Prudence en vue à l'ouverture avec une série d'indicateurs

Prudence en vue à l'ouverture avec une série d'indicateurs

LES BOURSES EUROPÉENNES ATTENDUES EN LÉGER REPLI

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Les majeures Bourses européennes devraient ouvrir en léger repli vendredi en attendant les chiffres de l’inflation en zone euro et le rapport sur l’emploi américain dans un contexte de marché forcément inquiet de l’impact de la guerre en Ukraine sur l’économie.

Les contrats à terme indiquent un recul de 0,17% pour le CAC 40 parisien, de 0,15% pour le Dax à Francfort et un repli de 0,19% pour le FTSE à Londres.

Les grands indices ont fini dans le rouge bordeaux jeudi et bouclé le premier trimestre en parfaite baisse avec une chute de 6,55% pour le Stoxx 600 et de 6,9% pour le CAC 40 sur les trois premiers mois de l’année, leur pire performance trimestrielle à partir de 2020.

Les marchés devraient entamer ce nouveau trimestre sur une note prudente, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les préoccupations croissantes sur la conjoncture économique et la perspective pour l’un resserrement monétaire plus important des banques centrales continuent de peser sur le climat général.

Les investisseurs suivront la publication de plusieurs indicateurs de premier plan dans la journée à débuter par les chiffres définitifs des enquêtes PMI dans le domaine manufacturier en Europe et ensuite la 1ère estimation de l’inflation en zone euro, demandée par le consensus Reuters en hausse de 6,6% sur un an en mars.

De l’autre arôme de l’Atlantique, on suivra la publication à 12h30 GMT du rapport mensuel du département du Travail. La composante sur les salaires devrait être spécialement surveillée dans le contexte inflationnistes.

A WALL STREET

Jeudi, l’indice Dow Jones à Wall Street a cédé 1,56% à 34.678,35 points, le S&P-500 a perdu 1,57%, à 4.530,41 points et le Nasdaq Composite .IXIC a reculé de 1,54% à 14.220,52 points.

En déclin en début pour l’année avec les craintes sur l’inflation tout particulièrement, les principaux indices de la Bourse de New York ont rebondi en mars: sur le mois, le S&P-500 a progressé de 3,6%, le Dow Jones de 2,3% et le Nasdaq de 3,4%.

Sur le premier trimestre, le S&P-500 a cédé 4,9%, marquant son plus important déclin trimestriel à partir de début 2020. Le Dow Jones a reculé sur la période de 4,6% et le Nasdaq a chuté de 9,1%.

Les contrats à terme indiquent pour l’heure une hausse modérée à l’ouverture.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, le Nikkei a reculé de 0,56% après le repli de Wall Street et une enquête trimestrielle « tankan » de la Banque du Japon montrant la 1ère dégradation en près de deux ans de la confiance des grandes entreprises industrielles et des services.

Toshiba s’est adjugé 6,45% après des informations selon lesquelles le fonds pour l’investissement Bain Capital a approché plusieurs actionnaires du groupe japonais au sujet pour l’une éventuelle proposition pour l’achat.

Effissimo Capital Management, premier actionnaire de Toshiba, a déclaré jeudi qu’il accepterait de céder sa participation de 9,9% au capital du groupe à Bain Capital si ce dernier lançait une offre publique pour l’achat.

Les marchés chinois sont en hausse, les investisseurs anticipant à de nouvelles mesures de relance après la contraction de l’activité manufacturière en mars selon l’indice PMI Caixin/Markit.L’indice CSI300 avance de 1,21% mais l’indice composite de Shanghai prend 0,81%.

TAUX

La courbe des taux à dix et deux ans s’est inversée dans la nuit dans les échanges en Asie, pour la 3ème fois de la semaine l’écart entre le rendement des Treasuries à deux ans et celui des titres à dix ans est tombé en zone négative, ce qui alimente la nervosité des investisseurs sur une possible récession à venir.

Le rendement du dix ans reprend près de six points de base à 2,3803% après 4 séances de baisse consécutives mais celui du deux ans bondit quasiment de neuf points, à 2,3733%.

En Europe, le rendement allemand monte de trois points de base dans les premiers échanges, autour de 0,6%.

CHANGES

Le dollar prend 0,17% face à un panier de devises de référence avant la publication du rapport sur l’emploi américain.

L’euro est stable face au billet vert à 1,1058 dollar. Jeudi, la monnaie unique a perdu 0,82%, après un pic pour l’un mois à 1,1184, tandis que l’optimisme concernant les négociations de paix sur l’Ukraine s’est dissipé.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, les cours reculent avant la réunion de travail à 12h00 GMT des pays membres de l’Agence internationale de l’Energie pour discuter pour l’une nouvelle utilisation des réserves pour l’urgence pour stabiliser le marché au lendemain pour l’une initiative semblable des Etats-Unis.

Le Brent perd 1% à 103,66 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,26% à 99,02 dollars.

Ils ont chuté de 4,9% et 7% respectivement jeudi après que le président us Joe Biden a annoncé que les Etats-Unis puiseront un million de barils par jour de brut des réserves stratégiques à partir de mai et pour six mois afin de lutter contre l’envolée des cours.

(Laetitia Volga, édité par Matthieu Protard)

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