Les actions progressent en attendant l'emploi américain

Les actions progressent en attendant l'emploi américain

LES BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT À MI-SÉANCE

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) – Wall Street est demandée dans le vert et les Bourses européennes progressent à mi-séance vendredi, la perspective de bons chiffres sur l’emploi aux Etats-Unis l’emportant sur les inquiétudes liées à l’inflation, au ralentissement de la croissance et à la guerre en Ukraine.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une progression de 0,44% pour le Dow Jones, de 0,47% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,51% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,56% à 6.697,03 points à 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 0,16% et à Francfort, le Dax avance de 0,34%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,66%, le FTSEurofirst 300 de 0,49% et le Stoxx 600 de 0,55%.

Après avoir enregistré sur janvier-mars leur 1ère baisse trimestrielle à partir de deux ans, les actions européennes entament donc le seconde trimestre sur une note positive malgré la persistance des facteurs qui ont dominé les dernières semaines: les tensions géopolitiques liées à l’Ukraine, le niveau record de l’inflation ou bien encore la remontée des rendements obligataires.

Les Bourses ont ainsi accueilli sans réaction notable la 1ère estimation de l’inflation dans la zone euro en mars, toutefois supérieure aux attentes à 7,5%, un nouveau record.

Le principal rendez-vous de la journée sera à 12h30 GMT la publication du rapport mensuel du département américain du Travail, qui devrait, selon le consensus Reuters, identifier le dynamisme retrouvé de l’emploi aux Etats-Unis mais aussi une accélération de la hausse des salaires, et de ce fait alimenter le polémique sur la trajectoire des taux pour l’objectif de la Réserve fédérale.

L’attente de ces statistiques occulte les résultats définitifs des enquêtes PMI en Europe, qui ne font que identifier le ralentissement de la croissance lié au conflit en Ukraine et à la hausse des prix.

VALEURS EN EUROPE

Tous les grands secteurs de la cote européenne progressent à mi-séance, les meilleures performances étant pour le compartiment de la distribution, qui gagne 2,37% et celui des banques (+1,49%), qui profitent une nouvelle fois de la hausse des rendements obligataires.

À Paris, Société générale prend 1,29%, Crédit agricole 1,08%. Santander s’ajduge 2,52% après avoir qualifié ses objectifs 2022; le titre bénéficie aussi du relèvement de la recommandation de Credit Suisse.

Sodexo chute de 8,35%, la plus forte baisse du Stoxx 600, après la publication de ses résultats semestriels. Le géant de la restauration collective a abaissé ses prévisions en arguant desincertitudess liées au COVID-19 et à l’Ukraine.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain sont en parfaite hausse dans l’attente du rapport sur l’emploi: le dix ans prend huit points de base à 2,4078% et le deux ans près de dix points à 2,3834%.

La tendance est comparable mais moins marquée sur le marché de la zone euro, quand bien même les chiffres supérieurs aux attentes de l’inflation ont favorisé la hausse des rendements: le dix ans allemand prend un petit peu plus de deux points à 0,587% mais reste loin de son pic de mardi (0,741%).

CHANGES

Le dollar est en légère hausse dans l’attente des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, qui pourraient améliorer l’histoire pour l’une accélération de la remontée des taux de la Fed, sans doute dès sa réunion de travail de début mai.

Le billet vert s’apprécie de 0,12% face à un panier de référence et l’euro retombe à 1,1060.

PÉTROLE

Alors qu’il évoluait dans le rougeâtre en début de journée, le marché pétrolier oscille dorénavant autour de l’équilibre dans l’attente des conclusions de la réunion de travail de l’Agence internationale de l’électricité (AIE) consacrée à un recours généralisé aux réserves stratégiques des pays occidentaux, dans le sillage de l’initiative étasunienne.

Le Brent gagne 0,23% à 104,95 dollars le baril mais le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est quasi stable à 100,23 dollars.

L’un et l’autre accusent pour l’instant leurs plus lourdes pertes hebdomadaires à partir de deux ans, des chutes de 13% et 11,7% respectivement.

(Reportage XXXX, version française Marc Angrand)

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