Une semaine de Bourse  Semaine morose

Séance mitigée à Wall Street, avec des records pour le S&P 500 et le Nasdaq

La Bourse de New York a accompli de façon mitigée jeudi quoique sur des records, l’innovation devançant les actions de l’économie traditionnelle, dans un marché qui reste aux prises avec des pressions inflationnistes et une remontée des cas de Covid 19.

Selon des résultats définitifs, l’indice Dow Jones a perdu 0,17% à 35.870,95 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a avancé de 0,45% à 15.993,71 points, un nouveau record, tout comme pour l’indice élargi S&P 500 à 4.704,54 points, en hausse de 0,34%.

Les échanges ont été volatiles “tandis que les marchés réagissent aux pressions inflationnistes, ainsi qu’aux défis de la chaîne pour l’approvisionnement et de main-d’oeuvre”, ont mentionné les analystes de Schwab.

“Sans compter les inquiétudes qui semblent refaire surface concernant la récente augmentation des infections au Covid-19 dans le univers”, ont-ils ajouté.

Les investisseurs se exigent aussi si la Fed ne va pas être forcée pour l’accélérer le calendrier de sa 1ère hausse des taux pour l’avantage.

Le président de la Fed de New York, John Williams a reconnu jeudi que l’inflation était “répandue”, ont aussi souligné les analystes de Wells Fargo.

Au rang des indicateurs de la journée, le département du Travail a publié des demandes hebdomadaires pour l’allocation chômage forcément au plus bas à partir de la pandémie.

A 268.000, elles ont diminué de seulement 1.000 et sont supérieures aux attentes mais c’est toutefois “le plus bas niveau à partir de le 14 mars 2020”, juste avant le déclenchement de l’épidémie et des confinements aux Etats-Unis, a relevé Patrick O’Hare de Briefing.com.

Un indicateur favorable est aussi venu de la région de Philadelphie où l’activité manufacturière a rebondi en novembre plus fortement que anticipé, se hissant même à son précédemment niveau à partir de avril (39 points contre 22 attendus), selon les données de la Fed régionale.

Nvidia et Macy’s en vedette

Parmi les nouvelles de sociétés, le fabricant de semi-conducteurs et de cartes graphiques Nvidia (+8,25% à 316 dollars) a tiré l’enthousiasme du Nasdaq. Le groupe est salué pour ses résultats trimestriels meilleurs que anticipé, en pleine pénurie de puces, ce qui a fait grimper ses prix de vente.

Nvidia a affiché au 3ème trimestre un chiffre pour l’affaires de 7,1 milliards de dollars contre 6,81 milliards prévus, dont 3,22 milliards dans les games vidéo.

Cisco au contraire a plongé de 5,51% tandis que le spécialiste des équipements de réseaux informatiques a divulgué des perspectives de croissance décevantes avec des difficultés pour l’accès aux composants.

Les chaînes de grands magasins et pour l’habillement Macy’s (+21,17%) et Kohl’s (+10,62%) ont rencontré une résurrection après avoir surpris les analystes par le bond de leurs ventes et leurs bonnes perspectives de fin pour l’année dans un contexte de dynamisme du consommateur américain.

“Présumé être au bord de l’extinction après la fermeture des magasins physiques durant la pandémie dans tout le pays les premiers jours de 2020, Macy’s et pour l’autres grands magasins connaissent un renouveau étonnant cette saison tandis que les acheteurs reviennent en nombre dans les centres commerciaux”, a souligné Patrick O’Hare de Briefing.com.

Les titres cotés à Wall Street du géant chinois de la distribution en ligne Alibaba ont chuté de 11,13%. Le groupe a annoncé un bénéfice trimestriel en baisse de 81%, plombé par le durcissement réglementaire en Chine qui ébranle les géants de la tech.

Une commande à Pfizer par le gouvernement américain à Pfizer, de 10 centaines de milliers de traitements de sa pilule anti-Covid pour 5,29 milliards de dollars a profité au titre du fabricant de vaccin (+1,06% à 51,41 dollars).

Les investisseurs ont applaudi à la stratégie de la chaîne de drugstores et pharmacies CVS (+2,81%) qui va fermer 900 de ses magasins aux Etats-Unis, soit 10% de ses enseignes pour l’maintenant trois ans.

Introduit en trombe à Wall Street il y a deux semaines, Rivian, le constructeur de véhicules électriques naissant, a sévèrement dégonflé de 15,53% à 123 dollars. Reflet de l’appétit vorace des investisseurs pour le domaine des transports sans émission, le titre avait grimpé jusqu’à 172 dollars huit jours après son entrée en Bourse à 78 dollars.

Sur le marché obligataire, les taux sur les bons du Trésor à dix ans étaient stables à 1,58%.

vmt/Dt/els

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