CAC40 : encore en repli de -0,4% pour ces '3 sorcières'

CAC40 : le rebond s'étiole, WStreet moins positif que prévu

(CercleFinance.com) – Le trou pour l’air de vendredi à laissé des traces : les acheteurs sont bien présents mais les rachats à bon compte demeurent ‘mesurés’ avec 3MdsE échangés à 1H de la clôture, contre plus de 5MdsE le 26/11 à la même heure.

Les indices boursiers ont repris au mieux environ 1/3 de ce qu’ils avaient perdu vendredi, avec une chute de 4,75% de la bourse de Paris.

La CAC40 qui rebondissait au-delà des 6.840 vers 15H (+1,5%) ne conserve que +0,9% à 6.800 ‘tout rond’.

En Europe, l’Euro-Stoxx50 ne gagne plus que 1% tandis que Francfort se contente pour l’un peu moins de 0,25% (voir les chiffres pour l’inflation outre-Rhin).

A Wall Street, le sursaut initial s’est étiolé après 1H de cotations, le S&P500 constate son avance réduite de +1,1% vers +0,7%, le Nasdaq de +1,5% vers +1,2%.

Les indices US avaient largement limité la casse avec un repli moyen de -2,2% (inférieur de moitié à celui observé en Europe), ce qui en pour l’autres circonstances aurait été jugé salutaire vu les 7 semaines de hausse ininterrompues qui venaient de se dérouler (plus longue séquence de hausse sans consolidation de l’oeuvre du CAC40).

Toutefois, les inquiétudes autour de la découverte pour l’un nouveau variant du coronavirus, baptisé Omicron, sont loin de se dissiper… et 80% du temps pour l’antenne sur les chaînes économiques anglo-saxonnes tournent autour de ce sujet.

Cette nouvelle souche apparaît beaucoup plus contagieuse que les précédentes et peut s’avérer résistante aux contemporains vaccins (une grande partie des ‘cas’ détectés sont le fait de personnes doublement ou triplement vaccinées mais ne sont que légèrement ‘symptomatiques’… et aucun patient hospitalisé à ce jour).

La moindre virulence initiale (ce qui paraît rassurer les stratèges de Goldman Sachs) reste cependant à identifier et il faudra vraisemblablement plusieurs semaines afin de cerner plus précisément la menace et le niveau de transmissibilité de ce nouveau variant.

En attendant, les fermetures de frontières se multiplient à travers le univers… en même temps que les nouveaux cas. Les JO de Pékin de février semblent déjà menacés. La réunion de travail des ministres de la santé du G7 prévue aujourd’hui devrait permettre la mise en place pour l’une réponse coordonnée.

Signe de la nervosité des investisseurs, la Bourse de Tokyo a poursuivi sa chute lundi, avec des pertes qui dépassaient 1,6% en fin de séance.

Les places chinoises ont elles aussi fini dans le rouge bordeaux, signant des replis allant de 0,3% à 0,8%.

Pour l’après les premières indications disponibles, les marchés pour l’actions américains devraient toutefois démarrer la semaine en hausse après leur long week-end de congés.

Elément en l’occurence rassurant, les cours du pétrole, qui étaient en chute libre vendredi, remontent lundi matin. Le baril de Brent s’adjuge 3% vers 75$ mais celui du brut léger américain reprend 2,6% à 70,2$.

Très impactées aussi vendredi, les ‘cryptos’ font un come-back spectaculaire avec un bitcoin qui s’envole de +7% vers 57.500$, soit +4.000$ sur ses planchers de dimanche après-midi.

Sur le compartiment obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans se tend de +4,5Pts à 1,5300% (après 1,565% au un peu avant) alors qu’en Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans grignote +2Pts, ainsi que nous OAT à 0,053%.

Les Bunds auraient même pu se dégrader vu les chiffres de l’inflation publiés ce midi en Allemagne : selon Destatis, l’inflation a grimpé pour atteindre 5,2% en taux annuel au mois de novembre, marquant une parfaite accélération après +4,5% en octobre (selon les statistiques préliminaire, les chiffres définitifs seront publiés le 10 décembre).

Le taux calculé par Destatis est supérieur aux prévisions des économistes, qui attendaient une hausse de 5%, et de tels niveaux n’avaient plus été observés à compter de le début des décennies 90, suite au boom des prix lors de la réunification’.

Le principal responsable, c’est la flambée de 22,1% des prix de la force sur le mois en cours.

Pour tempérer un peu les craintes de spirale inflationniste incontrôlable, l’évolution des prix en ‘séquentiel’ (pour l’un mois sur l’autre) fait apparaître un recul de -0,2% (le taux de 5,2% inclut un ‘effet de base’ important).

Actif refuge par excellence, l’or gagne encore 0,4% à 1795,5$ l’once.

La semaine à venir sera jalonnée par la publication pour l’une série pour l’indicateurs qui donneront un aperçu de la situation existante de l’économie nord-américaine, ce qui peut contribuer à rassurer les opérateurs, tout particulièrement les chiffres mensuels sur l’emploi aux Etats-Unis, qui seront dévoilés vendredi.

Dans l’actualité des valeurs françaises, le domaine du luxe fait la course en tête avec Kering à +2,5% et Hermès à +2,3%.

Eurofins Scientific (stable) fait part du lancement de kits RT PCR pour la détection rapide du B.1.1.529, la nouvelle variante dite ‘Omicron’ identifiée en Afrique australe, et caractérisée par un nombre spécialement élevé de mutations de la protéine spike.

Faurecia (-7%) annonce ajuster sa guidance 2021, visant dorénavant des ventes entre 15 et 15,5 milliards pour l’euros (et aussi pour l’environ 15,5 milliards), ainsi qu’une marge opérationnelle pour l’environ 5,5% des ventes (et aussi entre 6 et 6,2%).

TotalEnergies (+1,8%) fait part de la mise en service de sa plus grande centrale photovoltaïque en France, pour l’une capacité de 55 mégawatts (MW). Située au nord-est de Gien (Loiret), elle est composée de 126.000 panneaux installés sur un terrain de 75 hectares.

Dernière minute : Jack Dorsey, le boss de Twitter vient pour l’annoncer qu’il quitterait la direction de son société, le titre bondit de +11% en préouverture… mais il demeure suspendu de cotations pour l’instant.

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