Analyse mi-séance AOF Wall Street - Wall Street repasse dans le rouge, la confiance des consommateurs déçoit

CAC 40: violent trou d'air dû à l'attaque russe

(CercleFinance.com) – La Bourse de Paris est demandée en forte baisse jeudi matin dans un contexte pour l’aversion au risque brusquement ravivé par les frappes treillis de la Russie en Ukraine, qui menacent de faire vous immerger la région dans le chaos.

Vers 8h15, le contrat ‘future’ sur l’indice CAC 40 – livraison mars – décroche de 315,5 points à 6462 points, laissant entrevoir une chute de plus de 4% dans les premiers échanges.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dans la nuit le lancement pour l’une offensive treillis pour l’ampleur sur le territoire ukrainien, qui s’est pour l’ores et déjà matérialisée par des explosions à Kiev ainsi que dans plusieurs autres grandes villes du pays.

Dans un communiqué de la Maison Blanche, le président américain Joe Biden a dénoncé une attaque ‘injustifiée’ et mentionné qu’une réunion de travail du Conseil de sécurité de l’ONU se tiendrait dans la journée.

A Bruxelles, le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen ont décrit ce matin une agression ‘sans précédent’.

Les dirigeants de l’UE ont anticipé de se réunir dans la journée afin de débattre de la crise et d’ajouter en oeuvre de nouvelles mesures restrictives à l’encontre de Moscou.

L’annonce des frappes militaires russes – qui renforcent le risque pour l’un conflit armé aux portes de l’Europe – provoque pour l’ores et déjà un vif mouvement vers les actifs jugés les plus sûrs, comme l’or.

Le baril de Brent de la cote du Nord s’envole de plus de 6% à près de 102,9 dollars et le baril de brut léger américain grimpe lui aussi de 6% à 97,6 dollars, l’intervention treillis russe laissant présager de futures difficultés pour l’approvisionnement en pétrole.

Sur le marché des changes, la fuite vers les valeurs refuge se traduit par une parfaite remontée du franc suisse et du yen.

Sur les places boursières asiatiques, l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo lâchait 1,8% jeudi en toute fin de séance, mais l’indice Hang Seng de Hong Kong décrochait de plus de 2,9%.

A Wall Street, les indices boursiers avait fini dans le de couleur rouge mercredi soir, avant l’annonce des tirs russes, confirmant l’entrée en zone de correction du S&P 500, qui a maintenant perdu plus de 10% par rapport à ses récents plus hauts.

Les investisseurs attendent une série de statistiques aujourd’hui aux Etats-Unis, mais ces indicateurs devraient être une nouvelle relégués au deuxième plan par les considérations géopolitiques.

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