Analyse mi-séance AOF Wall Street - Wall Street repasse dans le rouge, la confiance des consommateurs déçoit

Paris: les 6500 se dérobent avec hausse taux & repli WStreet

(CercleFinance.com) – Après avoir ouvert dans le vert, la bourse de Paris achève au final la séance sur une perte de 0.23%, à 6.485 points, une tendance que l’on retrouve à Francfort (-0.2%) et sur l’E-Stoxx50 (-0.4%), mais Londres est resté fermée aujourd’hui, à l’occasion de la seconde journée de festivités célébrant les 70 ans de règne pour l’Elizabeth II.

Le repli des indices est très marqué outre-Atlantique: les pertes demeurent cependant contenues à mi-séance avec -0,8% pour le Dow Jones, -1.5% pour le S&P500 et -2,4% pour le Nasdaq (après +2,6% la veille).

Soulignons que ce ‘ pullback ‘ intervient au lendemain pour l’un emballement haussier de +2,5% qui reste assez inexplicable, même avec 24h de recul.

Ce dernier jour de la semaine s’annonçait riche en données macroéconomiques, tout particulièrement avec le rapport officiel du BLS sur l’emploi américain pour le mois de mai.

L’économie us a généré 390.000 emplois non agricoles en mai, selon le Département du Travail, un nombre légèrement supérieur au consensus, mais le taux de chômage s’est maintenu à 3,6%, alors qu’il était attendu en légère baisse par les économistes.

Le taux de participation à la puissance de travail s’est tenu quant à lui à 62,3%, un niveau qui reste inférieur de 1,1 point à celui de février 2020, et le revenu horaire moyen s’est accru à un rythme annuel de 5,2%.

Par ailleurs, les conceptions de postes des deux mois anciens ont été révisées, passant de 428.000 à 398.000 pour mars et de 428.000 à 436.000 pour avril, soit un solde de révision de -22.000 pour ces deux mois.

Autre chiffre très attendu, la croissance de l’activité du domaine privé américain a ralenti en mai un petit peu plus qu’estimé initialement, à en croire l’indice PMI composite de S&P Global, qui ressort à 53,6 en définitive, révisé de 53,8 en estimation flash et après 56 en avril.

‘La hausse plus faible de la réalisation traduit des croissances moindres dans le domaine manufacturier et celui des services, sur fond pour l’augmentation des prix de vente et de perturbations des chaines pour l’approvisionnement’, expliquent les enquêteurs.

Le PMI des ‘services’ a nettement ralenti au mois de mai à 53,4 contre 55,6 en avril (au plus bas à partir de février 2021) tandis que l’indice ISM non manufacturier, reflue de 57,1 vers 55,9.

Les T-Bonds voient leur rendement fuser à la hausse de +3,5Pts à 2,95% (après 2,98% au un peu avant, une clôture à ce niveau constituerait un nouveau ‘pire score’ annuel).

L’ambiance n’est pas meilleure en Europe où de nouveaux planchers sont enfoncés pour nos OAT (+5Pts à 1,808%) et les Bunds (+4Pts à 1,2700%).

En Europe, le volume des ventes de détail corrigé des variations saisonnières a diminué de 1,3% dans la zone euro et dans l’UE au mois pour l’avril selon les estimations pour l’Eurostat, après des hausses séquentielles de 0,3% et 0,6% respectivement en mars par rapport à février.

Par rapport à avril 2021, l’indice corrigé des impressions de calendrier des ventes de détail a augmenté de 3,9% dans la zone euro et de 5% dans l’UE, des taux annualisés en accélération par rapport à ceux de 1,6% et 2,8% observés le mois précédent.

Les investisseurs ont aussi pris connaissance ce matin de l’indice PMI Composite S&P Global de l’activité en France.

A 57 en mai, l’indice s’est légèrement replié par rapport aux 57,6 de mois pour l’avril, un chiffre qui constituait un sommet sur les 51 derniers mois. Malgré ce léger repli, l’indice continue de signaler une forte croissance de l’activité dans le domaine privé.

L’émergence pour l’une économie à deux vitesses s’avère toutefois se identifier, la croissance globale ayant en général reposé sur le dynamisme du domaine des services tandis que le rythme pour l’expansion de la réalisation manufacturière s’est montré moins marqué.

‘Le regain pour l’activité suscité par la levée des restrictions sanitaires finira tôt ou tard par s’atténuer et la faiblesse du domaine manufacturier peut très bientôt gagner celui des services’, prévient S&P Global, qui pointe en outre la forte inflation des prix facturés.

Dans la zone euro, l’indice PMI S&P Global composite de l’activité globale s’est replié de 55,8 en avril à 54,8 le mois dernier (son plus bas niveau à partir de 4 mois), continuant toutefois de signaler une hausse de l’activité du domaine privé de la région.

Bien que l’expansion du domaine des services ait marqué le pas sous l’effet pour l’une atténuation de l’effet de rattrapage amorcé après la levée des restrictions sanitaires, son rythme s’est avéré suffisant pour compenser les faiblesses du domaine manufacturier.

‘Les derniers résultats de l’enquête affichant un niveau aux normes à une hausse trimestrielle du PIB légèrement supérieure à 0,5%’, constate S&P Global, prévenant néanmoins que ‘les perspectives de croissance pour les prochains mois semblent s’orienter à la baisse’.

A spécifier que le pétrole ‘WTI’ progresse de +1,8% à 119$ tandis qu’un euro s’échange contre 1.0658 dollar.

Dans l’actualité des valeurs, la maison de champagne Laurent-Perrier publie au titre de son exercice 2021-22 un résultat net part du groupe doublé à 50,2 centaines de milliers pour l’euros et une marge opérationnelle améliorée à 26,3%.

Innate Pharma annonce qu’IPH5201, son anticorps monoclonal dirigé contre CD39, avancera en essai clinique de période 2 dans les cancers du poumon, et qu’elle recevra en conséquence un paiement pour l’phase de cinq centaines de milliers de dollars de son prétendant AstraZeneca.

Pour finir, Foncière INEA annonce le lancement pour l’une augmentation de capital en numéraire avec maintien du DPS de ses actionnaires pour l’un montant brut maximum pour l’environ 122,3 centaines de milliers pour l’euros, par l’émission pour l’un nombre maximum de près de 2,72 centaines de milliers pour l’actions nouvelles.

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