L'Europe termine dans le rouge, la prudence dicte la tendance

L'Europe termine dans le rouge, la prudence dicte la tendance

LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN BAISSE

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont achevé en baisse vendredi, mais Wall Street évoluait sur une note hésitante à la mi-séance dans un contexte de prudence à l’orée pour l’une nouvelle semaine où plusieurs décisions des grandes banques centrales dans le univers sont attendues.

À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 0,24% à 6.991,68 points. Le Footsie britannique a reflué de 0,4% et le Dax allemand de 0,1%.

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,22%, le FTSEurofirst 300 0,25% et le Stoxx 600 0,3%.

Sur l’ensemble de la semaine, l’indice parisien a gagné 3,34% et le Stoxx 600 2,76%, leur meilleure performance hebdomadaire à partir de la semaine s’achevant au 12 mars.

En Europe comme aux Etats-Unis, la séance de la journée est volatile au gré de la publication des chiffres mensuels des prix à la consommation américains: les Bourses européennes, qui étaient dans le rouge bordeaux avant la présentation de cette statistique, ont effacé une section de leurs pertes avant de rechuter en clôture.

Aux Etats-Unis, les trois principaux indices de Wall Street ont ouvert dans le vert après les chiffres de l’inflation avant de refluer à la clôture des marchés en Europe.

Le département américain du Travail a annoncé vendredi que l’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis avait ralenti à 0,8% le mois dernier après avoir grimpé de 0,9% en octobre.

Sur un an, le CPI affiche une augmentation de 6,8%, la plus conséquente à partir de juin 1982, mais ce chiffre est aux normes au consensus, ce qui peut atténuer la pression sur la Réserve fédérale us (Fed), qui se réunit les 14 et 15 décembre, pour qu’elle accélère son resserrement monétaire.

Une enquête Reuters auprès pour l’économistes prévoit que la Fed relève ses taux de 25 points de base au 3ème trimestre 2022 avant une autre hausse au 4ème trimestre.

Les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque pour l’Angleterre (BoE) sont attendues jeudi prochain et celle de la Banque du Japon le vendredi 17 décembre.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, le compartiment de l’automobile (+0,74%) est l’un des rares du Stoxx 600 à avoir échappé à la tendance baissière. Le domaine technologique (-0,84%) a accusé le plus important repli sur fond de prise de bénéfices.

L’Association chinoise des constructeurs automobiles a mentionné vendredi que les ventes de véhicules en Chine avaient reculé de 9,1% en novembre sur un an mais qu’elles étaient ressorties supérieures aux attentes.

Daimler s’est octroyé un gain de 2,87% après la scission de sa filiale de poids lourds, Daimler Truck (+%).

Forcément à Francfort, Bayer a pris 1,8% à l’aide de une nouvelle décision judiciaire favorable au groupe allemand aux Etats-Unis dans le dossier de l’herbicide Roundup.

À Paris, Dassault Systèmes (-1,2%) et Worldline (-1,75%) ont figuré parmi les reculs les plus marqués du CAC 40.

Dans l’aéronautique, Dassault Aviation, le fabricant du Rafale, Airbus, BAE Systems ou aussi l’italien Leonardo, en lice pour un contrat de plus de huit milliards pour l’euros avec la Finlande, n’ont n’a pas été pénalisés en Bourse après l’appel pour l’offres remporté par Lockheed Martin avec ses F-35.

Ailleurs en Europe, les sociétés de livraison de repas, comme Deliveroo (-2,35%) et Just Eat Takeaway (-3,19%) ont continué de pâtir des craintes pour l’un durcissement de la réglementation sur le domaine par la Commission européenne.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,12%, le Standard & Poor’s 500 de 0,36%, mais le Nasdaq est quasiment stable, les gains enregistrés après la publication des chiffres de l’inflation ayant été pratiquement effacés.

Aux valeurs, Oracle et Broadcom bondissent respectivement de 15,7% et de 7,5% à la faveur de leurs prévisions pour le trimestre en cours.

A l’exception des technologiques (+1,32%) et du domaine des biens de consommation de base (+1,56%), une grande partie des principaux compartiments du S&P-500 sont dans le rouge bordeaux ou affichent des gains modestes.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le moral des ménages américains s’est nettement amélioré à partir de le début du mois de décembre par rapport au mois précédent, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

CHANGES

Sur le marché des changes, l’indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face aux autres grandes devises, recule de 0,2% après la publication des chiffres de l’inflation us.

L’euro, en hausse de 0,2%, se traite à 1,1314 dollar.

TAUX

Les rendements des bons du Trésor américain sont en baisse après la publication des prix mensuels à la consommation aux Etats-Unis. Le taux du dix ans se contracte de 3,2 points de base à 1,4547% et celui du deux ans, d’autant plus sensible aux anticipations pour l’inflation, de 4,6 points à 0,6403%.

En Europe, le Bund allemand à dix ans et son équivalent français de même échéance ont fini en baisse respectivement à -0,347% et -0,004%.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, les cours remontent après avoir été orientés à la baisse en début de journée, se dirigeant vers leur plus forte hausse hebdomadaire à partir de août tandis que les inquiétudes liées au variant Omicron sur la conjoncture mondiale se tassent.

Le Brent gagne 0,23% à 74,59 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,25% à 71,13 dollars.

(Reportage Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)

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