Les Bourse en Europe finissent dans le vert après la BCE

À L'EXCEPTION DE LONDRES, LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN HAUSSEÀ L’EXCEPTION DE LONDRES, LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN HAUSSE

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes, à l’exception de Londres, ont accompli jeudi en hausse, proches de leur sommet historique, soutenues par l’engagement de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir des taux bas pour longtemps, tandis qu’à Wall Street, les deux principaux indices étaient dans le de couleur rouge à la mi-séance, pénalisée par les chiffres du chômage aux Etats-Unis.

À Paris, le CAC 40 a accompli sur un gain de 0,27% à 6 481,59 points. Le Footsie britannique a perdu 0,43% mais le Dax allemand a gagné 0,6%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,8%, le FTSEurofirst 300 de 0,48% et le Stoxx 600 de 0,56%, se rapprochant de son record à 461,38 points atteint la semaine dernière.

La BCE s’est engagée jeudi à maintenir des taux bas pour une période prolongée et à soutenir l’économie de la zone euro jusqu’à ce que l’inflation se stabilise durablement à 2%, un objectif qui apparaît pour l’heure inaccessible dans un contexte forcément marqué par la crise due au coronavirus.

La présidente de l’institution, Christine Lagarde, a toutefois souligné lors de la conférence de presse ayant suivi la décision de politique monétaire que le rebond de l’épidémie faisait courir un risque à la reprise économique qui s’est amorcée dans la zone euro, évoquant une “réele origine croissante pour l’incertitude”.

L’annonce s’est traduite par un bref recul de l’euro et des rendements obligataires. La devise européenne, qui a reculé jusqu’à $1,1772 dans la foulée du communiqué de la BCE, s’inscrivait autour de 1,1764 dollar à la clôture des Bourses en Europe.

L’indice dollar, qui avait atteint un pic de trois mois mercredi à 93,194 face à un panier de devises de référence, est pratiquement stable.

Les autres devises refuges, comme le yen reculent aussi, signe de l’appétit des investisseurs pour le risque.

Les rendements du bon du trésor fléchissent aussi. Le 10 ans américain abandonne plus de 4 points de base à 1,2383. Le rendement du Bund allemand de la même échéance, référence sur le marché européen, est lui quasiment stable à -0429%.

Le maintien pour l’une politique ultra accommodante profite aux marchés actions et ravive l’appétit du risque, amenant les investisseurs à mettre provisoirement de coté les inquiétudes liées à la propagation du variant Delta.

VALEURS

Outre la BCE, la séance est animée par une nouvelle série de résultats pour l’entreprises. A Paris, Publicis termine en légère hausse (+0,25%) après la révision à la hausse de tous ses objectifs annuels et le net rebond de ses activités au premier semestre.

Le groupe suisse pour l’ingénierie ABB a avancé de 0,48% à la faveur pour l’un doublement de son objectif de chiffre pour l’affaires pour 2021.

Dans son sillage, Schneider Electric et Siemens ont gagné 1,66% et 2,84% respectivement.

Technip Energies (+1,82%), Ipsos (+3,97%) et Soitec (+1,73%) ont aussi fini en hausse après leurs résultats.

En revanche, le géant des produits de consommation Unilever a chuté de 5,86% après avoir abaissé sa prévision de marge pour l’exploitation annuelle, ce qui pèse sur l’indice Footsie.

Du point de vue sectoriel, les valeurs sensibles à la conjoncture comme l’indice du tourisme et des loisirs (+2,59%) ont affiché les plus importantes hausses.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones reculait de 0,17%, le Standard & Poor’s 500 de 0,11% mais le Nasdaq prenait 0,19%. Wall Street est pénalisée par la hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, qui a attenué le regain pour l’optimisme né des solides résultats pour l’entreprises.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont, contre toute attente, augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 17 juillet, à 419.000 contre 368.000 (chiffre révisé) la semaine précédente.

PÉTROLE

Le marché du pétrole est orienté à la hausse dans l’anticipation pour l’une demande de brut supérieure à l’offre au deuxième semestre. Le baril de Brent gagne 1,16%% à 73 dollars et le brut léger américain 1,19% à 71 dollars.

A SUIVRE VENDREDI:

Les investisseurs prendront connaissance des différents indices PMI Markit flash en France, en Allemagne, pour la zone euro et aux Etats-Unis.

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Reportage Claude Chendjou, édité par Pantalon en jean-Michel Bélot)

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