POINT MARCHÉS-Nouveau repli en Europe, les investisseurs fuient toujours le risque

Wall Street termine en hausse, la pilule anti-covid l'emporte sur tout le reste

La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, enthousiasmée par l’annonce de l’arrivée possible pour l’une pilule anti-Covid, qui l’a emporté sur les craintes pour l’inflation et la crise au Congrès américain.

Le Dow Jones a progressé de 1,43% à 34.326,46 points, l’indice Nasdaq, au fort accent technologique, a gagné 0,82% à 14.556,70 points, et l’indice élargi S&P 500, 1,15% à 4.357,04 points.

Après un début de séance dans le vert, les indices sont tous brièvement passés dans le rougeâtre, avant de repartir de l’avant.

Le marché a retenu l’annonce du laboratoire américain Merck, dont les essais cliniques sur sa pilule anti-Covid molnupiravir ont montré qu’elle réduisait de 50% le risque pour l’hospitalisation ou de décès.

Le groupe qui se fait appeler MSD hors des Etats-Unis veut demander “dès que possible” une autorisation pour l’urgence pour une mise sur le marché.

“Beaucoup de personnes, et pas seulement des investisseurs, attendent un médicament contre le Covid”, a commenté Kim Forrest, responsable de l’investissement dans la société de gestion Bokeh Capital Partners, qui a mis l’accélération de Wall Street pour l’essentiel sur le compte de Merck.

Pour elle, l’avancée des indices aurait été d’autant plus conséquente en l’absence “pour l’autres choses qui pèsent sur le marché”, essentiellement l’inflation et les tergiversations au Congrès.

Démocrates et républicains ne parviennent pas à s’entendre sur le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, qui menacent de faire défaut le 18 octobre faute en accord.

Ces dernières heures, les taux des bons du trésor dont l’échéance intervient juste après cette date ont bondi, signe que des investisseurs, nerveux, cherchent à s’en débarasser.

Autre élément qui a initialement déplu aux opérateurs, la publication pour l’un chiffre pour l’inflation très élevé (4,3% sur un an) par le département du Commerce.

Sur un mois, l’accélération des prix est supérieure aux attentes. Mais pour Karl Haeling, de la banque LBBW, il s’agit pour l’un chiffre un peu ancien, portant sur août, dont l’impact a, de ce fait, été modéré sur le moral des investisseurs.

Les taux des emprunts pour l’Etat américains à 10 ans ont par ailleurs poursuivi leur détente, signe que les craintes liées à l’inflation nord-américaine sont passées, au minimum quelques heures, au deuxième plan. Leur rendement se situait à 1,46%, contre 1,50% la veille.

Pour Art Hogan, responsable de la stratégie chez National Securities, plusieurs indicateurs macroéconomiques ont aussi contribué à donner un petit coup de fouet aux indices avant le week-end.

Parmi l’indice de confiance des consommateurs (tenu par l’université du Michigan), qui est ressorti en hausse en sept. et au-dessus des anticipations.

Au tableau des valeurs, Merck, qui a rencontré une séance faste (+8,37% à 81,40 dollars), a influé sur de nombreuses entreprises.

Fabriquant de vaccins contre le coronavirus, le laboratoire Moderna a souffert (-11,37% à 341,09 dollars), après avoir rencontré une trajectoire stratosphérique à compter de un an.

En revanche, le domaine des croisières a brillé, à l’aide de Norwegian Cruise Line (+5,93%), Carnival Corporation (+4,32%) et Royal Caribbean (+3,80%).

Le transport aérien, lui aussi, a progressé, à l’image pour l’United Airlines (+7,86% à 51,31 dollars), American Airlines (+5,51% à 21,65 dollars) ou Delta Aspect Lines (+6,50% à 45,38 dollars).

Pour Art Hogan, la perspective pour l’un possible médicament contre le Covid 19 “change la façon dont les personnes voient le rythme de réouverture” de l’économie.

Pénalisés par la pandémie du fait de la fermeture de ses parcs, Disney a profité de la tendance (+4,04% à 176,01 dollars). Jeudi soir, le géant du divertissement avait aussi annoncé un accord amiable avec l’actrice Scarlett Johansson, qui l’avait attaqué en justice pour avoir sorti le film “Afros Widow” simultanément en salles et sur sa plateforme de vidéo en ligne.

Le fabricant de véhicules électriques Lordstown Motors dévissait (-18,30% à 6,52 dollars) après l’annonce de la vente de son usine pour l’assemblage, dans l’Ohio, au géant taïwanais de l’électronique Foxconn, qui va aussi prendre une participation dans la start-up.

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