Paris : cède 0,2% dans un contexte particulier de 14 juillet

Paris: préserve les 6400 mais W-Street s'enfonce à mi-séance

(CercleFinance.com) – La bourse de Paris achève la séance de la journée sur un recul de 1,66%, à 6.425 points, dans un contexte de repli généralisé des deux côtés de l’Atlantique.

Le DAX cède 1,15%, suivi par l’E-Stoxx50 (-1,85%) mais les pertes se creusent ce soir en transactions électroniques car la lourdeur s’amplifie à Wall Street à mi-séance : le S&P500 et Dow Jones cèdent environ -0,7% à -0,8% et le Nasdaq s’effrite maintenant de -0,4% et bascule sous 12.300, ce qui confirme la cassure du support des 12.600, s’il en était encore besoin après le ‘sell off’ de -4,2% vendredi.

Il faudrait que les ‘sherpas’ de Wall Street envoient un message fort pour l’en ce lieu la clôture en retournant les indices à la hausse pour que les signaux pour l’alarme allumés vendredi soir s’éteignent… ce ne est pas une 1ère.

Outre-Atlantique, les investisseurs ont pris connaissance de la croissance de l’activité du domaine manufacturier au mois pour l’avril, selon les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiés ce lundi.

Il s’est tenu à 55,4 le mois dernier, un plus bas à partir de quasiment deux ans, contre 57,1 en mars, soit un repli de 1,7 point.

Et ce chiffre ressort bien inférieur au consensus qui le donnait à 57,6.

Il s’agit pour l’une surprise du fait que les indices régionaux ne signalaient jusqu’en ce lieu aucun fléchissement du domaine industriel, malgré le récent renchérissement des coûts de production.

Le sous-indice fonction de l’emploi a chuté à 50,9, contre 56,3 en mars, mais celui des nouvelles commandes s’est légèrement tassé à 53,5 contre 53,8 le mois précédent.

Seule consolation, la composante des prix acquittés a, elle, reculé à 84,6 contre 87,1 au mois de mars.

Un autre indice PMI manufacturier publié lundi, celui calculé par S&P Global, est ressorti en hausse à 59,2 en données définitives pour le mois écoulé, contre une estimation flash qui était de 59,7, après 58,8 en mars.

Les opérateurs ont pour finir une réponse concernant le ‘fait de la journée’ survenu vers 9H57 : le CAC40, le DAX, le Mibtel, l’AEX… ont été victimes pour l’un ‘flash krach’ parti des bourses nordiques.

Le CAC40 a plongé de -120Pts du CAC40 en quelques secondes peu après 10H tandis que l’indice OMX de Stockholm s’effondrait jusqu’à -8% entre 9H 56 et 10H (il ne perdait plus que 1,4% à 15H)

Oslo a aussi décroché de -5% avant un rebond quasi vers -1,5%.

A Paris, Saint-Gobain, Legrand, ST-Micro ont plongé brièvement de -8,5 à -10%, de façon facilement injustifiée.

Cette mini-catastrophe est officiellement reliée à l’exécution pour l’un ordre erroné (sûrement un null de trop sur une quantité à la vente de contrat à terme) : il s’agirait donc pour l’une erreur humaine… et ce sera une erreur à plusieurs milliards pour celui qui l’a commise, sauf si un accord est trouvé pour annuler toutes les transactions entre 9H55 et 10H15, ce qui s’avère inenvisageable.

Ce trou pour l’air n’avait évidemment rien à voir avec les PMI manufacturiers pour l’avril publiés en zone Euro du fait que les pays scandinaves n’en font pas partie.

Parmi les PMI publiés ce matin, celui de l’activité manufacturière française anticipée a agréablement surpris: il s’est redressé de 54,7 en mars à 55,7 malgré une chute de 22,6% des ventes de voitures neuves.

La croissance s’est tout particulièrement appuyée sur une accélération de la hausse du volume global des nouvelles commandes, les clients ayant anticipé leurs commandes afin de se prémunir contre de nouvelles augmentations de prix et pénuries.

Situation plus négative dans l’Eurozone : le PMI manufacturier se contracte de -1,2Pt vers 57,0 (à un plus-bas de 15 mois), mais c’est mieux que les 55,9 anticipés par le consensus.

Le PMI des ‘ services ‘ (domaine tertiaire) recule de 0,7 vers 54,8, mais cela reste supérieur aux 54,3 attendus.

