Les actions dans le rouge, crainte d'une récession en Europe

Les actions dans le rouge, crainte d'une récession en Europe

Photo pour l’archives pour l’un panneau indiquant Wall Street à l’extérieur de la Bourse à New York

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Wall Street est demandée en baisse lundi et les Bourses européennes, a part Londres, reculent aussi à mi-séance, les craintes pour l’une récession en zone euro ayant pris le pas sur l’optimisme né de l’espoir de nouveaux allègements des restrictions sanitaires en Chine.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,36% pour le Dow Jones, de 0,4% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,27% pour le Nasdaq, en raison tout particulièrement des incertitudes sur l’évolution des taux pour l’but après le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis publié vendredi.

À Paris, le CAC 40 fléchit de 0,53% à 6.706,25 points vers 12h15 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,6%. À Londres, le FTSE prend cependant 0,3% grâce tout particulièrement aux matières premières.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 reflue de 0,17%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,39% et le Stoxx 600 de 0,25%.

Selon des sources, la Chine peut annoncer mercredi dix nouvelles mesures pour l’ajustement dans sa politique de lutte contre l’épidémie de COVID-19, complétant les assouplissements annoncés mi-novembre.

Cette information est toutefois terminée au deuxième plan à mi-séance après la publication de l’enquête de S&P Global près des directeurs pour l’achats qui dévoile que l’activité du domaine privé dans la zone euro a diminué pour le cinquième mois pour l’affilée en novembre avec un indice PMI composite à 47,8.

En Grande-Bretagne, la contraction anticipée au 4ème trimestre paraît se identifier avec un recul pour l’environ 0,4% du PIB au regard pour l’une nouvelle baisse de l’activité du domaine des services en novembre après celle du domaine manufacturier.

Les ventes au détail en zone euro ont en outre reculé un petit peu plus que anticipé en octobre, de 1,8% sur un mois et de 2,7% sur un an.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, le compartiment des ressources de base (+1,69%) affiche la meilleure progression du Stoxx 600 en réaction aux nouvelles en provenance de Chine.

À Londres, les groupes miniers Anglo American, Glencore et Rio Tinto gagnent respectivement 2,30%, 1,36% et 2,61%, tandis qu’à Paris, Eramet avance de 5,20% et ArcelorMittal de 2,24%.

Dans l’actualité des entreprises, Renault prend 1,3% malgré les incertitudes quant à un accord sur son alliance stratégique avec Nissan.

Les valeurs du luxe comme Hermès (-0,39%), Kering (-0,82%) Burberry (-1,155%) ou aussi Richemont (-0,2%) sont pénalisées par les prévisions de HSBC qui s’attend à un ralentissement des ventes du domaine à compter du 4ème trimestre.

Credit Suisse bondit de 4,44% à la faveur de manifestations pour l’but de tierces parties pour un investissement pour l’au minimum un milliard de dollars dans la nouvelle division de banque pour l’investissement du groupe, selon les informations du Wall Street Journal.

Vodafone, lui, prend 0,18% après l’annonce du départ de son directeur général Nick Read.

TAUX

Les rendements obligataires en Europe sont globalement stables malgré les déclarations de deux responsables de la Banque centrale européenne, François Villeroy de Galhau et selon lesquelles il est prématuré pour l’évoquer un « taux terminal » qui constituerait un pic pour le coût du crédit en zone euro.

Le rendement du Bund allemand à dix ans cède environ deux points de base à 1,83% et celui à deux ans un point à 2,10%.

Aux Etats-Unis, les rendements, qui avaient fini en repli vendredi en raison des craintes pour l’une récession, repartent en légère hausse lundi: le dix ans gagnant 1,6 point, à 3,51%, et le deux ans 3,7 points, à 4,31%.

CHANGES

Le dollar reflue de -0,16% face à un panier de devises de référence, son statut pour l’actif refuge souffrant des anticipations pour l’une amélioration de la situation sanitaire en Chine.

L’euro et la bouqin sterling en profitent pour monter à un sommet de plus de cinq mois à respectivement 1,0585 dollar et 1,2345 dollar.

PÉTROLE

Les cours pétroliers bénéficient de l’espoir pour l’une hausse de la demande en Chine et du maintien par l’Opep+ pour l’une baisse de sa production de deux centaines de milliers de barils par jour (bpj), l’entrée en vigueur ce lundi de l’accord du G7 sur le plafonnement du prix du pétrole russe importé par voie maritime n’étant pas perçue comme une surprise.

Le Brent avance de 2,63% à 87,82 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,79% à 82,21 dollars le baril.

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

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