Paris : léger repli avant les statistiques et résultats US

JPMorgan anticipe une récession dans la zone euro en raison de la crise du gaz

LONDRES, 27 juillet (Reuters) – La crise gazière qui se
profile dans la zone euro et le retour de l’instabilité
politique en Italie vont vous immerger le bloc communautaire dans une
légère récession en fin pour l’année et début pour l’année prochaine,
pense JP Morgan dans une note publiée mercredi.

Les économistes de la banque ont revu à la baisse leurs
projections. Ils prévoient dorénavant que la croissance du PIB de
la zone euro ralentira à 0,5% ce trimestre, et ensuite se contractera
de 0,5% au 4ème trimestre de cette saison et au premier
trimestre de l’année prochaine.

Deux trimestres consécutifs de contraction s’avèrent être la
définition traditionnelle de la récession.

« Nos nouvelles prévisions tablent sur un prix du gaz de 150
euros/MWh », a mentionné la banque dans sa note, ajoutant que,
combiné à des tensions politiques comme en Italie, cela peut
conduire à une baisse de 2% du PIB de la zone euro.

Les prix élevés du gaz feraient aussi grimper
l’inflation globale de 1,2 point de pourcentage à court terme,
quand bien même elle baisserait à nouveau l’année prochaine en raison de
la réaction négative de l’économie et limiterait ainsi le rythme
de relèvement des taux par la BCE.

« Nous nous attendons à ce que la BCE procède à une nouvelle
hausse de 50 points de base pour l’en ce lieu la fin de l’année », a déclaré
JPMorgan, réduisant ainsi sa prévision précédente pour l’une hausse
de 75pb en trois étapes.

« Nous prévoyons à présent 25pb en sept. et 25pb en
octobre », a déclaré la banque nord-américaine, supprimant une hausse
supplémentaire de 25pb anticipée pour décembre.

JPMorgan a déclaré que sa nouvelle prévision de prix de base
du gaz de 150 euros/MWh nécessitait à tous les coups que les flux de
gaz passant par le principal gazoduc européen Nord Stream 1 se
maintiennent à environ 40% des niveaux normaux.

« Le soucis le plus important concerne les décennies 2024 et
suivantes », a estimé JPMorgan. « Le niveau du PIB sera plus
faible et le chômage plus élevé, ce qui plaide pour une poussée
déflationniste. »

(Reportage Marc Jones, version française Augustin Turpin, édité
par Pantalon en jean-Stéphane Brosse)

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