Une semaine de Bourse  Semaine morose

L'Europe finit en baisse, les craintes liées au COVID-19 pèsent

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes, à l’exception de Londres, ont achevé en baisse lundi en raison des craintes suscitées par la situation sanitaire en Europe, mais Wall Street évoluait dans le désordre à mi-séance avec un Dow Jones dans le vert après le choix du président américain Joe Biden de reconduire Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed).

À Paris, le CAC 40 a achevé en repli de 0,1% à 7.105 points. Le Footsie britannique a revanche pris 0,44%. Le Dax allemand a lui perdu 0,27%.

L’indice EuroStoxx 50 a reflué de 0,41%, le FTSEurofirst 300 de 0,02% et le Stoxx 600 de 0,13%.

Les marchés pour l’actions en Europe, malmenés vendredi par l’annonce pour l’un reconfinement national en Autriche, ont poursuivi leur baisse lundi, malgré une tentative de rebond en début de séance, après les déclarations de la chancelière allemande, Angela Merkel, n’excluant pas de nouvelles restrictions sanitaires dans le pays.

Le Premier ministre slovaque, Eduard Heger, a affirmé de son arôme réfléchir “de façon intensive” à un éventuel confinement de trois semaines.

Aux Etats-Unis, les trois indices de Wall Street ont réagi positivement à l’annonce par la Maison blanche, avant l’ouverture, que Joe Biden avait proposé de maintenir Jerome Powell à la présidence de la Fed pour 4 décennies supplémentaires.

Sous le mandat de Jerome Powell, qui a succédé en février 2018 à Janet Yellen, le S&P 500 a bondi pour l’environ 70%, un rally historique en proportion de des mesures de soutien exceptionnelles pour amortir le choc économique provoqué par la crise sanitaire.

“La nomination par Biden de Powell pour un deuxième mandat à la présidence de la Fed est une nouvelle qui favorise les collaborateurs du marché car ils aiment l’idée de continuité”, commente Naeem Aslam, responsable de l’analyse marchés chez Avatrade.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avançait de 0,88%, le Standard & Poor’s 500 de 0,59%, mais le Nasdaq cédait 0,23%, après avoir atteint vendredi pour la 1ère fois de sa musique la barre des 16.000 points.

Les deux principaux indices de Wall Street sont soutenus par le rebond des secteurs sensibles à la crise sanitaire, par les valeurs financières (+1,85%) et par la force (+2,20%).

Le sous-indice bancaire sur le S&P-500 prend 2,58%, mais le sous-indice du transport aérien et celui de l’hôtellerie et de la restauration s’adjugent respectivement 0,58% et 0,12%. Wells Fargo, en tête des banques, gagne 3,29%, dans la perspective pour l’une remontée des taux l’an prochain, au regard de la probable reconduction de Jerome Powell à la tête de la Fed.

Les valeurs technologiques, qui ont porté vendredi le Nasdaq à un niveau record, cèdent du terrain, avec tout particulièrement Amazon (-2,36%) et Meta Platforms (-0,8%).

Les fusions-acquisitions animent aussi la tendance avec tout particulièrement KKR (-0,34%) qui veut racheter Telecom Italia (TIM) et une fusion entre le suédois Ericsson et le spécialiste américain de l’informatique dématérialisée Vonage, dont l’action s’envole de 26,11% à 20,64 dollars, un niveau inédit.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, le compartiment télécoms (+1,75%), animé par des opérations de fusions-acquisitions, a enregistré la plus forte progression du Stoxx 600, grâce tout particulièrement à un bond de 30,25% de Telecom Italia.

Sur le CAC 40, Vivendi, premier actionnaire de TIM, a fini sur un gain de 1,94%. Dans le sillage de TIM, Orange a pris 2,02%, BT Group 2,52% et Telefonica 6,38%.

Dans les télécoms forcément, Ericsson a en revanche cédé 5,6% après l’annonce du rachat de Vonage pour 6,2 milliards de dollars.

À Londres, Marks & Spencer a avancé de 1,95% après un article du Sunday Times selon lequel l’enseigne de grande distribution intéresse Apollo Global Management.

CHANGES

Aux changes, l’indice mesurant les fluctuations du dollar face à un panier de devises de référence, prend 0,29%, au un peu avant à compter de juillet 2020, en réaction à une probable reconduction de Jerome Powell à la tête de la Fed.

L’euro de son arôme se traite à 1,1262 dollar (-0,24%).

TAUX

Après une forte baisse vendredi, les rendements obligataires de référence repartent à la hausse, le dix ans américain évoluant à 1,6063%, soit un gain de sept points de base.

Le rendement du Bund allemand de même échéance, référence pour la zone euro, a fini en hausse de 4,5 points à -0,296%, mais son équivalent français a gagné 4,3 points à 0,051%.

PÉTROLE

Le pétrole, forcément sous pression en raison tout particulièrement des inquiétudes sur la demande liées à la situation sanitaire en Europe, rebondit après avoir touché dans la matinée un creux à compter de le 1er octobre. L’agence Bloomberg, citant plusieurs sources, a cependant rapporté lundi que Joe Biden s’apprêtait à donner son feu vert, dès mardi, au déblocage des réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis en coordination avec pour l’autres pays.

Le Brent s’échange à 79,98 dollars le baril (+1,38%) et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 77,09 dollars (+1,53%).

(Reportage Claude Chendjou)

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