Les actions à la peine avec les "techs", l'inflation inquiète

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LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street est demandée en baisse vendredi à l’ouverture et les Bourses européennes reculent à mi-séance, les publications décevantes pour l’Apple et pour l’Amazon pesant sur la tendance.

La crainte pour l’un resserrement monétaire de la Banque centrale européenne face à l’accélération de l’inflation ravive aussi l’aversion pour le risque des investisseurs et provoque une vive remontée des taux.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en repli de 0,8% pour le Nasdaq, de 0,4% pour le Standard & Poor’s 500, de 0,1% environ pour le Dow Jones.

La Bourse de New York risque de souffrir des résultats et prévisions décevants pour l’Apple et pour l’Amazon, confrontés notamment aux tensions sur les chaînes pour l’approvisionnement.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,34% à 6.780,83 vers 11H45 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,74% et à Londres, le FTSE abandonne 0,29%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,46%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,57% et le Stoxx 600 de 0,43%.

Ce dernier affiche pour l’instant un gain de 4% en octobre, sa meilleure performance mensuelle à compter de mars, soutenu par la bonne saison dans l’ensemble des résultats pour l’entreprises.

Les statistiques de la journée ont montré que l’inflation dans la zone euro a accéléré plus que anticipé en octobre pour atteindre 4,1%, soit plus du double de l’objectif de la Banque centrale européenne, renforçant les anticipations du marché pour l’un resserrement monétaire de la celle-là, pour l’autant que la présidente de l’institution, Christine Lagarde, n’est pas parvenue à rassurer jeudi.

“Les attentes du marché sur un hausse de taux en 2022 sont incompatibles avec les intentions de la BCE et Christine Lagarde n’a pas repoussé ses anticipations autant que le marché l’exigeait”, ont déclaré les analystes de Rabobank dans une note.

Robert Holzmann, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré vendredi que la banque centrale devait demeurer flexible face aux perspectives pour l’inflation incertaines.

En zone euro, la croissance économique est ressortie au-dessus des attentes à 2,2% au 3ème trimestre, son rythme le plus élevé à compter de un an.

Les investisseurs suivront à 12h30 GMT les chiffres mensuels des revenus et dépenses des ménages aux Etats-Unis.

TAUX

La hausse des rendements obligataires dans la zone euro s’accélère après l’annonce pour l’une inflation supérieure aux attentes, les collaborateurs du marché estimant que la BCE aura à relever ses taux dès 2022 face à la flambée des prix.

Le rendement du Bund allemand à dix ans remonte de six points de base à -0,087%, son équivalent français est au un peu avant à compter de mai à 0,286% et celui du BTP italien a atteint un pic de plus pour l’un an, à 1,184%.

Sur le marché américain, le rendement des Treasuries à dix ans prend plus de trois points à 1,6031%.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Amazon et Apple reculent en avant-Bourse de 4,3% et de 3,5% respectivement et pourraient peser sur la tendance, quand bien même Facebook prend 1,0% après avoir dévoilé le nouveau nom du groupe: Meta.

VALEURS EN EUROPE

En réaction aux prévisions pour l’Apple, les fabricants européens de semi-conducteurs reculent: AMS, Infineon, ASML et STMicronelectronics cèdent de 1,43% à 2,08%.

BNP, Daimler, Safran, EssilorLuxottica, TF1 et Ubisoft prennent de 1,37% à 6,45% après leurs publications.

Mais Saint-Gobain (-4,48%) ou bien encore Caixabank (-3,70%) reculent après les leurs.

CHANGES

L’euro recule à 1,1647 dollar après avoir frôlé la veille 1,17 pour la 1ère fois en un mois lors de la conférence de presse de Christine Lagarde qui a reconnu que l’inflation resterait élevée plus longtemps que anticipé mais sans calmer les craintes du marché sur une hausse de taux l’an prochain.

Le dollar avance de 0,21% face à un panier de devises de référence.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte légèrement à la perspective que les pays producteurs de l’Opep+ n’aillent pas au-delà de l’augmentation de 400.000 barils par jour anticipé en décembre.

Le Brent gagne 0,4% à 84,66 dollars le baril tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,29% à 83,05 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

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