La nervosité et l'incertitude dominent

La nervosité et l'incertitude dominent

Photo du Palais Brogniard, ancienne Bourse de Paris

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street est demandée sans grand renouvellement mais les Bourses européennes reculent légèrement à mi-séance jeudi, en attendant les jobs de politique monétaire des grandes banques centrales la semaine prochaine avec en toile de fond les craintes de récession.

Les contrats à terme signalent un gain de 0,09% pour le Dow Jones, de 0,21% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,22% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,05% à 6.657,57 vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,28% et à Londres, le FTSE abandonne 0,13%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,31%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,15% et le Stoxx 600, au plus bas à partir de deux semaines, perd 0,28%.

Celui-ci est en baisse pour la cinquième séance pour l’affilée, illustration de la nervosité des investisseurs à l’approche des décisions de la Réserve fédérale, de la Banque centrale européenne et de la Banque pour l’Angleterre sur leurs taux la semaine prochaine.

L’attention des investisseurs se porte aussi sur les chiffres mensuels de l’inflation nord-américaine qui seront publiés mardi, à la veille des jobs de la Fed.

« L’incertitude sur les perspectives pour l’inflation suggère qu’il y a un risque élevé que le Comité de la Fed maintienne sa politique à un niveau restrictif plus longtemps, entraînant l’économie dans un ralentissement plus marqué », a déclaré Carol Kong, stratégiste chez Commonwealth Bank of Australia. « Le FOMC peut ralentir le rythme des hausses de taux à 50 points de base la semaine prochaine, mais à moins que l’inflation ne décélère de façon constante, les risques à la hausse pour la politique du FOMC demeurent. »

VALEURS EN EUROPE

En Bourse, le domaine européen de la force s’adjuge 0,79% et celui des ressources de base 0,66% avec l’espoir reliée à la réouverture en Chine. A Paris, ArcelorMittal gagne 2,26% et TotalEnergies 1,36%.

La compagnie Ryanair gagne 1,32% après l’annonce de la prolongation du mandat du directeur général, Michael O’Leary, jusqu’en 2028.

British American Tobacco cède 2,40%, le géant mondial de la cigarette ayant annoncé s’attendre à une augmentation de ses coûts financiers lors de l’exercice 2022 avec la hausse des taux pour l’but dans le univers et de la vigueur du dollar.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain remontent après avoir reculé mercredi à la perspective pour l’une diminution de la hausse des taux de la Fed dès la semaine prochaine.

Celui des Treasuries à dix ans gagne près de 4 points de base à 3,4438% au lendemain pour l’un creux à partir de la mi-septembre à 3,402%.

Les mouvements sur le marché obligataire européen sont limités: le dix ans allemand tourne autour de 1,778% et le français de 2,242%.

CHANGES

Le dollar avance de 0,19% face à un panier de devises de référence avec la remontée des rendements obligataires américains et l’euro recule juste en dessous de 1,05.

PÉTROLE

Le marché du pétrole rebondit après 4 séances dans le de couleur rouge à l’aide de l’espoir que l’assouplissement de la politique anti-COVID en Chine relancera la demande.

Le Brent gagne 0,48% à 77,54 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,72% à 72,53 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *