La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

La Bourse de Paris rebondit mais sans euphorie

La Bourse de Paris a accompli en hausse de 0,59% jeudi, rebondissant après deux séances de baisse qui ont incité les investisseurs à retourner sur le marché, et des chiffres meilleurs qu’attendu sur la consommation us.

L’indice vedette CAC 40 a accompli en progression de 38,97 points à 6.622,59 points. La veille, il avait cédé 1,04%.

“On aperçoit que les petites baisses sont mises à profit par les acheteurs: on ne baisse pas bien longtemps, car on a forcément des flux et des liquidités qui requièrent à être investis”, pense Alexandre Neuvy, gérant privé à Amplegest.

Selon lui, “tous les ingrédients étaient réunis”, pour le rebond, avec “la bonne clôture des marchés américains” mercredi, les séances précédentes de baisse, ainsi que “les bons chiffres américains de la journée”, tout particulièrement les ventes au détail qui ont progressé en août (+0,7%) tandis que le consensus s’attendait à un repli.

La mobile parisienne s’est un peu effritée après l’ouverture de Wall Street, moment où le CAC 40 avait culminé au-dessus des 6.660 points. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq étaient tous les trois en parfaite baisse.

“L’environnement macro-économique se dégrade à compter de quelque temps, on n’est plus dans une période pour l’accélération de la croissance”, commente M. Neuvy, soulignant tout particulièrement la situation en Chine, où la consommation faiblit et les inquiétudes sur la solvabilité du géant de l’immobilier Evergrande s’accroissent. “C’était la locomotive de la croissance mondiale, et si elle ralentit, tous les wagons vont freiner.”

Dans cet environnement davantage troublé, les investisseurs ne sont pas incités à prendre des risques, encore moins à une semaine de la réunion de travail du comité monétaire de la réserve fédérale us.

Celle-là doit annoncer le début de sa politique de réduction des rachats pour l’actifs, qui a contribué au rebond des marchés à compter de un an et demi. “Les investisseurs se retrouvent en situation de spéculer sur cette décision”, la Fed n’ayant pas tenu “de règles précises” pour pouvoir prévoir ses décisions, a noté devant des journalistes Christophe Donay, chef stratégiste et responsable de l’allocation pour l’actifs et de la recherche macroéconomique de Pictet Wealth Management.

Vivendi veut croquer Lagardère

L’action Lagardère s’est envolée de 19,45% à 23,28 euros, au lendemain pour l’une annonce du géant des médias Vivendi, qui compte lancer une OPA sur le groupe Lagardère, en plus du rachat des parts (18%) du fonds Amber Capital.

Vivendi a accompli de son arôme en progression de 0,57% à 31,89 euros.

L’aérien survole le CAC

Les valeurs du domaine aéronautique ont occupé le haut de la place parisienne, dans le sillage de la compagnie aérienne Ryanair qui “a annoncé l’augmentation de son objectif de croissance de passagers sur cinq ans, pour atteindre 225 centaines de milliers, soit une hausse de 50% par rapport à ses niveaux de 2019”, relève l’analyste de CMC Markets Michael Hewson.

Sur le CAC 40, Safran a progressé de 2,21% à 104,62 euros, Airbus de 2,24% à 114,88 euros. Aspect France KLM a gagné 1,81% à 3,82 euros et Aéroports de Paris 1,34% à 98,20 euros.

Thales peu inquiet

Thales (-0,37% à 81,58 euros) a qualifié ses objectifs financiers en dépit de la rupture par l’Australie du contrat pour la fourniture par la France de 12 sous-marins dans lequel l’électronicien de défense était impliqué.

Conséquence pour l’un vaste partenariat de sécurité scellé entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, Canberra a annoncé rompre le contrat-cadre de 31 milliards pour l’euros qui liait l’Australie au français Naval Group, dont Thales est actionnaire au niveau de 35%.

fs/kd/eb

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