POINT MARCHÉS-Une nouvelle séance prudente se profile en Europe (actualisé)

Le CAC 40 conclut au zénith le meilleur mois juillet en 25 ans

Le Palais Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris (crédit photo : Adobe Stock)

(CercleFinance.com) – Le mois de juillet se termine en apothéose, avec un CAC40 qui s’envole de +1,6% vers 6.450, dans le sillage des valeurs du luxe (Hermès gagne 7%) et ensuite de Cap Gemini (+8%).

La Bourse de Paris engrange +7% au mois de juillet, un mois boursier traditionnellement favorable mais qui s’impose comme le meilleur à partir de 1997 et 2009: il s’agit donc de ‘la performance de la décennie’: en toute simplicité exceptionnel, surtout vu le contexte.

La baisse annuelle du CAC40 repasse sous la barre des 10% (le S&P500 affiche encore -14%, le DAX -15,4%: une fois de plus, le ‘luxe’ fait une vraie différence.

Les ‘chiffres de la journée’, eux, n’incitent particulièrement pas à l’euphorie: le PIB de l’Allemagne est resté inchangé (0,0%) au seconde trimestre 2022 par rapport au premier, selon les données ajustées des variations de prix, saisonnières et calendaires de Destatis, tandis que Commerzbank espérait une croissance de 0,1%.

‘Après un début pour l’année brillant (+0,8% au premier trimestre, chiffre révisé pour l’une estimation précédente qui était de +0,2%), la croissance économique s’est arrêtée, sans amélioration en vue’, constate la banque, pour qui le risque de récession augmente.

‘L’inflation élevée et les craintes pour l’une crise du gaz ont fait chuter la confiance des consommateurs et des entreprises. L’évolution réelle de l’économie est fonction au final avant tout de l’approvisionnement en gaz par Poutine’, poursuit-elle.

La PIB de la zone euro pour le seconde trimestre (corrigé des variations saisonnières) a augmenté de 0,7% dans la zone euro et de 0,6% dans l’UE, par rapport au trimestre précédent, selon l’estimation rapide préliminaire pour l’Eurostat: le score est amélioré par la hausse surprise de +1% du PIB italien.

Mais attention, l’inflation en Espagne bat un record à +10,8%, pire que les 10% anticipés.

L’inflation s’établit à près de 9% en moyenne dans l’Eurozone (à 8,9% contre 8,6% en juin) et aux Etats Unis, la hausse annualisée de l’indice des prix PCE s’est accru à +6,8% en données totales, elle est de +4,8% hors énergie et alimentation (contre 4,7% attendu): pas de signe de plafonnement ou pour l’inflexion à la baisse comme plusieurs l’espéraient.

Avec la flambée de prix, les ménage s’empressent pour l’acheter ce qui risque de valoir plus cher ces prochains mois: les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 1,1% en juin par rapport au mois précédent aux Etats-Unis, pour l’après le Département du Commerce, déjouant une anticipation de +0,8%.

De leur arôme, les revenus des ménages se sont accrus de 0,6%, les coûts salariaux progressent de +1,3% (plus fortement que les 1,1% attendus).

L’annonce, hier, pour l’un repli de 0,9% du PIB américain au seconde trimestre a rendu perplexe beaucoup pour l’intervenants, en renforçant l’intrigue pour l’une récession mais en ouvrant aussi la voie à un éventuel assouplissement de la part de la Fed: le ‘PCE’ publié ce vendredi ne va pas dans ce sens.

La tendance sur les places boursières occidentales reste en fait soutenue par les trimestriels, et la flambée du titre Amazon (+11%) en réaction à ses trimestriels et après avoir revu à la hausse ses objectifs annuels

Sur les marchés obligataires, les rendements se retendent de +9Pts sur nos OAT à 1,4600% et sur les Bunds (à 0,8900%).

La bonne surprise provient des BTP italiens qui se détendent de -5Pts à 3,21% : le ‘spread’ avec l’Allemagne se contracte vers +230Pts de base contre 250 en début de semaine.

L’Euro fait le yo-yo: il retombe vers 1,0145 après s’être redressé vivement vers 1,0250 ce matin.

Hier soir, Apple a dévoilé des ventes pour l’iPhone et pour l’iPad meilleures que anticipé, en dépit des problèmes pour l’approvisionnement contemporains et des confinements en Chine.

Du coté des valeurs en France, Aspect France-KLM a annoncé vendredi avoir renoué avec les profits au seconde trimestre. La compagnie indique avoir dégagé un bénéfice net de 324 centaines de milliers pour l’euros sur la période avril-juin, contre une perte de quasiment 1,5 milliard pour l’euros sur le seconde trimestre 2021.

BNP Paribas a réalisé un résultat net part du Groupe de 5 285 centaines de milliers pour l’euros au premier semestre 2022, en hausse de 13,0% par rapport au premier semestre 2021. Hors éléments exceptionnels, il s’établit à 5 409 centaines de milliers pour l’euros en progression de 26,4%.

Engie publie un résultat net récurrent (RNR) part du groupe des activités poursuivies de 3,2 milliards pour l’euros pour le premier semestre 2022, contre 1,3 milliard au 30 juin 2021, à l’aide de la forte croissance de l’EBIT et à la baisse du taux effectif pour l’impôt récurrent.

Hermès International dévoile au titre du premier semestre 2022 , un résultat net part du groupe en hausse de 40% à 1,64 milliard pour l’euros, ainsi qu’une rentabilité opérationnelle courante à son précédemment niveau historique à 42% contre 41% à fin juin 2021.

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