CAC40 : limite la casse mais aligne une 3ème semaine de repli

Paris: écart hebdo abyssal par rapport au S&P500, E/$ -1,5%

(CercleFinance.com) – La bourse de Paris achève la séance de la journée sur une perte de 4,97%, à 6.061pts, enregistrant son recul journalier le plus important à partir de le début du conflit ukrainien et signant un recul hebdomadaire de près de 10%.

La situation est juste plus enviable à Francfort (-4,9%) et Londres (-3,5%) mais l’E-Stoxx50 cède 4,9%… mais c’est encore anecdotique au travers des -6,25% de la bourse de Milan qui a pleinement craqué et plonge de -11,5% sur la semaine.

A Wall Street, les indices US sont aussi dans le rouge bordeaux, mais leur repli est quasiment anecdotique: -1% sur le S&P 500, -1,1% sur le Dow Jones et -1,3% sur le Nasdaq (revenu de -2,2%).

Le S&P500 perd -1,5% sur la semaine contre -10,5% pour l’E-Stoxx50.

L’un des ‘faits de la journée’, c’est le plongeon de -1,3% de l’Euro vers un nouveau plancher annuel de 1,0918 face au $, soit près de -3,3% sur la semaine écoulée (et -4% à partir de le 1er janvier) et vers la parité face au Franc suisse qui gagne +1,3% à 1,001/E.

Les cours sont pénalisés par la montée des tensions en Ukraine: la nuit dernière, la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande pour l’Europe, est touchée par des tirs russes laissant craindre une possible fuite radioactive… mais seul un bâtiment administratif est touché et l’incendie rapidement maîtrisé.

Cet opus vient accréditer l’intrigue évoqué hier par Emmanuel Macron à la continuité pour l’un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, selon lequel le ‘pire peut être à venir’, une incertitude qui alimente la frilosité des investisseurs.

Signe de tension des marchés, l’indice VIX (associé au S&P500) qui mesure la volatilité des marchés gagne près de 10%, à 33. Pour rappel, au-delà de 20, on considère en général les marchés comme ‘nerveux’.

Mais le repli des indices reste ‘ordonné’, il n’y a pas de ‘panic selling’ comme en mars 2020 avec des séances à -7%.

Le point pour l’orgue de la semaine, le ‘NFP’, est éclipsé par le ‘géopolitique’: les USA ont créé 678.000 emplois contre 400.000 espérés : le ‘mieux que anticipé’ prévaut aussi pour les 2 mois derniers. Les conceptions de jobs en décembre sont révisées de +510.000 à +588.000, en janvier de +467.000 à 481.000, soit +92.000 en tout.

Autre chiffre ‘meilleur que anticipé’ : les salaires horaires n’ont pas bougé au lieu de +0,5% attendu.

Le taux de participation de la population active progresse de 62,2 à 62,3% et le taux de chômage recule symétriquement de -0,1% à 3,8%.

Charles Evans (FED de Chicago) salue ces chiffres solides et pronostique que le marché du travail US va demeurer vigoureux : les plans de la FED en terme de hausse de taux sont maintenus, compte tenu des perspectives inflationnistes actuelles.

Les ventes au détail dans la zone euro ont rebondi moins fortement que anticipé en janvier par rapport au mois précédent, montrent des données publiées vendredi par Eurostat.

Pour l’après les estimations de l’office statistique de l’Union européenne, le volume des ventes du commerce de détail corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,2% dans la zone euro.

A titre de comparaison, les économistes les attendaient en moyenne en hausse de 1,5%.

Le recul du mois de décembre, consécutif à irruption du variant Omicron, est revu à -2,7%, contre -3% en 1ère estimation.

Sur un an, c’est-à-dire par rapport à janvier 2021, l’indice corrigé des impressions de calendrier des ventes de détail a augmenté de 7,8% en janvier dans la zone euro, une hausse essentiellement imputable à l’augmentation des achats de carburants (+12,7%).

Les marchés de taux jouent leur rôle de ‘refuges’ avec des OAT et des Bunds qui se détendent de -8Pts (à 0,416% sur l’OAT) et les T-Bonds US de -14Pts à 1,706%.

Le pétrole reprend son ascension avec +4% à +4,5% sur le ‘Brent’ (115$) et le WTI (112,7$), sans omettre le gaz qui s’envole de +6,5% en Europe, (soit +1000% sur 12 mois !), ce qui apporte au stress des marchés.

Dans l’actualité des valeurs françaises, les banques souffrent et Société Générale chute lourdement (-10%), BNP Paribas perd -7%. Le domaine auto continue de souffrir avec -7,6% sur Stellantis et -5,7% sur son ex-filiale Faurecia. Renault (-4,4%) dévisse aussi de -23,4% sur la semaine.

Seul Thalès surnage au sein du CAC avec +0,8%.

Manitou publie au titre de 2021 un résultat net part du groupe de 87 centaines de milliers pour l’euros, à confronter à 40 centaines de milliers en 2020, ainsi qu’une marge opérationnelle courante améliorée de 1,2 point à 6,6%, pour un chiffre pour l’affaires de 1,87 milliard, en hausse de 18% en comparable.

Dassault Aviation dévoile un résultat net 2021 doublé à 605 centaines de milliers pour l’euros et une marge opérationnelle ajustée en amélioration de 2,5 points à 7,3%, grâce tout particulièrement à une diminution du poids de la R&D autofinancée. Le chiffre pour l’affaires du constructeur aéronautique s’établit à 7,23 milliards pour l’euros, en progression de près de 32%, mais ses prises de commandes se sont montées à 12,08 milliards, contre 3,46 milliards l’année précédente.

Pour finir, Michelin annonce dans un communiqué faire face à des difficultés importantes en terme de logistique et de transport pour approvisionner ses usines et livrer ses clients en raison de la grave crise qui se déroule actuellement en Ukraine. Pour optimiser ses opérations et conformer la gestion de ses flux, le Groupe a décidé pour l’stopper la réalisation de certaines de ses usines en Europe, pour quelques jours, lors des prochaines semaines.

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