CAC40 : limite la casse mais aligne une 3ème semaine de repli

Paris: décroche en fin de séance, l'ISM déçoit aux USA

(CercleFinance.com) – Après avoir stagné autour des 6.500 pts une bonne partie de la journée, la bourse de Paris achève la séance de la journée sur un recul de 1,84%, à 6.378 pts, faisant toutefois mieux par rapport aux autres indices européens, l’E-Stoxx50 cède 2,07%, Londres recule de 2,58% et Francfort lâche 2,18%.

Tandis que des espoirs de négociations étaient encore permis ce matin entre Ukrainiens et Russes, Emmanuel Macron a pu s’entretenir près pour l’une heure trente par téléphone avec Vladimir Poutine et a fait part de la motivation de son homologue russe, craignant que ‘le pire’ ne soit à venir. Après huit jours de conflit, les négociations sont néanmoins forcément en cours entre émissaires des deux camps, réunis à la frontière ukraino-bélarusse.

Outre-Atlantique, les indices américains sont aussi en berne, le Dow Jones cède 0,3%, devant le S&P500 (-0,5%) et le Nasdaq (-1%). Après avoir ouvert en légère hausse, ils se sont retournée vers 16h, peu après la parution pour l’un ISM des ‘services’ énervant aux Etats-Unis

Celui-ci il s’avère en effet inférieur aux attentes avec un recul à 56,5 en février, contre 59,9 en janvier, tandis que les économistes s’attendaient à une hausse à 61.

La composante des nouvelles commandes a tout particulièrement reculé à 56,1 contre 61,7 au mois de janvier, mais le repli le plus inquiétant est à mettre au compte du sous-indice de l’emploi, qui a baissé de 52,3 à 48,5, pour dorénavant s’établir sous le seuil des 50 points, c’est-à-dire en zone de contraction.

Dans son enquête, l’ISM note qu’au-delà des pénuries de main pour l’oeuvre, les entreprises interrogées disent avoir du mal à répondre à la demande en raison de problèmes pour l’approvisionnement et de difficultés logistiques, des éléments à la base de ce ralentissement de la croissance dans le domaine.

La productivité non-agricole a en revanche rebondi de 6,6% aux Etats-Unis au 4ème trimestre 2021 en rythme annualisé, selon le Département du Travail qui confirme donc en seconde lecture son estimation préliminaire pour l’il y a un mois.

Ce rebond, aux normes au consensus, traduit une croissance de 9,1% de la réalisation pour une hausse de 2,4% seulement du nombre pour l’heures travaillées. Par ailleurs, les coûts unitaires salariaux ne se sont accrus que de 0,9% en raison pour l’un bond de 7,5% du indemnité horaire.

Le nombre pour l’inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage a diminué la semaine du 21 février aux Etats-Unis, s’établissant à 215 000, contre 233 000 (chiffre révisé) une semaine plus tôt: c’est un nouveau plancher historique.

De ce côté-ci de l’Atlantique, la hausse des prix à la réalisation dans la zone euro s’est encore fois accélérée au mois de janvier en raison pour l’une nouvelle poussée des prix de la force (+30,6% en rythme annuel, dans le sillage pour l’une envolée de 85,6% des coûts de la force).

Les prix producteurs dans les 19 pays qui partagent l’euro ont progressé de 5,2% sur un mois, après +3% en décembre et +1,8% en novembre, selon des données publiées jeudi par Eurostat.

En excluant la force, l’inflation ‘core’ n’a augmenté que de 2,2% dans l’ensemble de l’industrie de la zone euro en janvier…mais c’est un détriment des marges des entreprises manufacturières.

L’indice composite IHS Markit de l’activité globaleen France est passé de 52,7 en janvier à 55,5 en février, après le ralentissement occasionné le mois précédent par une recrudescence des cas de Covid-19.

Si la hausse de l’activité des prestataires de services est légèrement plus marquée que celle de la réalisation chez les fabricants, la croissance a toutefois affiché un rythme soutenu dans chacun des deux secteurs couverts par l’enquête.

‘Pour l’importants risques baissiers continuent toutefois de menacer la croissance, tout particulièrement l’inflation qui s’oriente franchement à la hausse’, prévient cependant Joe Hayes, senior economist à IHS Markit.

Dans la zone euro, l’indice terminal ‘composite’ de l’activité globale dans le domaine privé de la région a pour sa part atteint 55,5 en février contre 52,3 en janvier, mais ce redressement s’est accompagné pour l’une hausse record des prix facturés, montrent les résultats définitifs de l’enquête pour l’IHS Markit conçus près des directeurs pour l’achat.

Coté devises, l’Euro reste sous pression et recule de -0,6% vers 1,1048$; sur le marché obligataire, la variable inflation paraît peser lourd du fait que les Bunds et OAT se tendent de +5Pts respectivement à 0,523% et 0,06%, les T-Bonds US résistent mieux avec +1Pt à 1,8720%.

Dans l’actualité des sociétés françaises, Thales (+3,8%) annonce son volonté de fournir un dividende en augmentation de 45% à 2,56 euros, à l’occasion de la publication au titre de 2021 pour l’un résultat net ajusté part du groupe en hausse de 45% à 1,36 milliard pour l’euros et pour l’un EBIT en croissance de 32,1% à 1,65 milliard.

TotalEnergies annonce sa participation au niveau de 50 centaines de milliers de dollars au fonds Tropical Asia Forest Fund 2 (TAFF2) géré par la société New Forests, dont l’objectif est pour l’investir dans des envies de plantations certifiées et de conservation de forêts primaires en Asie du Sud-Est.

Dopé par ses trimestriels, Technip Energie qui a perdu 40% en 1 mois (passant de 14,8 à 8,8E) se redresse de +13,6% et repasse le cap des 10E.

Pour finir, Société Générale (-0,7%) a mis en valeur ce jeudi une exposition ‘limitée’ à la Russie et s’est annoncé en mesure pour l’absorber les conséquences pour l’un éventuel scénario ‘soutenu’ qui viendrait impacter ses actifs dans le pays. Dans un communiqué publié ce matin, l’établissement français pense son exposition au marché russe à 1,7% de l’exposition intégrale du groupe, soit 18,6 milliards pour l’euros fin 2021, dont 15,4 milliards comptabilisés dans sa filiale Rosbank.

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