CAC40 : encore en repli de -0,4% pour ces '3 sorcières'

CAC40: ne s'effrite que de 0,3% malgré un pétrole à +7,5%

(CercleFinance.com) – La bourse de Paris (-0,4% à 6.565) s’avère prendre le temps de digérer les 4% de hausse de la veille, une envolée survenue à un moment spécialement opportun puisqu’à 48H de la séance des ‘4 sorcières’, la perte sur le contrat ‘mars’ du CAC40 se trouve réduite à un gros -5% contre -15% uniquement 10 jours auparavant.

Le CAC40 qui s’en sort surtout bien ce jeudi car l’Euro-Stoxx50 lâche plus de 1,1% et le DAX40 -1,4%.

L’un des facteurs qui risque de peser sur les cours ces prochaines heures, c’est le rebond de +7,5% du baril de ‘Brent’ et de ‘WTI’ (à 105,3 et 102$ respectivement), ce qui peut raviver les craintes de récession en Europe

A Wall Street, les indices consolident la spectaculaire hausse des 90 dernières minutes de la séance du 16/03 (+3,3% pour le Nasdaq sans la moindre ‘respiration’): le Dow Jones cède -0,3%, le S&P500 -0,2%, le Nasdaq -0,4%.

Les chiffres US de la journée impactent peu les cours : après une hausse de 1,4% en janvier, la réalisation industrielle us a encore augmenté de 0,5% le mois dernier, selon la Réserve fédérale, une croissance globalement aux normes à celle que les économistes espéraient en moyenne.

La Fed accentue que la réalisation se dévoile supérieure de 7,5% à son niveau de février 2020. Le taux pour l’utilisation des capacités industrielles s’est amélioré de 0,3 point à 77,6%, niveau toutefois inférieur de 1,9 point à sa moyenne de long terme.

Les mises en chantier de logements se sont redressées de 6,8% en données CVS le mois dernier aux États-Unis, à 1.769.000 en rythme annualisé, un niveau nettement supérieur au consensus.

Pour l’après le Département du Commerce, le nombre de permis de construire de logements américains, censé préfigurer les mises en chantier futures, a par contre reculé de 1,9% à 1.859.000 en février, un niveau assez près toutefois de l’estimation moyenne des économistes.

La croissance de l’activité manufacturière accélère dans le nord-est des Etats-Unis en mars, pour l’après l’indice ‘Philly Fed’ qui ressort à 27,4 ce mois-ci contre 16 au mois de février, tandis que les économistes en prévoyaient en moyenne un léger tassement.

Pour rappel, le ‘Philly Fed’ est l’un des premiers indicateurs mensuels avancés permettant de se réaliser une idée sur la santé du domaine manufacturier américain. Un chiffre supérieur à null traduit une croissance de l’activité manufacturière dans la région.

Sur le front géopolitique, les opérations militaires se poursuivent en Ukraine avec des bombardement signalés dans la nuit à Tchernihiv, Kharkiv et Zaporijia mais Marioupol reste assiégée.

Tandis que l’UE a récemment adopté un 4e train de sanctions à l’égard de Moscou, la perspective pour l’un défaut de paiement de la Russie devient devenu concrète. Pas de quoi faire trembler Vladimir Poutine qui poursuit son bras de fer avec l’occident et a autorisé le remboursement des dettes en roubles (117Mns$ ce mercredi).

L’UE s’est aussi illustrée hier en parvenant à raccorder le réseau électrique ukrainien au réseau communautaire. Si l’opération était prévue de longue date, elle est accélérée par le conflit et prend un sens nouveau à partir de que les Russes ont pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia, qui fournit une très large part de l’électricité du pays.

Hier soir, les investisseurs attendaient avec avantage l’issue de la réunion de travail du comité de politique monétaire de la Fed. Sans surprise, la banque centrale a relevé de 25 points de base ses taux pour l’intérêts clés, fixant ainsi la fourchette-cible des Fed Funds à entre 0,25 et 0,50%.

‘Dans le même temps, la Réserve fédérale a laissé entrevoir toute une série de nouvelles hausses de taux et annoncé entamer la réduction de son portefeuille de titres lors pour l’une prochaine réunion de travail’, accentue Commerzbank.

De ce arôme de l’Atlantique, les derniers chiffres de l’inflation dans la zone euro sont ressortis conformes aux attentes.

Outre-Manche, le comité de politique monétaire de la Banque pour l’Angleterre a voté une nouvelle hausse de 25Pts à 0,75% mais laisse entrevoir un ralentissement du rythme des tour de vis compte tenu pour l’un futur plus incertain.

L’Euro poursuit son redressement face au Dollar, à 1,1060 (+0,4%) et l’un des ‘faits marquants’ ce jeudi, c’est le net rebond su prix du pétrole qui gagne plus de 4% à Londres et à New-York (à 105,3$ et 102$ respectivement).

Dans l’actualité des valeurs, Veolia propose un dividende en hausse de 43% à un euro par action au titre de 2021, à l’occasion de la publication pour l’un BNPA courant doublé à 1,45 euro et pour l’un EBIT courant en croissance (à changes constants) de 42% à 1,77 milliard.

EDF annonce avoir conclu des lignes de crédit bilatérales avec neuf banques pour un montant total de 10,25 milliards pour l’euros (dont une section en dollars), lignes pour l’une maturité de trois ans et ne comportant pas de pénalité de remboursement anticipé.

Pour finir, selon des informations de BFM Business, Airbus s’intéresserait à la division cybersécurité pour l’Atos. L’avionneur souhaiterait ainsi développer ses activités dans le digital et développer de nouveau métier dans sa division Defense & Space, indique la chaîne.

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