La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street clôture en hausse, le marché confiant dans l'économie américaine

La Bourse de New York a accompli en hausse jeudi, reprenant sa marche en avant, après une pause la veille, tirée par de bons indicateurs qui ont rassuré sur la santé de l’économie nord-américaine.

Le Dow Jones a gagné 1,02% à 34.707,94 points, le Nasdaq, à forte composition technologique, a pris 1,93% à 14.191,83 points, et l’indice élargi S&P 500, a grimpé de 1,43% à 4.520,16 points.

Quelque 25 des 30 entreprises du Dow Jones ont accompli dans le vert, emmenées par le fabricant de semi-conducteurs Intel (+6,94% à 51,62 dollars).

Arôme Nasdaq, les valeurs de l’industrie technologique ont aussi brillé, à l’image de Nvidia (+9,82%), AMD (+5,80%) ou Broadcom (+4,51%).

« On constate les marchés se stabiliser à mesure qu’ils s’habituent à la perspective de la hausse des taux de la Fed (banque centrale nord-américaine) », a détaillée Angelo Kourkafas, chargé de la stratégie pour l’investissement chez Edward Jones.

Les opérateurs estiment à présent à 80% la probabilité que la Réserve fédérale (Fed) remonte encore ses taux de 2 points de pourcentage pour l’en ce lieu à la fin de l’année, alors qu’ils l’estimaient quasiment nulle il y a un mois.

L’indice VIX, qui mesure la volatilité du marché, a dégringolé jeudi de 8% pour retomber à son niveau pour l’il y a un mois et demi.

Le marché actions est encouragé par plusieurs bons indicateurs macroéconomiques aux États-Unis, tout particulièrement les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage, bien inférieures aux attentes et au plus bas à compter de plus de 52 ans.

« C’est énormément bas que cela dévoile la solidité de notre économie », a commenté Kim Forrest, responsable de l’investissement chez Bokeh Capital Partners.

« C’est un indicateur de plus qui est signe du fait que le marché de l’emploi est très soutenu et tendu », a abondé Angelo Kourkafas.

Autre bonne surprise, l’indice pour l’activité PMI aux États-Unis est ressorti à son un peu avant niveau à compter de huit mois en mars, une performance plus élevée que prévue par les économistes. Le bond est enregistré à la fois dans les services et l’industrie.

Ces données « valident le discours de Jerome Powell », président de la Fed, selon lequel « l’économie (nord-américaine) est capable pour l’encaisser une série de hausses de taux cette saison », selon Angelo Kourkafas.

Tandis que les marchés actions paradaient, le marché obligataire a de nouveau souffert. Le rendement des emprunts pour l’État américains à 10 ans s’inscrivait à 2,35%, contre 2,29% la veille. Les prix des obligations évoluent en sens opposé des taux.

Après un mois de guerre et malgré des signes pour l’enlisement en Ukraine, Wall Street s’avère avoir relégué, dans une certaine mesure, le conflit au deuxième plan et restait optimiste jeudi.

« La coordination au niveau de l’Otan et l’espoir pour l’un cessez-le-feu tirent les actions », pour l’après Kim Forrest. États-Unis et Royaume-Uni ont annoncé jeudi une nouvelle vague de sanctions, qui vise tout particulièrement plusieurs entreprises russes et bélarusses.

Signe pour l’appétit retrouvé pour le risque et de confiance dans les perspectives de l’économie nord-américaine, plusieurs valeurs du domaine du tourisme ont fait des étincelles, parmi elles Booking (+4,73%), Expedia (+4,32%) ou Airbnb (+4,06%).

Après son effondrement de février et début mars, Meta Platforms (ex-Facebook) a poursuivi sa remontée (+2,86% à 219,57 dollars).

Uber a passé la seconde (+4,96% à 34,70 dollars), après que le groupe a mentionné qu’il allait maintenant intégrer l’ensemble des taxis new-yorkais sur sa plateforme, à des tarifs identiques à ceux de la formule de base Uber X.

Forcément soutenus par les prix élevés des matières premières, les aciéristes US Steel (+6,50%) et Cleveland-Cliffs (+12,04%) ont eu la faveur des acheteurs.

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