La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street termine en hausse, moins anxieuse mais sans conviction

La Bourse de New York a achevé en hausse mardi, au terme pour l’une nouvelle séance indécise, retrouvant ses esprits après un début de journée marqué par l’avertissement du distributeur Target, mais forcément attentiste.

Le Dow Jones a progressé de 0,80% à 33.180,14 points, l’indice Nasdaq a pris 0,94%, à 12.175,23 points, et l’indice élargi S&P 500, 0,95%, à 4.160,68 points.

Les échanges avaient mal débuté, crispés par l’avertissement sur résultat de Target (-2,31% à 155,98 dollars).

Le géant de la distribution a prévenu que ses marges pourraient être plus restreintes que anticipé au seconde trimestre, tout particulièrement du fait de stocks trop importants, que l’enseigne prévoit pour l’écouler à coup de promotions.

Après avoir couru derrière la demande pendant des mois, handicapés par des perturbations principaux sur la chaîne pour l’approvisionnement, plusieurs distributeurs ont récemment fait état pour l’inventaires trop élevés au regard des ventes.

La chaîne de supermarchés a emmené dans son chariot quasiment tout le domaine, de Walmart (-1,20%) à Best Buy (-1,16%).

Mais après une série pour l’aller-retours entre rouge bordeaux et vert, les indices ont fini par prendre de la hauteur en seconde partie de séance.

« C’était un peu sévère de punir deux fois le marché pour Target », a détaillée Jack Ablin, de Cresset Capital, rappelant qu’il y a seulement trois semaines, le distributeur de Minneapolis (Minnesota) avait déjà plombé Wall Street avec des résultats inférieurs aux attentes.

« Malgré la morosité ambiante, plusieurs investisseurs trouvent les actions attractives dans la mesure où il s’avère que les Etats-Unis ne vont pas entrer en récession cette saison ou l’an prochain », a fait valoir, dans une note, Edward Moya, pour l’Oanda.

Mais pour Ross Mayfield, de Baird, « avec la saison des résultats derrière nous et pas pour l’indicateur macroéconomique avant vendredi, c’est un marché indifférent », qui manque de conviction, à la hausse comme à la baisse.

Il rappelle aussi que les membres de la banque centrale étasunienne (Fed) sont en période de « blackout », ce qui signifie qu’ils ne peuvent s’traduire publiquement, du fait de l’approche de la prochaine réunion de travail, les 14 et 15 juin.

Ce silence prive ainsi la place new-yorkaise pour l’une réele origine pour l’animation qui a systématiquement fait bouger les indices ces derniers mois.

Tous les opérateurs ont déjà le regard braqué vers la publication, vendredi, de l’indice des prix CPI pour mai, qui renseignera sur la trajectoire de l’inflation aux Etats-Unis et accréditera, ou non, la thèse pour l’une décélération.

« Le CPI est à tous les coups devenu l’indicateur le plus suivi par le marché », pense Ross Mayfield, soulignant que le rapport sur l’emploi, publié vendredi dernier, avait suscité peu de réactions.

L’avancée des prix de l’or sombre, qui se rapprochent progressivement de leurs sommets de l’année, alimentait celle des valeurs pétrolières, tout particulièrement ExxonMobil, qui a frôlé son record mardi (+4,58% à 103,37 dollars).

Kohl’s est porté (+9,54% à 45,59 dollars), par une information du Wall Street Journal selon laquelle la chaîne de grands magasins est en négociations avancées avec Franchise Group, qui proposerait de racheter le groupe pour 60 dollars par action, ce qui le valorise autour de 8 milliards de dollars.

Phénomène très inhabituel, le cours du laboratoire Novavax est suspendu toute la séance, le temps pour l’une réunion de travail de l’Agence de régulation du médicament (FDA), qui a recommandé pour l’autoriser son vaccin contre le coronavirus. Dans les échanges électroniques postérieurs à la fermeture de Wall Street, le titre gagnait 0,90%.

Apple est recherché (+1,76% à 148,71 dollars), au lendemain de l’annonce de nouveautés, ainsi que du lancement pour l’une offre de paiement échelonné en ligne, qui positionne le groupe sur un marché en pleine croissance.

La plateforme de commerce en ligne Shopify est dopée (+5,58% à 380,74 dollars) par l’annonce de la division par dix de son titre, opération en général prisée des petits porteurs, pour qui l’action devient plus accessible.

tu/eb

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