Une semaine sur les marchés : le récap du 18 au 22 octobre

Recherche d’équilibre entre les valeurs de croissance et des titres plus opportunistes

(Crédits photo : Unsplash – )

Le 21 janvier 2022

L’autoroute bien balisée sur laquelle nous avons roulé lors de ces dernières décennies est arrivée en fin de course. Les plaisantes valeurs de croissance, poussées à la hausse par des taux pour l’avantage forcément plus bas, ne tiennent plus le haut du pavé. Des titres aussi adulés qu’Eurofins, Dassault Systèmes, Téléperformance et Hermès International figurent tous en tête des baisses à la Bourse de Paris à partir de le début de l’année. Comme la majorité des valeurs technologiques, toutes ces actions sont aujourd’hui entrées en période de « correction » marquée par un repli de plus de 10% des cours sur une période caractéristique. Cette baisse ne signifie pas que ces valeurs brûlent les doigts des investisseurs et qu’il convient de les vendre à tout prix. Elle signifie que nous entrons dans une nouvelle configuration de marché qui nécessite de varier les choix pour l’investissement.

A l’opposé, le palmarès des plus fortes hausses de la nouvelle année parle de lui-même : TotalEnergies (+13,5%), Stallentis (+12,6%), Société Générale (+11,7%), Renault (+10,9%). Toutes ces valeurs ont en courant pour l’être portées, pour les unes, par la hausse du prix de l’électricité, pour les autres, par celle des taux pour l’avantage et l’espoir pour l’un rebond de l’activité économique après la crise du Covid 19. Pas question pour autant de ne sélectionner que ces titres dans les portefeuilles. Une telle stratégie vous exposerait à une volatilité excessive en cas de retournement de tendance.

La bonne attitude à adopter consiste, selon nous, à rechercher le meilleur équilibre entre pour l’un arôme les valeurs de croissance, parmi lesquelles figurent le luxe et l’innovation. Et de l’autre des titres plus cycliques et plus sensibles à l’évolution de la conjoncture.

Les données du soucis ont en effet changé. L’emballement des prix à la réalisation et à la consommation incite la Réserve fédérale nord-américaine à envisager trois ou 4 hausses de ses taux directeurs cette saison et à stopper ses injections de liquidités sur le marché financier. Le modèle de valorisation des actifs par la méthode de l’actualisation des cash-flow qui autorisait des cours forcément plus élevés à l’aide de la faiblesse des taux pour l’avantage ne fonctionne plus aussi bien qu’auparavant. Aujourd’hui, les investisseurs préfèrent miser sur les valeurs les mieux placées pour profiter de l’envolée du prix des matières premières et des taux pour l’avantage.

Les publications de résultats annuels qui vont s’accélérer la semaine prochaine nous permettra rapidement de savoir si le marché pourra s’appuyer sur la progression des bénéfices des entreprises pour rebondir. Si c’est le cas, la cote pourra reprendre des teintes et la correction des valeurs haut de gamme et technologiques sera analysée comme une baisse salutaire qui aura permis aux investisseurs de retourner à l’achat. Si ce n’est le cas, la correction peut s’amplifier. A ce titre, la déception créée ce jeudi par Netflix, le géant américain du streaming, qui a fait état pour l’une progression de nombre pour l’abonnés à un niveau inférieur aux attentes, a jeté un froid sur le marché.

Nous avons, dans ce contexte, poursuivre pour l’conformer nos portefeuilles en fonction des objectifs qui leur ont été assignés. Dans notre choix Défensive, nous n’avons procédé à aucun arbitrage après les ventes intervenues ces deux dernières semaines de titres Hermès International, Sartorius Stedim Biotech, Teleperformance et Dassault Systemes. Les liquidités représentent maintenant plus de 50% du portefeuille, ce qui renforce son arôme défensif. Le corollaire de cette stratégie est que notre portefeuille, largement investi en valeurs de croissance, sous-performe l’indice CAC 40, ayant trouvé dans les valeurs cycliques de solides appuis pour compenser la baisse des valeurs de croissance.

Le portefeuille Offensif, maintenant largement redéployé autour de l’électricité, des matières premières et des valeurs financières, s’est mieux comporté. Nous avons cette semaine vendu l’intégralité de nos actions TF1 qui n’ont pas pris la direction que nous escomptions. Ceci nous a permis pour l’acheter 100 actions Eramet, un groupe minier gros producteur de nickel et de manganèse, aussi spécialiste des métaux à forte valeur ajoutée. Nous nous félicitons pour finir pour l’avoir vendu le 6 janvier dernier, toutes nos actions Soitec qui se sont effondrées de plus de 18% ce jeudi, suite à un renouvellement de direction générale mal crédité par les analystes financiers.

Bon week-end à tous !

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