Paris : léger repli avant les statistiques et résultats US

Valneva chute en Bourse, déception sur l'efficacité du vaccin contre le COVID-19

(Actualisé avec déclaration de Valneva, contexte)

PARIS, 3 décembre (Reuters) – L’action Valneva VLS.PA recule vendredi à la Bourse de Paris en réaction à une étude jugée décevante par le marché sur l’efficacité de la dose de rappel du vaccin codée par la société pharmaceutique contre le COVID-19 par rapport à la concurrence.

A 16h40, le titre Valneva abandonne 12,96% à 24,04 euros. La cotation avait été auparavant temporairement suspendue tandis que la valeur chutait de 24%.

« Le titre souffre en toute simplicité car l’efficacité de leur produit ne tient pas ses promesses », explique Mikaël Jacoby, responsable du trading chez Oddo BHF.

Selon une étude britannique, « COV-Boost », dévoilée vendredi, les doses de rappel des vaccins de Pfizer PFE.N et Moderna

MRNA.O contre le COVID-19 sont celles qui apportent une réponse immunitaire la plus élevée lorsqu’elles sont administrées 10 à 12 semaines après la dernière injection.

L’étude dévoile aussi que la dose de rappel du vaccin de Valneva n’apporte pas de réponse immunitaire supplémentaire pour les personnes ayant été vaccinées auparavant avec le vaccin Pfizer.

« Cela a surpris tout le marché. On n’attendait pas de différence significative entre leur vaccin et la concurrence. La violence de la réaction [en Bourse] en est signe bien. Le marché est pris à revers car il attendait une équivalence pour l’efficacité », explique Mikaël Jacoby.

La biotech française a déclaré qu’il ne fallait pas tirer de conclusions sur l’efficacité de son vaccin candidat, baptisé VLA2001, à partir de cette étude britannique car le court intervalle entre l’administration du rappel et la fin du schéma vaccinal initial a à tous les coups dû entraîner un impact négatif sur les résultats de son produit.

« Le contexte de cette étude nous amène à penser que COV-Boost ne permet pas de tirer de conclusions quant à l’utilisation de VLA2001 comme rappel dans un contexte réel », a déclaré Valneva en reponse à une demande de commentaire de Reuters.

« Les participants ont reçu une dose de rappel plutôt tôt, seulement deux à trois mois après l’administration de la seconde dose de primovaccination, alors qu’ils n’avaient pas besoin pour l’un rappel, que ce soit pour l’un point de vue immunologique ou selon l’intervalle actuellement recommandé pour les vaccins COVID-19 homologués », a poursuivi le laboratoire.

Valneva apporte que ses propres essais cliniques évalueront l’efficacité du rappel vaccinal au minimum six mois après la primovaccination.

L’Agence européenne des médicaments (AEM) a annoncé jeudi avoir entamé l’examen en continu du candidat vaccin contre le COVID-19 de Valneva, qui a a conclu le mois dernier un accord pour l’achat anticipé pour l’un maximum de 60 centaines de milliers de doses du VLA2001 avec l’Union européenne.

L’accord porte sur une période de deux ans et prévoit la fourniture pour l’environ 27 centaines de milliers de doses en 2022 sous réserve pour l’une autorisation du produit par l’AEM.

(Reportage Laetitia Volga et Silvia Aloisi, rédigé par Blandine Hénault avec la contribution de Silvia Aloisi, édité par Sophie Louet)

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