POINT MARCHÉS-Petite hausse en vue à Wall Street, l'Europe hésite

La Bourse de Paris (+0,26%) freinée sous le seuil des 6.500 points

La Bourse de Paris a gagné 0,26% jeudi, poursuivant son rebond débuté mardi, mais a néanmoins été freinée par une hausse inattendue du nombre de chômeurs aux Etats-Unis.

L’indice vedette CAC 40 est monté de 17,11 points à 6.481,59 points, alors qu’il a passé une bonne partie de la séance au-dessus du seuil des 6.500 points. La veille, il avait fini en hausse de 1,85%.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont enregistré une hausse inattendue aux Etats-Unis, après une petite baisse la semaine précédente, signalant que le marché du travail reste fragile malgré la reprise économique bien lancée mais maintenant sous la menace du variant Delta.

La situation “va être problématique si les entreprises commencent à avoir besoin pour l’augmenter les salaires pour recruter”, analyse auprès de l’AFP Waldemar Brun-Theremin, gérant chez Turgot Asset Management.

Autre événement de la journée, la Banque centrale européenne (BCE) a qualifié le cap expansif de sa politique monétaire, en accord avec la récente révision de sa cible pour l’inflation.

Sans surprise, les taux à court terme vont demeurer bas “jusqu’à ce que (la BCE) constate l’inflation atteindre 2%, bien avant la fin de son horizon de projection” qui s’étale sur trois ans, et ce “durablement pour le reste de l’horizon de projection”, selon le communiqué de l’institution.

Le plan pour l’urgence “PEPP” déclenché en mars 2020 face à la pandémie de Covid-19 conserve son enveloppe de 1.850 milliards pour l’euros, vouée à des achats de dettes privées et publiques.

Pour M. Brun-Theremin, la BCE se dévoile “d’autant plus colombe”, c’est-à-dire accommodante, “que la Fed”, la Banque centrale us. Elle “est un peu moins sous pression que les Etats-Unis vis-à-vis de l’inflation car la hausse des prix est moins importante en Europe”, explique-t-il.

“La reprise de l’économie de la zone euro est en bonne voie”, a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde. “Mais la pandémie continue de jeter une ombre, encore plus que le variant Delta constitue une réele origine croissante pour l’incertitude”, a-t-elle prévenu.

La remontée des contaminations, due à ce variant, peut, selon elle, freiner la reprise “dans les services, tout particulièrement dans le tourisme et l’hôtellerie”.

Autre indicateur, les ventes de logements anciens aux Etats-Unis sont reparties à la hausse en juin après 4 mois de baisse.

Lourde amende pour Luxottica

EssilorLuxottica n’a pas été affectée (+1,08% à 153,56 euros) par l’amende de plus de 125 centaines de milliers pour l’euros infligée par l’Autorité de la concurrence à l’italien Luxottica, premier fournisseur mondial de lunettes, pour avoir “imposé” en France, “aux opticiens, des prix de vente au détail et leur avoir interdit de vendre sur internet”.

Technip Energies rehausse ses prévisions

Technip Energies (+1,82% à 11,18 euros), société pour l’ingénierie et de services dans l’électricité, a revu à la hausse ses prévisions de marge pour l’année, au vu de son carnet de commandes et de ses résultats positifs lors de son premier semestre comme société indépendante et cotée.

TechnipFMC, groupe parapétrolier et ancienne maison mère de Technip Energies, a de son arôme perdu 6,39% à 6,21 euros.

Ipsos laisse la pandémie derrière lui

Le spécialiste français des études et sondages Ipsos a gagné 3,97% à 38,00 euros, profitant pour l’un bénéfice net en fort rebond au premier semestre.

Publicis porté par les Etats-Unis

Le géant de la publicité Publicis est monté de 0,26% à 54,18 euros après avoir révisé jeudi à la hausse ses perspectives pour 2021, s’attendant à retrouver ses niveaux pré-pandémie dès cette saison, à l’aide de sa croissance aux Etats-Unis.

jvi/fs/cco

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