Paris : cède 0,2% dans un contexte particulier de 14 juillet

CAC 40: les 6000 points menacés à l'ouverture

(CercleFinance.com) – La Bourse de Paris devrait poursuivre sa correction lundi matin, la menace pour l’un choc énergétique dû à la flambée des prix du pétrole continuant pour l’éloigner les investisseurs des actifs risqués.

Vers 8h15, le contrat ‘future’ sur le CAC 40 – échéance mars – accuse un repli de 142 points à 5917 points, ce qui signifie que l’indice parisien peut enfoncer le seuil des 6000 points dès l’ouverture.

Les incertitudes géopolitiques et leur corollaire, la volatilité, ont fait un retour en puissance à compter de une dizaine de jours et devraient poursuivre de dicter la tendance lors des séances qui viennent.

C’est la force, tout spécialement, qui reste au coeur des préoccupations des investisseurs, tandis que le Etats-Unis et l’Union Européenne envisageraient dorénavant une interdiction des importations de pétrole russe.

Conséquence immédiate, les deux contrats de référence sur le brut s’inscrivent en forte hausse ce matin.

Le Brent gagne 9,7% à 129,6 dollars le baril, mais le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’envole de 8,7% à 125,7 dollars, soit un nouveau un peu avant à compter de la crise économique de 2008.

Vendredi, l’annonce de frappes russes dirigées contre la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande pour l’Europe, avait déjà fait chuter l’indice CAC 40 de 5%, son recul journalier le plus important à compter de le début du conflit ukrainien.

Sur l’ensemble de la semaine écoulé, le marché parisien a perdu de près de 10%.

Dans ce contexte tendu, les investisseurs préfèrent donc augmenter leur exposition aux matières premières, seule classe pour l’actifs à avoir généré des rendements positifs à compter de le début de la crise.

Les problèmes en Ukraine et l’envolée des prix de la force jettent désormais une ombre sur les perspectives pour l’inflation et de croissance, ce qui pénalise mécaniquement les valorisations boursières.

Les analystes de Capital Economics ont annoncé vendredi avoir revu à la baisse leur prévision de croissance pour la zone euro cette saison, dorénavant demandée à 2,8% et aussi à 3,5% comme auparavant.

La récente baisse des marchés pour l’actions a cependant créé quelques signaux pour l’achat et d’autres stratèges évoquent la possibilité pour l’un prochain rebond boursier.

‘Lors de la crise des missiles de Cuba de 1962 (…), les marchés pour l’actions américains avaient chuté de 22% en la taille de trois mois, avant de retrouver leurs sommets en 12 mois’, rappelle-t-on chez Raymond James.

Le gestionnaire pour l’actifs américain rappelle aussi l’opus de la guerre du Golfe, en 1990, qui avait vu Wall Street effacer une baisse de 20% en moins de 4 mois malgré une retombée en récession.

Au vu de toutes ces contraintes, la tâche s’annonce compliquée pour la Banque centrale européenne (BCE), qui doit réunir son conseil des gouverneurs cette semaine.

Pour Nadège Dufossé, gérante chez Candriam, la BCE va devoir se livrer ‘à un n° pour l’équilibriste délicat’ compte tenu du niveau élevé de l’inflation, ce qui devrait la conduire à se montrer prudente dans le renouvellement de ton monétaire.

La banque centrale peut ainsi évoquer la perspective pour l’un arrêt prochain de son programme ‘historique’ de rachats pour l’actifs (APP), sans toutefois fournir de calendrier précis compte tenu de l’incertitude croissante due au conflit.

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