Le PMI Composite de l’Eurozone se contracte de -1 point de 55,5 vers 54,5, mais c’est moins pire que redouté vu la chute de la consommation en France et en Allemagne et l’envolée de prix à la réalisation dans l’industrie.

En Europe forcément, l’indicateur du climat économique (ESI) a baissé tant dans l’ensemble de l’UE (-1,7 point à 104,9) que dans la zone euro (-1,7 point à 105,0), selon l’enquête mensuelle de la Commission européenne.

Bruxelles apporte que son indicateur des perspectives pour l’emploi (IEE) a aussi diminué le mois dernier par rapport au précédent, reculant ainsi pour l’un point à 111,7 dans l’UE et de 1,1 point à 112,4 dans la zone euro.

Mais les plus mauvais chiffres de la journée proviennent de Chine où l’indice des directeurs pour l’achat (IDA) du domaine non-manufacturier de la Chine est ressorti à 41,9 en avril, contre 48,4 en mars, a annoncé samedi le Bureau pour l’Etat des statistiques.

Pour mémoire, un chiffre supérieur à 50 points indique une expansion, tandis qu’un chiffre inférieur à 50 reflète une contraction de l’activité.

Ces mauvaises nouvelles en provenance de la seconde économie mondiale viennent s’ajouter aux indicateurs décevants publiés la semaine dernière aux États-Unis et confortent les craintes pour l’un ralentissement de l’économie.

‘Le principal souci (et facteur de risque) pour les marchés pour l’actions reste les incertitudes qui entourent l’inflation, sachant que les récents confinements en Chine et l’escalade dans le conflit russo-ukrainien pourraient encore assombrir les perspectives’, prévient Mike Gibbs, l’un des stratèges du gestionnaire pour l’actifs américain Raymond James.

Les investisseurs devraient donc demeurer nerveux tandis que la Réserve fédérale réunit à partir à venir son comité de politique monétaire à Washington.

‘Nous nous attendons à ce que la Fed relève ses taux de 50 points de base, conformément aux attentes du consensus et aux anticipation du marché, tout en ouvrant la voie à pour l’autres hausses de taux de 50 points de base pour l’en ce lieu à la fin de l’année’, prédisent les équipes de Danske Bank.

Le rendement des T-Bonds US -malgré le niveau de stress qui règne sur les actions après une chute de -4,5% du Nasdaq-100 vendredi- continue de se tendre et de battre des record : +10Pts à 2,985%, le rendement du ’30 ans’ passe la barre des 3,05%.

En Europe, nouveau ‘pire score’ pour nos OAT avec +3Pts à 1,48% (après 1,50% ce midi) et +2Pts sur les Bunds à 0,958%… et +6Pts sur les BTP italiens à 2,84%.

Si le gros de la période des résultats est à présent passé, de nombreux poids lourds de la cote doivent encore divulger leurs comptes trimestriels cette semaine.

Aux États-Unis sont attendues, entre autres choses, les performances pour l’AMD, Moderna, Pfizer et Uber tandis qu’en Europe tomberont les chiffres pour l’Airbus, BNP Paribas, bp, EDF, Shell ou aussi Volkswagen dans les jours qui viennent.

Dans l’actualité des valeurs françaises, la société biopharmaceutique AB Science a publié vendredi soir une perte parfaite de 14,46 centaines de milliers pour l’euros pour l’année écoulée, contre 15,04 centaines de milliers au 31 décembre 2020, ainsi qu’une perte opérationnelle en réduction de 6,4% à 13,81 centaines de milliers pour l’euros.

Airbus annonce la confirmation par la compagnie australienne Qantas pour l’une commande de 12 A350-1000, 20 A220 et 20 A321XLR, un accord s’ajoutant à une commande existante pour 109 appareils de le domaine A320neo.

Pour finir, Aspect Liquide a annoncé ce matin la signature pour l’une alliance stratégique avec Lotte Chemical en vue de déployer une chaîne pour l’approvisionnement dédiée à l’hydrogène en Corée du Sud. Les deux collaborateurs ont anticipé de réaliser une co-entreprise, qui devra être contrôlée au niveau de 60% par le groupe français, en vue pour l’investir dans deux centres de conditionnement de l’hydrogène de grande taille basés à Daesan et Ulsa.

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