La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

Wall Street termine en ordre dispersé, éreintée par une semaine folle

La Bourse de New York a accompli sur une note contrastée vendredi, incapable de réussir un rebond après la chute de jeudi, faute de conviction des investisseurs et sur un marché rendu d’autant plus volatil par des facteurs techniques.

Le Dow Jones a terminé en petite baisse de 0,13%, mais l’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a gagné 1,43% et l’indice élargi S&P 500, 0,22%.

Pour Kim Forrest, de Bokeh Capital Partners, l’approche pour l’un long week-end férié (le marché sera fermé lundi) a clairsemé les rangs des opérateurs vendredi, ce qui a pesé sur la capacité de Wall Street à prendre une direction évidente.

Par ailleurs, vendredi correspondait à l’expiration des options, ces produits financiers qui permettent de parier, à la hausse ou à la baisse, sur l’évolution des actions et des indices.

Cette « journée des sorcières », selon le terme employé par les traders, est traditionnellement réele origine de volatilité exacerbée.

« C’était un peu une journée pour rien », a estimé Kim Forrest, « quand bien même c’est encore une bonne chose de terminer en hausse. »

« Les marchés ont beaucoup descendu, mais pas encore suffisamment pour que l’on parle pour l’un plancher, donc on se fait une petite pause technique », a détaillée Karl Haeling, de LBBW.

Sur la semaine, le S&P 500 a reculé de 5,79%.

« Il y a beaucoup à digérer », a-t-il poursuivi, « et c’est assez déroutant ».

En une semaine, la place new-yorkaise a encaissé un indice des prix plus élevé que anticipé, vendredi dernier, une brutale hausse de taux de la banque centrale nord-américaine (Fed), et un vent de panique causé par la perspective pour l’une possible récession.

Les espoirs pour l’un rebond technique franc vendredi ont aussi été refroidis par une série pour l’indicateurs décevants, qui ont alimenté la thèse pour l’un ralentissement en cours de l’économie nord-américaine.

La réalisation industrielle n’a ainsi progressé que de 0,2% en mai aux États-Unis par rapport à avril, soit moins que les 0,5% attendus par les économistes.

Autre déception, le taux pour l’utilisation des capacités de production n’a que très modestement augmenté, à 79,0% (78,9% en avril), contre 79,3% attendu.

Le tableau a encore été noirci par l’enquête de l’institut Conference Board, qui a divulguer que 76% des 750 patrons interrogés dans le univers considéraient soit qu’une récession se profilait à l’horizon, soit qu’elle était déjà effective.

« Chaque personne a crainte pour l’une récession l’an prochain, mais il est envisageable qu’on soit déjà en récession », a lancé Karl Haeling, rappelant que le Produit intérieur brut (PIB) américain s’était contracté au premier trimestre et que l’antenne pour l’Atlanta de la Fed avait révisé à 0% sa prévision de taux de croissance pour le seconde trimestre, contre 0,9% jusqu’en ce lieu.

Dans ce climat anxieux, les obligations ont de nouveau eu la faveur des investisseurs. Le rendement des emprunts pour l’État américains à 10 ans, qui avance en opposé de leur prix, s’est ainsi détendu, à 3,23%, contre 3,30%.

A la cote, l’éditeur de logiciels Adobe est sanctionné (-1,18%, à 360,79 dollars), après une révision à la baisse de ses prévisions de chiffre pour l’affaires et de bénéfice net inférieurs, tout particulièrement du fait des conséquences de la guerre en Ukraine et de l’impact de la flambée du dollar.

La biotech Seagen (+12,72% à 165,45 dollars) est recherchée après que le Wall Street Journal a fait état pour l’un possible rachat par la société pharmaceutique nord-américaine Merck (-0,32%).

L’aciériste US Steel (+1,58% à 19,89 dollars) a profité de prévisions, publiées mercredi après la clôture, de bénéfices nettement supérieurs aux attentes des analystes.

Le groupe a spécifié que la hausse du prix de l’acier faisait plus que compenser la flambée des coûts de la force.

Deux jours après son dépôt de bilan, le groupe de cosmétiques Revlon a décollé (+91,28% à 3,73 dollars) à la continuité de la publication pour l’un article du quotidien Economic Times faisant état de l’but du conglomérat indien Reliance Industries pour un possible rachat.

Le groupe WWE, qui gère le circuit de catch World Wrestling Entertainment, a reculé (-3,64% à 62,51 dollars) après l’annonce de la mise en retrait temporaire de son boss emblématique, Vince McMahon, objet pour l’une enquête sur une liaison avec une employée.

Les pétrolières ont subi de plein fouet la glissade des cours de l’or sombre, pour l’ExxonMobil (-5,77%) à Chevron (-4,57%).

tu/lum

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