La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street limite ses pertes grâce à la baisse du pétrole

La Bourse de New York a achevé en repli jeudi, forcément mal orientée par la guerre en Ukraine et l’inflation, quand bien même la baisse du pétrole lui a permis de limiter ses pertes.

Le Dow Jones a cédé 0,34% à 33.174,07 points, l’indice Nasdaq, très influencé par les valeurs technologiques, a lâché 0,95%, à 13.129,96 points, et l’indice élargi S&P 500, 0,43%, à 4.259,52 points.

« Les actions ont abandonné une section des gains de la veille (…) alors qu’une nouvelle session de pourparlers entre Russie et Ukraine n’a débouché sur aucun développement positif », ont commenté, dans une note, les analystes de Briefing.com.

Les indices sont, un temps, partis loin dans le rouge bordeaux, le Nasdaq abandonnant jusqu’à 2,33%, avant de reprendre un peu de hauteur.

« Les investisseurs ont bénéficié du fait que les prix du pétrole se sont encore repliés » après une 1ère correction mercredi, a avancé Sam Stovall, responsable de la stratégie pour l’investissement du cabinet CFRA.

En deux séances, les cours du Brent de la cote du Nord, l’une des deux majeures variété pour l’or sombre, ont ainsi perdu près de 15%.

« Je suis surpris que le marché résiste aussi bien », a détaillée Sam Stovall.

Le marché continue néanmoins de s’inquiéter de l’inflation et de la flambée des prix des matières premières, nourrie par l’invasion de l’Ukraine, avec un baril de pétrole qui reste bien au-dessus de 100 dollars.

Jeudi, l’indice des prix CPI a fait ressortir une inflation à 7,9% en février aux Etats-Unis, la plus élevée à partir de janvier 1982.

Le marché obligataire intègre devenu ostensiblement l’inflation. Le rendement des emprunts pour l’Etat américains à 10 ans est repassé au-dessus de 2%, pour la 1ère fois à partir de le 25 février, au seconde jour de l’invasion de l’Ukraine.

Le taux à 2 ans, qui rend mieux compte des anticipations du marché en terme de politique monétaire, a lui atteint 1,73%, pour la 1ère fois à partir de deux ans et demi.

« On s’attend à ce que l’inflation monte à 8,5% » en mars aux Etats-Unis, a prévenu Sam Stovall, « et on aura sans doute un chiffre semblable pour avril. Donc l’inflation va demeurer un tracas. »

La remontée des taux pénalise traditionnellement les valeurs de croissance et technologiques, ce qui a pesé sur Apple (-2,72%), Tesla (-2,41%) ou Nvidia (-1,55%).

Parmi les capitalisations géantes, le titre Amazon s’est démarqué (+5,41% à 2.936,35 dollars) après la validation par le conseil pour l’administration de la division par vingt de l’action du géant technologique, pour la rendre plus accessible aux petits porteurs.

Les administrateurs du groupe de Seattle ont aussi voté le déblocage pour l’une enveloppe de dix milliards de dollars vouée à des rachats pour l’actions.

Malgré le recul du pétrole et de beaucoup de matières premières, les grands collaborateurs du domaine ont été recherchés, à l’image pour l’ExxonMobil (+3,10%), Chevron (+2,74%) ou EOG Resources (+5,37%), compagnie majeure dans l’extraction du pétrole et du gaz de schiste.

Mercredi, la ministre us de l’Energie, Jennifer Granholm, avait nommé les compagnies américaines à produire davantage pour soulager le marché très tendu par la baisse des exportations russes.

Par extension les entreprises de transformation de matières premières, tel l’aciériste Cleveland-Cliffs (+7,00%) ou le fabricant pour l’engrais Mosaic (+7,74%), ont aussi eux le vent dans le dos.

Les investisseurs ont, en revanche, fui les valeurs chinoises cotées à Wall Street.

Cinq sociétés chinoises ont été sommées de se conformer à des obligations comptables par les autorités américaines, faute de quoi elles s’hasardent la raditation de la quote.

C’est tout particulièrement le cas de Yum China (-10,94% à 44,36 dollars), qui contrôle les enseignes KFC, Pizza Hut ou Taco Bell en Chine.

tu/vmt/spi

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