CAC40 : limite la casse mais aligne une 3ème semaine de repli

Wall Street en ordre dispersé, la pilule anti-Covid séduit mais l'inflation inquiète

La Bourse de New York a ouvert en hausse vendredi, enthousiaste après l’annonce de l’arrivée possible pour l’une pilule anti-Covid mais forcément inquiète de l’inflation après la publication pour l’un nouvel indicateur.

Vers 10H05, le Dow Jones s’affichait en hausse de 0,04% à 33.856,27 points. L’indice au fort parfum technologique Nasdaq, se repliait lui, en revanche, de 0,72% à 14.345,18 points. L’indice élargi S&P 500 était en baisse de 0,27% à 4.295,71 points.

Le mois de sept., marqué par plusieurs décrochages, aura été le plus mauvais pour les grands indices à compter de mars 2020.

Pour Karl Haeling, de LBBW Bank, la hausse des indices était directement reliée à l’annonce, par le laboratoire américain Merck, de résultats cliniques pour sa pilule anti-Covid molnupiravir, montrant qu’elle réduit de 50% le risque pour l’hospitalisation ou de décès.

Merck (+9,60% à 82,32 dollars), qui se fait appeler MSD hors des Etats-Unis car il existe un autre groupe allemand du même nom, a annoncé son volonté de demander “dès que possible”, une autorisation pour l’urgence pour une mise sur le marché.

“Il paraît que cela ait le potentiel pour changer la donne” en terme de gestion de la pandémie de coronavirus, a estimé Karl Haeling.

Les investisseurs gardaient cependant en tête le graphisme de l’inflation avec la publication pour l’un chiffre très élevé pour août (4,3% sur un an) par le département du Commerce, qui confirme la persistance de la hausse des prix aux Etats-Unis.

Les opérateurs gardaient aussi à l’style les tractations en cours au Congrès, qui a voté jeudi un texte pour l’urgence pour permettre au gouvernement de poursuivre à fonctionner, mais n’a pas trouvé de votre avis sur le relèvement du plafond de la dette.

Par ailleurs, un temps annoncé, le vote à la Chambre des représentant sur le plan massif pour l’investissement dans les infrastructures n’a au final pas eu lieu.

A Wall Street, les bons résultats de Merck affectaient, par ricochet, les laboratoires Pfizer (-2,21% à 42,06 dollars) et aussi Moderna (-14,29% à 329,85 dollars), qui fabriquent chacun un vaccin contre le coronavirus.

En revanche, ils profitaient à plusieurs secteurs, tout particulièrement celui des croisières, les géants Norwegian Cruise Line (+5,24% à 28,11 dollars) ou Carnival (+3,56% à 25,90 dollars) mettant le nez à la fenêtre, tout comme les compagnies aériennes, emmenées par United Airlines (+5,84%) ou American Airlines (+3,73%).

Le fabriquant de véhicules électriques Lordstown Motors dévissait (-10,66% à 7,13 dollars) après l’annonce de la vente de son usine pour l’assemblage, dans l’Ohio, au géant taïwanais de l’électronique Foxconn, qui va aussi prendre une participation dans la start-up.

La plateforme us de visioconférences Zoom profitait (+1,71% à 265,95 dollars) de l’abandon de son projet de rachat du spécialiste de l’informatique à distance (cloud) pour les services clients Five9 (+0,45%).

Sur le marché obligataire, les taux poursuivaient leur détente, après plus pour l’une semaine de tensions continues. Le taux des emprunts pour l’Etat américains à 10 ans ressortait à 1,48%, contre 1,50% la veille.

Selon Karl Haeling, les opérateurs ont été quelque peu rassurés par le retour de plusieurs investisseurs sur ce marché, tout particulièrement des Japonais, après une vague de ventes qui avait inquiété.

tu/jum/ngu

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