Clôture hésitante en Europe, Wall Street se redresse

Clôture hésitante en Europe, Wall Street se redresse

LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN ORDRE DISPERSÉ

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont achevé en ordre dispersé vendredi et Wall Street effaçait ses pertes en milieu de séance après la déception suscitée par les publications pour l’Apple et pour l’Amazon, sur fond de craintes persistantes liées à l’inflation.

À Paris, le CAC 40, qui a perdu jusqu’à 0,8%, a fini en hausse de 0,38% à 6.830,34 points. Le Footsie britannique a abandonné 0,16% et le Dax allemand a cédé 0,05%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,39%, le FTSEurofirst 300 de 0,07% et le Stoxx 600 de 0,07%.

Ce dernier affiche un gain de 4,5% en octobre, sa meilleure performance mensuelle à compter de mars, soutenu par la bonne saison des résultats pour l’entreprises jusqu’à présent.

Après avoir ouvert en baisse, Wall Street effaçait ses pertes au moment de la clôture européenne, les investisseurs semblant se remettre peu à peu des déceptions sur Apple et Amazon.

Le premier reculait de 2,2% et le deuxième de 2,7% au lendemain de la présentation de leurs résultats et prévisions, marqués par les tensions sur les chaînes pour l’approvisionnement.

Les statistiques de la journée ont montré que l’inflation dans la zone euro avait accéléré plus que anticipé en octobre pour atteindre 4,1%, soit plus du double de l’objectif de la Banque centrale européenne, renforçant les anticipations du marché sur un resserrement monétaire de la BCE, pour l’autant que sa présidente, Christine Lagarde, n’est pas parvenue à rassurer jeudi.

“Les attentes du marché sur une hausse de taux en 2022 sont incompatibles avec les intentions de la BCE et Christine Lagarde n’a pas repoussé ces anticipations autant que le marché l’exigeait”, ont déclaré les analystes de Rabobank dans une note.

Robert Holzmann, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré vendredi que la banque centrale devait demeurer flexible en terme de politique monétaire l’an prochain en raison des incertitudes persistantes sur l’évolution de l’inflation.

En zone euro, la croissance économique est ressortie au-dessus des attentes à 2,2% au 3ème trimestre, son rythme le plus élevé à compter de un an. [L8N2RP3PO]

VALEURS EN EUROPE

EssilorLuxottica a gagné 3,49%, en tête du CAC 40, après avoir relevé ses prévisions financières pour 2021.

BNP, Daimler, Safran, Ubisoft et TF1 ont pris de 0,76% à 6,99% après leurs publications.

Mais Saint-Gobain (-2,18%) ou bien encore Caixabank (-4,24%) reculent après les leurs.

TAUX

Les rendements obligataires dans la zone euro ont atteint des plus hauts après l’annonce pour l’une inflation supérieure aux attentes, les collaborateurs du marché estimant que la BCE aura à relever ses taux dès 2022 face à la flambée des prix.

“Les investisseurs ne croient en toute simplicité pas ce que affirmé la BCE. Avec des anticipations pour l’inflation qui s’emballent, les marchés parient que la banque centrale sera obligée de lever le pied plus tôt, pour l’abord en réduisant ses achats pour l’actifs, et ensuite en procédant à de petites hausses de taux”, a déclaré Marios Hadjikyriacos, analyste chez XM.

Le rendement du Bund allemand à dix ans a atteint un pic à compter de mai 2019 à -0,064% avant de retourner vers -0,1% et son équivalent français est monté au précédemment en cinq mois à 0,308%.

Sur le marché américain, le rendement des Treasuries à dix ans est stable à 1,5627% après avoir atteint son précédemment de la journée à 1,619% en réaction à l’annonce pour l’un indice des prix “core PCE” forcément élevé aux Etats-Unis, à +3,6% sur un an.

CHANGES

L’euro recule sous 1,16 dollar après avoir frôlé la veille 1,17 pour la 1ère fois en un mois lors de la conférence de presse de Christine Lagarde, qui a reconnu que l’inflation resterait élevée plus longtemps que anticipé mais sans calmer les craintes du marché sur une hausse de taux l’an prochain.

Le dollar avance pour l’environ 0,9% face à un panier de devises de référence.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est assez stable et s’achemine vers sa 1ère baisse hebdomadaire à compter de le mois pour l’août, la semaine ayant été dominée par l’augmentation des stocks de brut aux Etats-Unis et l’annonce par Téhéran de la reprise de discussions directes entre l’Iran et l’Occident pour l’en ce lieu fin novembre.

Le Brent se traite à 84,41 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 83,15 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Bertrand Boucey)

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