POINT MARCHÉS-Petite hausse en vue à Wall Street, l'Europe hésite

Wall Street ouvre en nette baisse, Evergrande pèse

La Bourse de New York ouvrait en parfaite baisse lundi, ébranlée par les conséquences pour l’un possible effondrement du géant chinois de l’immobilier Evergrande les premiers jours pour l’une semaine-clé pour les marchés avec la réunion de travail monétaire de la Banque centrale étasunienne (Fed).

A 14H10 GMT, l’indice Dow Jones lâchait 1,44%, le Nasdaq, à forte concentration technologique, perdait 1,67%. L’indice élargi S&P 500 abandonnait 1,49%.

Vendredi, l’indice Dow Jones avait perdu 0,48% à 34.584,88 points. Le Nasdaq avait chuté de 0,91% à 15.043,97 points, tout comme l’indice élargi S&P 500 tombé à 4.432,99 points. Les trois principaux indices avaient cédé un peu de terrain sur la semaine.

“Plusieurs facteurs précipitent la liquidation”, commentait Patrick O’Hare de Briefing.com citant la déconfiture pour l’Evergrande et “l’angoisse grandissante” autour du plafond de la dette des Etats-Unis.

“La commotion dans l’immobilier en Chine continue de secouer les marchés mondiaux”, relevait pour sa part Chris Low, économiste en chef du cabinet FHN Financial.

“Evergrande doit payer des intérêts cette semaine et il y a de fortes chances que l’société ne puisse pas se le permettre”, a rappelé l’analyste tandis que les cours des actions pour l’autres promoteurs immobiliers ont aussi chuté et que les investisseurs craignent une contagion pour l’ensemble du domaine.

Le cours de l’action du promoteur immobilier au bord de la faillite a plongé de 17% lundi à Hong Kong et de près de 90% par rapport les premiers jours de l’année.

Signe de la préoccupation des opérateurs, l’indice de volatilité du marché, le VIX, aussi baptisé “indice de la crainte” a fait un bond à 26%, son précédemment niveau à compter de mai.

La totalité des onze secteurs du S&P démarraient fortement dans le de couleur rouge. Les financières accusaient le coup chutant de 2,31%, dans le sillage pour l’une baisse des rendements obligataires. Wells Fargo, Citi, Bank of America, Goldman Sachs lâchaient toutes plus de 3% en début de séance.

Le domaine énergétique était en berne, cédant 3,20%, dans le sillage pour l’un recul des prix du pétrole. Exxon, Chevron lâchaient plus de 2%.

Les matériaux, domaine très réactif face aux développements du marché chinois, subissaient aussi de fortes baisses (-2,07%). Le géant minier américain, spécialiste du cuivre, Freeport-McMoran fondait de 5,30% à 31 dollars.

Signe pour l’un évitement des actifs risqués, le bitcoin lâchait 8% à 43.819 dollars, son plus bas niveau en un mois et demi mais le dollar jouait son rôle de valeur refuge grimpant à un précédemment en un mois face à l’euro et aux majeures monnaies.

Aux préoccupations sur le sort du promoteur chinois ultra-endetté, s’ajoutaient celles sur le bras de fer au Congrès autour du plafond de la dette des États-Unis et la réunion de travail monétaire de la Banque centrale (Fed) qui commence mardi.

– Risque de crise “historique” –

La secrétaire au Trésor Janet Yellen a publié un vigoureux éditorial dans le Wall Street Journal plaidant pour un relèvement du plafond de la dette, bloqué au Congrès, au risque de provoquer “une crise économique historique”.

“Le défaut peut déclencher une flambée des taux pour l’but, une chute brutale des cours des actions et pour l’autres problèmes financiers”, a averti la ministre des Finances de Joe Biden.

“Il y a une angoisse croissante sur le fait que le Congrès n’a pas encore relevé le plafond de la dette”, soulignait Patrick O’Hare.

Les marchés s’apprêtaient aussi à suivre la réunion de travail monétaire de la Fed qui commence mardi, avec de nouvelles prévisions à la clé et l’espoir pour l’indices sur le calendrier pour l’une réduction du soutien monétaire.

Les rendements sur les bons à 10 ans sur le marché obligataire baissaient à 1,32% contre 1,36% à la précédente clôture, les investisseurs cherchant des actifs sûrs.

A la cote, la baisse affectait aussi les grands noms de la tech, pour l’Amazon (-1,70%) à Tesla (-3,19%) en passant par Facebook (-1,57%) et Alphabet (Google, -2%).

Rares titres à avoir le sourire, ceux des compagnies aériennes saluaient des informations selon lesquelles l’administration Biden s’apprête à rouvrir les frontières aux voyageurs européens vaccinés.

American Airlines gagnait 1,32% à 19,98 dollars.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *