performance hebdomadaire positive à l’aide de l’apaisement temporaire des craintes pour la demande mondiale.

Le Brent abandonne 0,77% à 98,83 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,08% à 93,32 dollars.

Le Brent affiche une hausse hebdomadaire pour l’un petit peu plus de 4% après la chute de 14% subie la semaine dernière.

(Rédigé par Marc Angrand, édité par Kate Entringer)

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