Paris : léger repli avant les statistiques et résultats US

Paris : temporise après la BCE, les taux se détendent encore

(CercleFinance.com) – La Bourse de Paris termine en demi-teinte, le CAC a reperdu les 3/4 de ses gains initiaux pour en terminer à 6.481 (+0,26%), dans des volumes étriqués de 2,6MdsE.

Le rebond se poursuit mais sans ‘participation’ : les acheteurs se sont encore raréfiés peu après le début de la conférence de presse de Ch.Lagarde, le CAC40 retombant de 6.525 vers 6.485 (+0,25 à +0,35% environ).

Les taux se détendent encore, de -4Pts (T-Bonds à 1,244% et OAT à -0,087%) et de -3,5Pts sur les Bunds à -0,427%, au plus bas à compter de le 7 février.

L’Euro-Stoxx50 résiste mieux avec +0,8%, à 4.058 dans le sillage de Madrid (+1%).

Londres se désolidarise avec un repli de -0,43%, ce qui n’a pas de lien évident avec Wall Street.

À partir de la réouverture, les indices US n’apportent pas pour l’indications : à mi-séance, un biais légèrement haussier se dessine sur le Dow Jones (+0,1%), le S&P500 (environ +0,15%) ou le Nasdaq qui grappille +0,3%.

Le communiqué de la réunion de travail de la Banque centrale européenne avait été bien accueilli mais un commentaire de Ch.Lagarde a semé un peu le trouble.

A l’issue de sa réunion de travail, le conseil des gouverneurs de la BCE a révisé ses indications prospectives sur les taux pour l’but, pour ‘noter son engagement à maintenir une politique monétaire forcément accommodante afin pour l’atteindre sa cible pour l’inflation’.

Le conseil s’attend à ce que ‘les taux pour l’but directeurs restent à leurs niveaux contemporains ou à des niveaux inférieurs jusqu’à ce que l’inflation atteigne 2% bien avant la fin de son horizon de projection et durablement pour le reste de l’horizon de projection’.

Il pense que les progrès fabriqués en terme pour l’inflation sous-jacente sont suffisamment avancés pour être compatibles avec une stabilisation de l’inflation à 2% à moyen terme. Cela peut impliquer une période transitoire pour l’inflation modérément supérieure à la cible.

Il est beaucoup trop tôt pour envisager un ralentissement des rachats dans le cadre du PEPP, cela n’a même pas été discuté.

Le BCE anticipe un retour au rythme de croissance pré-crise au 1er trimestre 2022 et parie sur une inflation inférieure à 2% en 2022.

Jusque là, rien que de très aux normes aux attentes… mais il n’y aurait pas eu unanimité au sujet des ‘orientations prospectives’.

Arôme chiffres US, les inscriptions aux allocations chômage ont augmenté la semaine du 12 juillet aux Etats-Unis pour s’établir à 419 000 contre 368 000 la semaine précédente (chiffre révisé).

La moyenne mobile sur 4 semaines s’établit à 385 250 en hausse de 750 par rapport au niveau révisé de la semaine précédente.

Pour finir, le nombre de personnes percevant fréquemment des indemnités s’établit à 3 236 000, soit une baisse de 29 000 par rapport au niveau révisé de la semaine du 5 juillet, ce qui constitue le plus bas niveau à compter de mars 2020.

Les reventes de logements anciens ont augmenté de 1,4% aux Etats-Unis au mois de juin, selon la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR). A 5,86 centaines de milliers pour l’unités en rythme annualisé, elles ressortent néanmoins légèrement inférieures aux attentes.

La NAR précise que le stock de maisons invendues a augmenté de 3,3% à 1,25 million, soit 2,six mois de stocks (-18,3% sur 1 an), et que le prix médian du logement ancien vendu a progressé de 23,4% en comparaison annuelle, seconde plus forte hausse à compter de janvier 1999.

Les indicateurs avancés du Conference Board progressent +0,7% au lieu des +0,8% visés par le consensus (c’est par conséquent assez près).

De nombreuses entreprises doivent publier leurs résultats dans la journée des deux côtés de l’Atlantique.

Ce matin, des groupes européens de la trempe pour l’ABB, Publicis ou Technip Energies ont dévoilé leurs comptes trimestriels, avant pour l’être imités par des sociétés américaines comme AT&T avant l’ouverture de New York : les chiffres publiés ne déçoivent pas les attentes, Publicis (+2%) a révisé à la hausse tous ses objectifs pour 2021.

Le groupe prévoit un retour aux niveaux pré-pandémie attendu en un an au lieu de deux : croissance organique de 7%, taux de marge opérationnelle de 17% et free cash-flow entre 1,2 et 1,3 milliard pour l’euros.

Au premier semestre, le groupe de communication a engrangé un BNPA courant dilué en hausse de 27% à 2,23 euros et un FCF en croissance de 22% à 605 centaines de milliers, ainsi qu’un taux de marge opérationnelle record à 16,5% (+350 points de base). A 4,93 milliards pour l’euros, le revenu net a augmenté de 3,3%.

Les leaders du CAC40 sont dorénavant les ‘technos’ avec Worldline, Téléperformance et Dassault Systèmes avec +2,4% à +2,6%.

Getlink publie un résultat net consolidé du premier semestre 2021 en perte de 123 centaines de milliers pour l’euros, mais un EBITDA consolidé qui reste positif, en baisse de 19% à 100 centaines de milliers. Le chiffre pour l’affaires du groupe s’établit à 326 centaines de milliers, en baisse de 12%.

Sur les six premiers mois de l’année, Technip Energies (+1,8%) a enregistré un résultat net ajusté de 100,3 centaines de milliers pour l’euros, soit un BPA de 0,55 euro contre 0,71 euro un an auparavant, ainsi qu’une marge pour l’EBIT récurrent ajusté améliorée de 0,8 point à 6,3%. A 3,24 milliards pour l’euros, le chiffre pour l’affaires ajusté s’inscrit en croissance de 8%.

Ipsos (+4%) publie un résultat net ajusté part du groupe en forte hausse à 81,4 centaines de milliers pour l’euros au titre du premier semestre 2021, contre 12,8 centaines de milliers un an auparavant, et une marge opérationnelle record de 11% contre 3,2% au premier semestre 2020. Le chiffre pour l’affaires s’établit à 993,3 centaines de milliers pour l’euros, en progression de 26,4% en données publiées.

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