Wall Street termine en forte hausse sur un vent d'optimisme

Wall Street termine en forte hausse sur un vent d'optimisme

Un trader à la Bourse de New York

NEW YORK (Reuters) – La Bourse de New York a fini en forte hausse vendredi, portée par de bons résultats pour l’entreprises et des statistiques jugées rassurantes sur l’inflation qui ont ravivé le goût du risque des investisseurs avant la réunion de travail de politique monétaire de la Fed la semaine prochaine.

L’indice Dow Jones a gagné 2,59%, ou 828,52 points, à 32.861,8 points.

Le S&P-500, plus très large, a pris 93,76 points, soit 2,46%, à 3.901,06 points.

Le Nasdaq Composite a rebondi de son arôme de 309,78 points (2,87%) à 11.102,45 points.

Sur la semaine, le Dow Jones a progressé de 5,7%, sa plus forte hausse hebdomadaire en pourcentage à partir de le mois de mai. Le S&P 500 a gagné 3,9% et le Nasdaq 2,2%.

Les chiffres des revenus et des dépenses des consommateurs américains publiés avant l’ouverture de Wall Street ont offert le ton de la dernière séance de la semaine en montrant une hausse plus marquée qu’anticipé de la consommation, mais surtout une stabilisation de la hausse de l’indice des prix PCE, le plus surveillé par la Réserve fédérale, à 6,2% sur un an en sept. comme en août.

L’indice « core PCE », qui exclut l’électricité et les produits alimentaires, affiche une hausse en rythme annuel de 5,1%, contre 5,2% attendu.

Ces statistiques ont relancé le polémique sur un possible ralentissement de la hausse des taux de la Fed, quand bien même l’histoire pour l’un relèvement de trois quarts de point mercredi prochain reste très largement privilégié.

« Est-ce que c’est encore un déjà vu ? On a déjà assisté à des rallyes boursiers en anticipation pour l’un pivot de la Fed », rappelle Keith Buchanan, gérant de portefeuille chez GLOBALT à Atlanta, en allusion à un possible renouvellement de politique monétaire de la banque centrale.

« Si (le président de la Fed Jerome) Powell ne réagit pas, c’est qu’il est à votre aise avec le fait que les marchés anticipent un pivot », estime-t-il.

L’espoir pour l’un ralentissement du resserrement monétaire de la Réserve fédérale et des résultats pour l’entreprises globalement positifs ont fait oublier les déboires des grandes valeurs technologiques, qui ont publié cette semaine des résultats décevants, même s’ils ont été diversement accueillis par les investisseurs.

Amazon a ainsi chuté de 6,80% après avoir déclaré jeudi s’attendre à un ralentissement de la croissance de ses ventes sur les derniers mois de l’année en raison de la dégradation du pouvoir pour l’achat des consommateurs.

Apple a lui aussi annoncé s’attendre à un 4ème trimestre moins porteur que les derniers mais son action s’est envolée de 7,55%, le marché saluant la capacité de résistance du groupe.

Intel a bondi pour sa part de 10,65% malgré la révision à la baisse de ses prévisions annuelles, les bonnes performances de ses activités dédiées au marché des ordinateurs individuels favorisant un rebond après une chute de près de 47% à partir de le début de l’année.

La filiale étasunienne de T-Mobile (+7,37%) a bénéficié de son arôme pour l’une révision à la hausse de sa prévision de nombre pour l’abonnés.

Les actions de Twitter ont été retirées de la cote à New York après la reprise du réseau social par Elon Musk, le boss de Tesla (+1,52%), pour 44 milliards de dollars.

(Reportage de Stephen Culp, version française Tangi Salaün)

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