La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street tente de maintenir son élan, malgré l'Ukraine

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé jeudi et tentait de consolider le rebond entamé la veille, en s’appuyant sur la perspective de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens, le ton modéré de la Fed et des achats à bon compte.

Vers 15H10 GMT, le Dow Jones gagnait 0,33%, l’indice Nasdaq cédait 0,24%, et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,22%.

Quand bien même la guerre en Ukraine s’intensifie, avec la prise de Kherson et le siège de Marioupol, les investisseurs tentaient de débusquer en ce lieu et là des arguments pour prolonger le rebond entamé mercredi.

La perspective pour l’une nouvelle séance de discussions entre émissaires ukrainiens et russes dans la journée était vue comme un développement positif, selon Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Pour Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities, le léger repli des cours du pétrole offrait aussi un répit au marché après plusieurs jours pour l’une ascension échevelée.

Wall Street relevait aussi quelques bons indicateurs macroéconomiques américains, à savoir la hausse de la productivité de 6,6% (en rythme annuel) au 4ème trimestre 2021 et la nouvelle décrue des inscriptions hebdomadaires au chômage.

Les opérateurs se préparaient aussi à suivre une nouvelle audition du président de la Réserve fédérale us (Fed), Jerome Powell, cette fois devant la commission bancaire du Sénat, après un premier passage devant une commission de la Chambre des représentants la veille.

Mercredi, le dirigeant a délivré un message prudent, donnant aux investisseurs “la conviction rassurante que la Fed ne va pas être aussi agressive (dans son resserrement monétaire) que redouté” précédemment, a souligné Patrick O’Hare.

Une bonne partie du semblant pour l’élan amorcé par la place new-yorkaise tenait à des achats à bon compte, selon une note du cabinet Yardeni Research.

Ce dernier relevait que le rapport entre investisseurs medium le marché monter (“bullish”) et ceux anticipant une baisse (“bearish”) était devenu favorable aux vendeurs en début de semaine, ce qui indique en règle générale que la Bourse a atteint un plancher et se prépare à rebondir.

Après un net repli mercredi, l’indice VIX, qui mesure la volatilité du marché, amorçait un nouveau recul, plus modéré.

Contrairement à la veille, qui avait vu un mouvement ample de nombreuses valeurs, les variations étaient modestes, seul Walmart (+1,94% à 138,80 dollars) tirant son épingle du jeu au sein du Dow Jones.

Arôme Nasdaq, Apple poursuivait sa remontée (+0,63% à 167,61 dollars), après avoir fixé mercredi au 8 mars la présentation de ce qui devrait être, selon plusieurs médias américains, un modèle pour l’iPhone 5G moins onéreux que ceux de sa gamme traditionnel.

L’indice Nasdaq était cependant tiré vers le bas par de nombreuses valeurs technologiques, en particulier les fabricants de semi-conducteurs Intel (-1,97%) ou AMD (-2,03%) et le spécialiste des cartes mémoires Micron (-2,92%).

Ailleurs, la société de stockage de données délocalisé (cloud) Snowflake décrochait (-15,60% à 223,39 dollars) après avoir publié une lourde perte trimestrielle tandis que les analystes attendaient un petit bénéfice. Le groupe prévoit aussi un chiffre pour l’affaires sensiblement inférieur aux attentes du marché pour le premier trimestre.

La chaîne de magasins pour l’électronique Best Buy était saluée (+9,35% à 110,27 dollars), après la publication pour l’un bénéfice net supérieur aux attentes, quand bien même le chiffre pour l’affaires est lui ressorti en deçà des prévisions.

La maison Ralph Lauren reculait (-2,20% à 125,65 dollars), au lendemain de la révélation du départ prochain de son responsable commercial, éloigné pour des agissements “en violation” avec le règlement interne à l’société, sans plus de précision.

tu/dho/spi

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