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Wall Street ouvre en hausse, tente un rebond après trois séances calamiteuses

La Bourse de New York a ouvert en hausse mardi et tentait un rebond après trois séances calamiteuses mais sans vrai catalyseur, les investisseurs étant déjà tournés vers deux indicateurs pour l’inflation à venir, mercredi et jeudi.

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones gagnait 1,17%, l’indice Nasdaq, à forte représentation technologique, s’offrait 1,95%, mais l’indice élargi S&P 500 prenait, lui, 1,49%.

Lundi, le Nasdaq avait renoué avec son niveau de novembre 2020, il y a 18 mois, en repli de 28% à compter de son sommet de novembre 2021.

La hausse est “essentiellement technique”, a estimé Art Hogan, de National Securities. “On est dans un courant vendeur à compter de cinq semaines consécutives et, dans ce cycle, on a de temps en temps des rebonds. Et c’est ce qu’on constate aujourd’hui.”

Selon l’analyste, le marché reste en position pour l’attente, avant la publication, mercredi, de l’indice des prix CPI pour avril aux Etats-Unis, dont les économistes attendent qu’il dévoile un léger ralentissement de l’inflation, à 8,1% sur un an contre 8,6% le mois précédent.

Jeudi viendra le PPI, l’indice des prix à la réalisation, apprécié comme un indicateur avancé et que les analystes voient décélérer nettement par rapport au mois précédent.

Pour Art Hogan, les opérateurs testent actuellement la résistance du S&P 500 au seuil de 4.000 points, enfoncé à la baisse lundi.

La place new-yorkaise était peu réactive, selon lui, aux résultats pour l’société, dont la saison se poursuit, bien que plus des trois-quarts des sociétés aient fait mieux que anticipé.

Secoué par des hausses ou des baisses brutales à compter de plusieurs mois, Wall Street reste soumise à une forte volatilité, aux prises “avec une incertitude élevée reliée aux perspectives de croissance, à la trajectoire monétaire (de la banque centrale us), les conditions géopolitiques et la remontée des taux pour l’objectif”, selon Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Après avoir été aussi malmené, le marché obligataire se détendait lui aussi mardi. Le rendement des emprunts pour l’Etat américains à 10 ans repassait ainsi sous les 3%, à 2,97%, contre 3,06%, la veille.

Signe que la nervosité des opérateurs sur la remontée des taux en cours à la banque centrale us (Fed) reste présente, les taux courts (échéance pour l’un an et moins), restaient, eux, orientés à la hausse.

Selon Patrick O’Hare, CPI et PPI pourraient montrer que le pic de l’inflation est franchi et favoriser un redémarrage des marchés actions et obligataire.

A la cote, Novavax était secoué (-11,28% à 47,25 dollars) après la publication pour l’un chiffre pour l’affaires et pour l’un bénéfice inférieurs aux attentes. Le laboratoire a livré bien moins de vaccins anti-Covid que anticipé.

Norwegian Cruise prenait le très large (+5,32% à 16,80 dollars), entraîné par des résultats jugés encourageants et l’annonce que les réservations pour le 4ème trimestre 2022 sont au niveau de celles de 2019, soit avant la pandémie. Le croisiériste peut aussi compter, pour la 1ère fois à compter de plus de deux ans, sur une flotte au complet.

Peloton était en difficulté (-14,05% à 12,15 dollars), après la publication pour l’un chiffre pour l’affaires inférieur aux prévisions des analystes et pour l’une perte plus conséquente qu’attendu. Plus préoccupant encore pour les investisseurs, la société a mentionné qu’elle était “faiblement” dotée en fonds propres, ce qui fait craindre pour la pérénité du spécialiste des vélos pour l’appartements et tapis de course connectés.

À compter de juillet dernier, l’action Peloton a perdu plus de 90% de sa valeur.

Pfizer avançait (+1,76% à 49,49 dollars) après l’annonce de l’acquisition, pour 11,6 milliards de dollars, du laboratoire Biohaven Pharmaceutica (+70,78% à 141,99 dollars), spécialisé tout particulièrement dans le traitement des migraines.

AMC prenait de la hauteur (+3,19% à 12,92 dollars), soutenu par des résultats supérieurs aux anticipations et des déclarations jugées encourageantes pour le reste de l’année. Le titre était tout particulièrement porté par la communauté des petits porteurs qui en ont fait, l’an dernier, un des “meme stocks”, actions autour desquelles se développent une sorte de culte.

tu/abx

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