L'Europe finit dans le vert, les craintes d'une forte hausse de taux refluent

L'Europe finit dans le vert, les craintes d'une forte hausse de taux refluent

LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN LÉGÈRE HAUSSELES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN LÉGÈRE HAUSSE

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont accompli en légère hausse vendredi à la faveur pour l’une forte baisse des rendements obligataires après la contraction surprise de l’activité dans le domaine privé ce mois-ci, mais Wall Street évoluait dans le rougeâtre à mi-séance dans un contexte de résultats mitigés des entreprises.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,25% à 6.216,82 points. Le Footsie britannique a avancé de 0,14% et le Dax allemand de 0,05%.

La Bourse de Milan a gagné 0,22% malgré la décision du président Sergio Mattarella de dissoudre le Parlement au lendemain de l’éclatement de la coalition de Mario Draghi qui gouvernait à partir de février 2021.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,11%, le FTSEurofirst 300 0,26% et le Stoxx 600 0,4%.

Sur l’ensemble de la semaine, l’indice parisien a gagné 2,99% et le Stoxx 600 paneuropéen 2,97%.

La tendance positive en Europe est soutenue par les valeurs défensives et l’espoir pour l’une politique monétaire moins agressive que anticipé, l’activité dans le domaine privé de la zone euro s’étant contractée contre toute attente en juillet avec un indice PMI composite tombé à 49,4 en 1ère estimation après 52,0 en juin et un consensus Reuters à 51,0.

Au Royaume-Uni, la croissance de l’activité privée est, elle, tombée au plus bas en 17 mois avec un indice PMI composite « flash » en recul à 52,8.

Selon les analystes, ces nouvelles données suggèrent que la zone euro est déjà entrée en récession ou est en passe de l’être, ce qui obligerait la Banque centrale européenne à modérer le rythme futur de la hausse de ses taux au lendemain pour l’un relèvement du coût du crédit de 50 points de base.

Sur les marchés obligataires, le rendement du Bund allemand à dix ans est passé vendredi brièvement sous les 1%, tandis que la Bundesbank s’attend à une croissance moins importante que anticipé au 3ème trimestre.

« L’attention du marché est terminée des inquiétudes sur l’inflation à celles sur la croissance, avec le sentiment que les mauvaises nouvelles redeviennent de bonnes nouvelles », rédigé Barclays, ajoutant que les résultats décevants des entreprises, les données économiques et la crise politique en Italie « compliquent le travail pour l’une BCE plus restrictive ».

VALEURS

Le compartiment défensif de l’immobilier, en hausse de 4,28%, au précédemment à partir de le 10 juin, a enregistré la meilleure progression du Stoxx 600, mais les banques, en repli de 1,2%, ont accusé la plus forte baisse, en réaction au recul des rendements obligataires.

Aux valeurs, Publicis, qui avait déjà bondi la veille de 5,05% à la faveur du relèvement de ses prévisions annuelles, a pris encore 1,53% avec le renouvellement de recommandation de JPMorgan à « surpondérer » sur la valeur. Son concurrent britannique WPP a avancé de 0,20%, mais le compartiment des médias a gagné 0,51%.

Dans le rougeâtre, Ubisoft a perdu 1,34% après avoir annoncé le report de la sortie du jeu « Avatar : Frontier of Pandora » à l’occasion de la publication de son chiffre pour l’affaires du premier trimestre.

Danske Bank a reflué de 2,16% et le fabricant suisse pour l’ascenseurs Schindler de 3,87% en réaction à l’abaissement de leurs prévisions annuelles.

Uniper a plongé de 28,9% malgré l’annonce de son renflouement.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,21%, le Standard & Poor’s 500 cède 0,68% et le Nasdaq 1,56%.

Les résultats jugés décevants de Snap (-38,68%) et de Twitter (-0,88%), qui entraînent dans leur sillage pour l’autres géants du domaine technologique comme Meta Platforms (-7,24%) et Alphabet (-5,19%), pèsent sur le Nasdaq.

A l’opposé, American Express, en hausse de 2,85% après le relèvement de sa prévision de croissance annuelle, offre un peu de soutien au Dow.

TAUX

Les rendements obligataires en Europe ont fini en net repli après les données sur l’activité privée: le taux du Bund allemand à dix ans a perdu environ 20 points de base à 1,023% après être tombé brièvement en séance sous les 1% pour la 1ère fois à partir de le 30 mai.

Son équivalent français de même échéance a aussi abandonné près de 20 points à 1,622%.

« Je pense qu’il est assez clair que le marché s’inquiète devenu pour l’une récession dans la zone euro cet hiver: l’activité est déjà nous en sommes surs, va chuter pour l’une falaise et ce avant une éventuelle coupure du gaz russe en hiver », a commenté Michael Brown, responsable marchés chez Caxton.

L’écart de rendements (« spread ») entre le dix ans allemand et italien est remonté vendredi jusqu’à 247 points de base, malgré l’annonce jeudi par la BCE pour l’un nouveau programme pour l’achat pour l’obligations pour limiter un creusement excessif des spreads des pays de la zone euro, les observateurs soulignant le manque de renseignements et les conditions assez floues de cet outil, baptisé Instrument de protection de la transmission (IPT).

Aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor reflue aussi, de 12 points à 2,779%, les traders estimant à seulement 16,3% la probabilité pour l’une hausse de 100 points de base des taux de la Réserve fédérale nord-américaine (Fed) la semaine prochaine.

CHANGES

L’euro recule de 0,12% à 1,0216 dollar en réaction aux derniers chiffres des PMI.

Le dollar, lui, reflue de 0,44% face à un panier de devises de référence après la baisse surprise, pour la 1ère fois en près de deux ans, de l’activité des entreprises, l’indice S&P Global composite étant ressorti en juillet à 47,5 en lecture « flash » contre 52,3 en juin.

PÉTROLE

Les cours pétroliers sont volatils au gré des tensions sur l’approvisionnement et des craintes sur la demande mondiale.

Le Brent gagne 1,3% à 105,21 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,04% à 97,35 dollars.

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)

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