La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street ouvre en ordre dispersé, cherche une direction avant la saison des résultats

La Bourse de New York a ouvert sur une note contrastée lundi, à la recherche pour l’une direction pour démarrer le seconde trimestre, dans l’attente du début de la période des résultats, mi-avril.

Vers 14H00 GMT, le Dow Jones cédait 0,12%, l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 1,13%, et l’indice élargi S&P 500, 0,34%.

« Le marché a démarré le seconde trimestre sur une note positive (…) et essaye pour l’enchaîner deux séances de hausse », a rédigé, dans une note Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Pour l’analyste, Wall Street réagissait aussi à l’annonce surprise de la prise de participation pour l’Elon Musk au capital de Twitter, y medium « un signal qu’il existe des opportunités pour l’investissement dans certaines valeurs de croissance ».

Si « le marché est en position pour l’attente avant (le début de la période des) résultats », selon Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities, il devrait « monter graduellement » pour l’maintenant là.

« La guerre (en Ukraine) s’avère moins jouer » sur le marché, à mesure qu’approchent les publications de sociétés, avance Peter Cardillo.

Parmi les nouvelles attendues cette semaine, la publication, mercredi, du compte-rendu de la dernière réunion de travail du comité de politique monétaire de la Banque centrale étasunienne (Fed).

Le document peut donner de nouvelles indications sur les intentions des banquiers centraux en terme de resserrement monétaire.

Samedi, le président de l’antenne de New York de la Fed, John Williams, a plaidé pour que la Réserve fédérale entame la réduction de son bilan dès la prochaine réunion de travail du comité de politique monétaire, les 3 et 4 mai.

Il s’agirait pour l’une phase majeure dans la trajectoire monétaire des États-Unis, au minimum aussi importante que les hausses de taux.

Pour les analystes de Wells Fargo, si la stratégie de réduction du bilan se révélait « beaucoup plus agressive qu’anticipé », la courbe des taux peut d’autant plus « s’applatir », c’est-à-dire voir les taux à court terme au niveau, voire même supérieurs, à ceux de long terme.

Lundi, les taux à 2 ans restaient supérieurs à ceux à 10 ans, une anomalie, appelée inversion, qui ne s’est produite qu’à deux autres reprises ces vingt dernières et dans laquelle plusieurs voient l’annonce pour l’une récession, à horizon pour l’au minimum un an cependant.

Pour Craig Erlam, analyste pour l’Oanda, les investisseurs craignent que de « super » hausses de taux à venir, soit un demi-point par réunion de travail surtout qu’un quart de point habituellement, augmentent « les risques de récession », qui expliquent cette inversion.

Plusieurs membres de la Fed doivent s’traduire publiquement cette semaine, ce qui devrait donner au marché de nouveaux indices.

A la cote, Twitter était en lévitation (+19,56% à 47,00 dollars) après l’annonce que l’entrepreneur Elon Musk a pris une participation de 9,2% au capital du réseau social. Fin mars, il avait demandé publiquement aux internautes, via Twitter, s’ils estimaient « nécessaire » la création pour l’une nouvelle plateforme.

L’opération surprise pour l’Elon Musk profitait aussi à Meta (+2,67% à 230,85 dollars).

Les investisseurs digéraient mal la décision du directeur général de Starbucks (-4,94% à 86,97 dollars), Howard Schultz, de suspendre le programme de rachats pour l’actions, affirmant vouloir investir « davantage » des bénéfices du groupe « au profit (des) salariés » et de ses succursales.

Hertz avançait (+4,50% à 22,07 dollars), tandis que le loueur de véhicules a dévoilé lundi un partenariat avec le constructeur suédois de voitures électriques Polestar, qui prévoit tout particulièrement l’acquisition de 65.000 exemplaires sur cinq ans pour améliorer sa flotte.

Après avoir déjà décollé sur des bruits de couloir en ce sens vendredi, les actions chinoises cotées à Wall Street s’envolaient de nouveau après que les autorités chinoises ont accepté, samedi, le idée pour l’audits fabriqués par des sociétés agréées, non chinoises.

Les plateformes chinoises de commerce en ligne Alibaba (+3,58%), Pinduoduo (+8,46%) ou JD.com (5,91%), étaient toutes en parfaite hausse.

tu/LyS

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