POINT MARCHÉS-Petite hausse en vue à Wall Street, l'Europe hésite

Une semaine de Bourse – Les marchés cèdent du terrain malgré les bons chiffres sur l'emploi US

(AOF) – Les marchés européens ont terminé en repli en dépit de la publication d’un rapport sur l’emploi bien meilleur que anticipé pour juillet aux Etats-Unis. Il renforce en conséquence les anticipations pour l’une politique monétaire agressive de la Fed. Le CAC 40 a cédé de 0,63 % à 6472 points, réduisant ses gains sur la semaine à 0,71%. L’EuroStoxx 50 a baissé de 0,80 % à 3731,22 points. A Wall Street, même tendance avec un Dow Jones en baisse de 0,20% vers 17h30.

Cette journée de vendredi aura été rythmée par la sortie de plusieurs indicateurs économiques pour l’importance.

Bonne nouvelle, selon l’Insee, la réalisation en France a augmenté de nouveau dans l’industrie manufacturière (+1,2 % après +1,0 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (+1,4 % après +0,2 %, chiffre relevé de stable), a mentionné l’Insee. Une augmentation dans le sillage de celle en Allemagne (+0,4% en juin ealors qu’elle était demandée en repli de 0,3%), a mentionné a mentionné Destatis, l’office fédéral de la statistique

En revanche, le déficit de la balance commerciale hexagonale s’est creusé en juin, à 13,07 milliards pour l’euros après – 12,9 milliards pour l’euros en mai, ont annoncé les Douanes. Il était attendu à – 12,56 milliards pour l’euros.

La statistique la plus scrutée par les marchés était avant tout celle du rapport mensuel américain sur l’emploi en juillet. Il y ressort que les conceptions pour l’emploi ont dépassé les attentes( 528 000 postes en juillet contre 250 000 attendus) mais le taux de chômage a rencontré une baisse inattendue (3,5 % contre une prévision stable à 3,6 %).

A ce titre, la hausse plus conséquente que anticipé des salaires ( +0,5% en juillet, à confronter avec un consensus de +0,3%) est inquiétante pour la Fed car le cauchemar de toute Banque centrale luttant contre l’inflation est de voir se réaliser une boucle prix-salaires-prix.

Conséquence de ces chiffres de l’emploi plus solides que anticipé, les marchés attribuent dorénavant une probabilité de 65% à une hausse des taux de la Fed de 75 points de base en sept., contre 40% auparavant.

Dans cette perspective, le rendement du 10 américain gagne près de 14 points de base à 2,84%. Il entraîne dans son sillage son équivalent allemand, qui progresse de plus de 12 points de base à près de 0,93%.

Dans cet environnement dominé par les publications pour l’indicateurs macro-économiques et tandis que le bal des résultats prend fin, Crédit Agricole a continué de se distinguer. Elle a bénéficié de la hausse des taux et de ses bons résultats dévoilés hier.

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