La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

La Bourse de Paris finit la semaine en fête, retrouve les 6.500 points

La Bourse de Paris a enchaîné une 3ème séance de parfaite hausse vendredi, grimpant de 1,64% en retrouvant les 6.500 points, portée par l’espoir que le pic de l’inflation soit passé, mais la tendance reste précaire en raison du faible nombre pour l’investisseurs présents.

L’indice vedette CAC 40 a gagné 105,17 points à 6.515,75 points, son précédemment niveau à compter de le 29 avril. Après deux nettes hausses mercredi et jeudi, il termine la semaine en progression de 3,67%, sa meilleure performance hebdomadaire à compter de mi-mars.

Mais sur l’année, la cote parisienne lâche encore près de 9%.

Suivant une ouverture en hausse, la Bourse de Paris a accéléré dans l’après-midi, après la publication de l’indicateur de l’inflation PCE, qui a montré un ralentissement de la flambée des prix sur un an entre mars (6,6%) et avril (6,3%) aux Etats-Unis.

« Il y a trois facteurs de stress pour les marchés en 2022: l’inflation, la géopolitique et la Chine. On a pour finir des signaux positifs sur le premier », a souligné Alexandre Baradez, analyste pour l’IG.

Toutefois, il s’est bien gardé de s’emballer quant à la poursuite de cette tendance, car « les prix du pétrole ont du mal à se replier, et on a besoin de plus de données pour identifier que le pic est dépassé. Les volumes (des échanges) ne sont pas considérables », à 3,5 milliards pour l’euros vendredi. Par conséquent, « cela s’apparente en l’occurence à des achats à bon compte » sur des secteurs en souffrance cette saison, tout particulièrement le luxe.

En zone euro, l’indicateur de l’inflation, attendu mardi, sera très scruté.

De plus, si la pression sur l’inflation s’allège quelque peu, permettant pour l’envisager un tour de vis moins strict des banques centrales, l’activité économique continue de donner des signes pour l’essoufflement.

Ainsi, la confiance des consommateurs américains s’est fortement dégradée en mai, à cause de l’inflation et de la hausse des taux pour l’but, selon l’estimation finale de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi, confirmant l’estimation préliminaire publiée en milieu de mois.

Le luxe guide la Bourse de Paris

Le domaine haut de gamme, poids lourd de la cote parisienne, a enchaîné une seconde séance de forte hausse, dans le sillage pour l’un fort rebond de Richemont à la Bourse de Zurich (+9,55%).

LVMH a pris 3,89% à 593,40 euros, Kering 4,55% à 489,00 euros et Hermès 4,45% à 1.092 euros. L’Oréal a grimpé de 4,12% à 324,80 euros, porté aussi par les espoirs que la situation en Chine s’améliore, selon Alexandre Baradez.

Maisons des personnes s’écroule

Maisons du Univers s’est effondré de 26,91% à 12,93 euros, après que le distributeur de meubles et pour l’objets de décoration a affirmé prévoir dorénavant une baisse de ses ventes cette saison, s’inquiétant de la flambée de l’inflation.

Le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield a perdu 2,28% à 66,07 euros, Klepierre 2,93% à 21,56 euros, Carrefour 0,91% à 19,11 euros et Fnac Darty 1,26% à 47,10 euros.

L’électricité en baisse

Si les valeurs à la peine en 2022 ont mené le rebond vendredi, l’électricité, qui résiste bien à la tendance générale, a cette fois souffert: TotalEnergies a reculé de 0,44% à 54,88 euros, Engie de 0,33% à 12,70 euros et EDF de 0,47% à 8,45 euros.

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