L'Europe finit dans le vert, les "techs" en soutien

L'Europe finit dans le vert, les "techs" en soutien

LES BOURSES EN EUROPE FINISSENT DANS LE VERT

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont accompli en hausse lundi à l’issue pour l’une séance volatile et Wall Street évoluait aussi dans le vert à la mi-journée, l’appétit pour le risque, tout particulièrement sur les valeurs technologiques, l’ayant au final emporté sur les craintes liées à de nouvelles sanctions contre la Russie.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,7% à 6.731,37 points. Le Footsie britannique a pris 0,28% et le Dax allemand 0,5%.

L’indice EuroStoxx 50 a gagné 0,83%, tout comme le FTSEurofirst 300. Le Stoxx 600 a avancé de 0,84%.

Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne, a déclaré lundi que l’exécutif européen préparait un nouvel ensemble de sanctions contre la Russie en raison de son offensive style militaire en Ukraine et n’a pas exclu de fournir aux pays membres de l’UE un embargo sur le pétrole russe.

La fédération bancaire allemande BDB a averti que la 1ère économie pour l’Europe, très dépendante des hydrocarbures russes, risquait une importante récession en cas pour l’arrêt des importations de gaz et de pétrole russes.

Sur le front diplomatique, le président ukrainien Volodimir Zelensky a estimé qu’il était devenu plus compliquée pour Kyiv de négocier avec Moscou au regard des atrocités attribuées aux forces russes.

Ces nouvelles ont pesé sur les marchés pour l’actions en Europe qui ont hésité une grande partie de la séance avant de clôturer en hausse dans le sillage de la Bourse de New York portée par Twitter, qui s’envole de plus de 25%, et les valeurs technologiques.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avançait de 0,14%, le Standard & Poor’s 500 de 0,55% et le Nasdaq de 1,56%.

Sept des onze principaux secteurs du S&P 500 évoluaient en territoire négatif mais le compartiment des nouvelles nouveautés (+1,61%) et celui de la communication (+2,13%) offraient un soutien.

Selon un avis boursier publié lundi, Elon Musk détient une participation de 9,2% au capital de Twitter, ce qui fait à coup sûr du directeur général de Tesla le premier actionnaire du réseau social.

Les social medias Pinterest, Snap et Meta Platforms prenaient de 3,6% à 9%, mais Tesla, qui a affirmé avoir livré un nombre record de véhicules au premier trimestre, s’octroyait 4,7%.

Arôme baisse, Starbucks refluait de près de 5% après la suspension de son programme de rachat pour l’actions par son futur directeur général Howard Schultz.

VALEURS EN EUROPE

Sur le Stoxx 600 paneuropéen, le compartiment technologique (+1,77%), entraîné par le Nasdaq, a naturellement fini en tête, mais de l’autre arôme du spectre, la finance (-0,31%) a accusé l’une des plus fortes baisses.

Les groupes français Capgemini et Wordline ont avancé respectivement de 2,77% et 2,13%, l’allemand SAP de 1,83% et le néerlandais ASML de 1,76%.

Les groupes de défense Dassault Aviation (+1,88%) et Thales (+3,01%) ont été une nouvelle fois portés par le conflit russo-ukrainien.

Ailleurs en Europe, le groupe britannique de mode Ted Baker, qui cherche un repreneur, a bondi de 14,35%, tandis qu’à Zurich, Novartis a pris 1,4% après l’annonce pour l’un plan pour l’économies pour l’au minimum 1 milliard de dollars pour l’en ce lieu 2024.

A la baisse, Telecom Italia a reflué de 1,93%, une réele origine ayant déclaré que le fonds pour l’investissement américain KKR renoncerait à soumettre une offre formelle de rachat sur le groupe italien s’il n’obtient pas l’accès à ses comptes financiers.

EasyJet, contraint pour l’annuler plus de 200 vols pendant le week-end en raison de cas de COVID-19 à l’intérieur de son personnel, a aussi fini dans le rouge bordeaux.

CHANGES

La perspective de nouvelles sanctions contre la Russie soutient le dollar dont l’indice gagne 0,22% face à un panier de devises de référence.

L’euro, en repli de 0,53%, se traite à 1,0994 dollar.

« De mon point de vue, le risque pour l’une faiblesse significative de l’euro augmente », rédigé Ulrich Leuchtmann, responsable des changes chez Commerzbank, notant que de nouvelles sanctions pourraient entraîner davantage de perturbations sur l’électricité.

TAUX

Les rendements obligataires en Europe et aux Etats-Unis évoluent dans des directions opposées. Celui du dix ans américain, en hausse de 4 points de base à 2,4153%, continue de profiter des anticipations de resserrement de politique monétaire de la part de la Réserve fédérale après le solide rapport de vendredi sur l’emploi aux Etats-Unis.

Le taux du Bund allemand à dix ans a fini en repli de 4,6 points à 0,519%, contre un pic à partir de 2018 à 0,74% touché le 29 mars. Son équivalent français de même échéance s’est contracté de 1,7 point à 1,010%.

« Notre point de vue est que le marché est un peu trop agressif dans son évaluation de la normalisation de la politique monétaire par la Banque centrale européenne », a déclaré David Riley, responsable des investissements chez BlueBay Asset Management.

Les marchés monétaires tablent sur une hausse des taux de la BCE de 57 points de base pour l’en ce lieu la fin de l’année.

PÉTROLE

Le pétrole est orienté à la hausse, portée par les appels de plusieurs dirigeants occidentaux en faveur de nouvelles sanctions après la découverte de cadavres de personnes apparemment victimes pour l’exécutions sommaires dans la ville ukrainienne de Boutcha, près de Kyiv.

Le baril de Brent s’octroie 2,30% à 106,79 dollars et celui du brut léger américain WTI 2,91% à 102,17 dollars.

(Reportage Claude Chendjou, édité par Bertrand Boucey)

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