La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Les records se multiplient sur le marché des matières premières avec la crise ukrainienne

par Naveen Thukral et Gavin Maguire

SINGAPOUR (Reuters) – Les cours des matières premières continuent de grimper jeudi une semaine après l’invasion des forces russes en Ukraine, les cours de l’aluminium, du charbon ou bien encore de l’huile de palme inscrivant des plus hauts historiques mais ceux du brut et du blé évoluent à leurs plus hauts niveaux à partir de plusieurs décennies.

Les sanctions demandées par les puissances occidentales à l’encontre de la Russie – producteur de premier plan sur les marchés du pétrole, du gaz, des métaux industriels et des céréales – ont bouleversé les chaînes pour l’approvisionnement en ressources stratégiques.

Les prix de l’aluminium à la Bourse de Londres se sont envolés de 30% à partir de le début pour l’année mais les contrats à terme sur le blé américain ont bondi de 25% rien que cette semaine, les marchés essayant d’examiner les répercussions pour l’une potentielle rupture des approvisionnements russes si la communauté internationale renforce ses sanctions contre le Kremlin.

Plusieurs sources proches ont spécifié mercredi que les Etats-Unis préparaient un nouveau train de sanctions visant un plus grand nombre pour l’oligarques russes ainsi que leurs différentes entreprises et actifs.

Le baril de Brent est monté ce jeudi jusqu’à 119,84 dollars pour la 1ère fois à partir de mai 2012. La Russie est le 3ème plus grand producteur de pétrole sur la planète.

« L’invasion de l’Ukraine par la Russie est synonyme de nouveaux bouleversements pour les marchés mondiaux de la force, déjà ébranlés par l’soutenu volatilité des prix lors des deux dernières décennies », a déclaré Sam Reynolds, analyste du domaine à l’Intitute for energy economics and financial analysis (IEEFA).

La banque australienne ANZ s’attend dorénavant à un baril à 125 dollars.

Du arôme des métaux industriels, l’aluminium sur le London Metal Exchange a augmenté de 2,3% pour atteindre 3.650 dollars la tonne, du jamais vu, et le cours du nickel a bondi de 4% pour se hisser à 26.935 dollars la tonne.

En ce qui concerne les céréales, la Russie et l’Ukraine devraient à eux deux représenter 28,5% des exportations mondiales de blé en 2021, selon le département américain de l’Agriculture.

Les prix mondiaux du blé n’échappent pas à l’augmentation générale tandis que les investisseurs tentent de tenir compte de la forte baisse de l’offre en provenance de ces deux pays.

Le prix à terme du blé à Chicago a augmenté de près de 40% lors du mois dernier et a atteint son un peu avant niveau en 14 ans, à 11,34 dollars le boisseau.

La Russie et l’Ukraine représentent aussi 19% des exportations de maïs et 80% des exportations pour l’huile de tournesol, en concurrence avec l’huile de soja et l’huile de palme.

Les prix de l’huile de palme en provenance de la Malaisie ont atteint eux aussi des records mais l’huile de soja étasunienne a tenu un nouveau pic de 14 ans.

Sur le marché à terme de Newcastle en Australie, le charbon a aussi enregistré une progression fulgurante à partir de les sanctions contre la Russie, 3ème exportateur mondial. Le cours a atteint le niveau record de 440 dollars la tonne cette semaine, soit une hausse de 100% par rapport au mois précédent.

(Reportage Naveen Thukral; version française Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

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