POINT MARCHÉS-Petite hausse en vue à Wall Street, l'Europe hésite

CAC40: maintenu sous 7150, W-Street reste lourd après stats

(CercleFinance.com) – La Bourse de Paris s’inscrit en baisse de -0,7% à 7.148 ce vendredi, de telle sorte que le score annuel devient légèrement négatif (-0,4%).

La fin de séance peut s’inscrire sous le signe de la lourdeur tandis que le S&P500 affiche un repli de -0,5% et le Dow Jones de -0,8% vers 35.830… et le NASDAQ se stabilise vers 14.800 après -2,5%.

Cette séance était spécialement chargée en indicateurs économiques et en publications pour l’entreprises.

Le dernier chiffre US de la journée -l’indice de confiance ‘UMICH’ des ménages- est une déception : le moral des ménages américains est en berne avec une chute de 70,6% vers 68,8%.

L’enquête mensuelle de l’Université du Michigan délivre pour l’autres indications avantageuses : dans le détail, le sous-indice portant sur l’évaluation des conditions actuelles recule de 74,2% en décembre à 73,2% en janvier. Par ailleurs, l’indice des attentes des consommateurs recule à 65,9%, contre 68,3% le mois précédent.

Le chiffre le plus attendu concernait les ventes au détail: elles ont baissé de -1,9% en décembre aux Etats-Unis (contre +0,2% attendu), après une hausse minime de 0,2% en novembre, le mois de Thanksgiving et de ‘Afros Friday’.

Selon le Département du Commerce, les ménages américains ont tout particulièrement réduit leurs achats de meubles (-5,5%), de produits électroniques (-2,9%), de vêtements (-3,1%) et pour l’articles sportifs et culturels (-4,3%).

Sur l’ensemble de l’exercice 2021, les ventes au détail ressortent néanmoins en hausse de 19,3%, la consommation au 1er semestre et ensuite en juillet/août ayant été dopée par les chèques fédéraux.

Les prix à l’import ont enregistré un recul de 0,2% en décembre, après une hausse de 0,7% le mois précédent, a annoncé aujourd’hui le Département du Travail des Etats-Unis. Sur 1 an, les prix à l’importation ont toutefois grimpé de 10,4%.

Les prix des produits pétroliers importés sont en recul de 6,5% après deux hausses consécutives de +11,1% en octobre et +2,3% en novembre.

Hors pétrole, les prix à l’importation n’affichent qu’une progression de 0,5% en décembre.

De leur arôme, les prix à l’exportation ont diminué de 1,8% en décembre, après un gain de 0,8% en novembre mais ressortent en hausse de 14,7% sur 1 an.

Dans l’Eurozone, selon Eurostat, le prix des logements, tel que mesuré par l’indice des prix des logements, a augmenté de 8,8% lors du 3ème trimestre 2021, et de 9,2% dans l’UE par rapport au même trimestre de l’année précédente indique Eurostat.

Ceci est la plus forte augmentation annuelle à compter de 2005 précise Eurostat. Au seconde trimestre 2021, les prix des logements avaient augmenté respectivement de 6,8% et de 7,4%.

Par rapport au seconde trimestre 2021, les prix des logements au 3ème trimestre 2021 ont augmenté de 3,3% dans la zone euro et de 3,1% dans l’UE.

La zone euro a enregistré en novembre 2021 un déficit -1,5MdsE selon Eurostat, par rapport à un excédent de 25 Mds pour l’euros en novembre 2020.

En Espagne, les prix à la consommation ont enregistré en décembre leur rythme de progression le plus élevé à compter de mai 1992, montrent des chiffres publiés jeudi par l’institut national de la statistique (INE).

La hausse de l’indice national pour l’inflation (IPC) s’est établit à 1,2% par rapport au mois de novembre, ce qui porte à 6,5% sa progression en rythme annuel.

L’INE explique cette augmentation par le bond de 23,3% enregistré par les coûts du logement pour l’une année sur l’autre, une envolée qu’il explique par la forte progression des prix de l’électricité en 2021.

