CAC 40 : peu de changement attendu à l'ouverture

CAC 40: la prudence revient avant l'audition de Powell

Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris. (crédit photo : / L. Grassin )

(CercleFinance.com) – Après deux séances de rebond, la Bourse de Paris devrait débuter en baisse mercredi matin dans un marché étroit en attendant l’allocution du président de la Fed devant le Congrès américain.

Vers 8h15, le contrat à terme sur l’indice CAC 40 – livraison juillet – recule de 103 points à 5850,5 points, annonçant un net repli à l’ouverture.

En l’absence pour l’indicateurs principaux, la préoccupation 1ère des investisseurs reste le mouvement de durcissement des politiques monétaires amorcé par les grandes banques centrales.

En ce sens, l’intervention de Jerome Powell, le boss de la Réserve fédérale, cet après-midi devant la commission des affaires bancaires du Sénat devrait constituer le grand événement de la journée.

Après la hausse de taux de 75 points de base décidée la semaine dernière, une 1ère en 30 ans, les investisseurs attendent pour l’être rassurés sur les intentions de la Fed en terme de taux pour l’avantage et de perspectives économiques.

Les collaborateurs de marché souhaitent tout particulièrement savoir si un nouveau relèvement de 75 points de base des taux des fonds fédéraux (‘fed funds’) doit être envisagé à l’issue de la réunion de travail prévue le mois prochain.

Beaucoup pour l’opérateurs s’attendent en tout cas à ce que Jerome Powell réaffirme sa volonté de lutter activement contre l’inflation, quand bien même cela induit un facteur de risque pour la croissance économique.

La politique ultra-accommodante de la Fed est l’un des principaux moteurs du ‘rally’ des marchés pour l’actions américains ces dernières décennies, qui a porté les indices new-yorkais à des plus hauts historiques l’an dernier.

Le sévère durcissement de ton adopté par la banque centrale a fait dérailler cette mécanique haussière à partir de quelques mois.

A ce titre, Powell peut vouloir remettre un peu de baume au coeur aux marchés en réaffirmant qu’un atterrissage en douceur est envisageable en freinant l’inflation sans pour autant faire vous immerger l’économie étasunienne en récession.

‘Compliquée pour les investisseurs de s’y retrouver dans ce jeu pour l’ombres, dans lequel chacun, optimiste ou pessimiste, peut dénicher de quoi alimenter son opinion’, estiment les équipes de La Économique de l’Echiquier.

‘Sans doute est-ce, au fond, ce que recherche la Réserve fédérale, en attendant elle-même pour l’y voir plus clair’, note la société de gestion de portefeuille.

L’audition du président de la Fed doit débuter à 15h30.

Avant cela, les investisseurs prendront connaissance des derniers chiffres de l’inflation au Royaume-Uni, qui pourraient eux aussi influencer la tendance sur les marchés européens.

Pour mémoire, la Banque pour l’Angleterre a procédé, la semaine terminée, à une cinquième hausse consécutive de ses taux vouée à contrecarrer la poussée inflationniste qui se poursuit forcément à un rythme soutenu dans le pays.

Confronté à la baisse du pouvoir pour l’achat des ménages, le gouvernement s’est résolu à mettre en place un plan de soutien à destination des foyers britanniques les plus vulnérables.

Ces derniers devraient tirer parti de versements visant à les aider à faire face à la hausse du coût de la vie et pour l’un doublement de la réduction sur leurs factures énergétiques.

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