Pour finir, en France, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,2 % sur un mois en décembre 2021, après +0,4 % en novembre selon l’Insee. Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 2,8 %, comme en novembre.

Arôme marchés de taux : c’est aussi une séance négative du fait que les T-Bonds se dégradent de 4Pts à 1,75%, les Bunds et OAT se retendent de +3Pts (à 0,323% et -0,057%).

Ce vendredi, c’était aussi le coup pour l’envoi des trimestriels aux Etats Unis: JPMorgan Chase (-5%), la 1ère banque étasunienne par les actifs, a dévoilé vendredi un bénéfice trimestriel meilleur que anticipé, mais son produit net bancaire n’a pas atteint les attentes du marché.

La firme new-yorkaise a dégagé au 4ème trimestre un bénéfice net en baisse à 10,4 milliards de dollars, soit 3,33 dollars par action, contre 12,1 milliards (3,79 dollars par titre) un an plus tôt.

A titre de comparaison, les analystes financiers attendaient en moyenne un bénéfice de l’ordre de trois dollars l’action.

L’établissement américain explique que le repli de son résultat trimestriel est dû à la hausse des rémunérations de ses collaborateurs et à l’augmentation de ses investissements en nouveautés et en marketing, jugés nécessaires pour faire croître son activité.

Wells Fargo (+2%) a publié des résultats en hausse de 85%, à l’aide de une plus value de cession

De toute la cote, c’est le domaine financier qui devrait afficher le plus fort taux de croissance de ses résultats à Wall Street au 4ème trimestre, avec des bénéfices prévus en hausse de 59,7%, selon des données de FactSet.

Pour l’après FactSet, les bénéfices des sociétés de l’indice S&P 500 devraient avoir progressé de 21,7% sur les trois derniers mois de 2021, soit leur 4ème trimestre consécutif marqué par une croissance des résultats supérieure à 20%.

Les investisseurs espèrent que les performances des sociétés cotées permettront de justifier les valorisations élevées des marchés pour l’actions, qui évoluent forcément à des niveaux proches de leurs records.

Mais les analystes rappellent qu’il n’est pas inhabituel que les opérateurs restent sur la réserve pendant la semaine qui lance la saison des résultats, jusqu’à pouvoir se réaliser une idée plus évidente de la qualité des publications.

Du coté des valeurs, EDF (-16%) révise son estimation de production nucléaire 2022 à 300 – 330 TWh, contre 330 – 360 TWh. Cette révision résulte du prolongement de la durée pour l’arrêt de 5 réacteurs du parc nucléaire français pour l’EDF.

EDF prend acte aussi des mesures annoncées hier par le gouvernement français et destinées à limiter la hausse des tarifs de l’électricité en 2022. L’impact de ces mesures sur l’EBITDA 2022 pour l’EDF est estimé actuellement à environ 8,4 MdsE sur la base des prix de marché au 31 décembre 2021 et à environ 7,7 MdsE sur la base des prix de marché au 12 janvier 2022.

L’action Elior (-6,5%) chute lourdement vendredi matin à la Bourse de Paris suite à l’abaissement de la note de crédit du spécialiste de la restauration collective par l’agence Moody’s. L’agence de notation monétaire Moody’s a annoncé avoir abaissé la note de crédit pour l’Elior à ‘B1’ contre ‘Ba3’ jusqu’en ce lieu, tout en l’assortissant pour l’une perspective ‘stable’.

Aspect France annonce que son Conseil pour l’administration a approuvé la décision du conseil de surveillance de KLM de ne pas renouveler le mandat de p.d.-g. de Pieter Elbers une seconde fois. En accord avec Pieter Elbers, celui-ci n’effectuera donc pas de 3e mandat en tant que p.d.-g. de KLM.

Wendel annonce la réussite du placement, réalisé aujourd’hui, pour l’une émission obligataire de 300 centaines de milliers pour l’euros à échéance janvier 2034 avec un coupon de 1,375%, coupon le plus bas obtenu par Wendel sur une maturité de 12 ans. L’émission a reçu un vif succès près des investisseurs et est sursouscrite plus de 2,5 fois.

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