La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

La Bourse de Paris perd 0,51%, plombée par le luxe

La Bourse de Paris a clôturé en baisse de 0,51% vendredi, plombée par la mauvaise performance des valeurs du luxe et des indicateurs économiques contradictoires aux Etats-Unis.

L’indice vedette CAC 40 a perdu 33,28 points à 6.460,08 points. La veille, il avait terminé en baisse de 0,99% et sur la semaine, il a perdu 1,06%.

Les ventes au détail aux Etats-Unis ont augmenté en juin bien plus que prévu, selon les données publiées vendredi par le département du Commerce, aidées par une hausse des ventes de matériel électronique, d’essence et de vêtements au moment où l’économie américaine reprend de la vigueur.

Mais alors que les analystes s’attendaient à une nouvelle hausse du moral des consommateurs en juillet, il s’est nettement affaibli, les ménages doutant de la vigueur de la reprise économique.

“Le marché est fragilisé actuellement par le fait que les mouvements suivent plutôt une logique court-termiste que de long terme”, explique Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.

Pour preuve “le palmarès inversé par rapport à hier”, URW et Atos reprenant le dessus ce vendredi tandis que le luxe a tiré l’indice parisien vers le bas.

La difficulté des investisseurs à anticiper la croissance économique à venir est un élément d’explication de ces arbitrages de court-terme, selon l’analyste.

Entre l’inflation qui dépasse toutes les anticipations, la propagation du variant Delta de Covid-19 qui pourrait menacer la reprise économique et l’absence de calendrier du retrait du soutien des banques centrales, les investisseurs ont du mal à savoir dans quel sens le vent va tourner.

En Europe, la croissance de l’Italie, troisième économie de la zone euro, pourrait atteindre 5,1% en 2021, selon de nouvelles prévisions publiées vendredi par la Banque centrale du pays.

Le luxe fait grise mine

Les valeurs du luxe voyaient rouge en Europe, en dépit d’annonces d’un rebond des ventes trimestrielles de Burberry et Richemont.

Hermès a cédé 1,50% à 1.250 euros, Kering 1,08% à 731,80 euros et LVMH 1,34% à 654,30 euros.

Le secteur souffrait de prises de bénéfices après un parcours boursier florissant depuis le début de l’année, et sur fond d’inquiétudes concernant la reprise du tourisme sur le Vieux continent.

Les matières premières en berne

Malgré une hausse des cours des principaux métaux, les titres liés aux matières premières ont campé dans le bas du tableau.

Concernant les pétrolières, TotalEnergies a lâché 0,98% à 36,29 euros, TechnipFMC 4,68% à 6,48 euros et le parapétrolier CGG 4,78% à 0,59 euros.

Du côté des minières, ArcelorMittal a perdu 3,52% à 25,49 euros, en queue du CAC 40, et Eramet 3,93% à 62,30 euros.

Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a estimé vendredi, dans ses résultats trimestriels, que les producteurs de minerai de fer avaient du mal à faire face à la demande, notamment celle de la Chine qui a augmenté de 5% au premier semestre.

Les résultats de Rio Tinto incitent à “un peu plus de prudence après cette phase exceptionnelle de reprise économique”, explique Frédéric Rozier. Le marché semble, selon lui, anticiper une normalisation de la croissance économique et des prix des matières premières et effectuent ainsi des corrections sur les titres du secteur, valorisés très haut actuellement.

Le voyage reprend des couleurs

Les bons chiffres du trafic des aéroports parisiens, qui a encore progressé en juin, ont profité aux valeurs liées au voyage, malgré les inquiétudes quant à la progression du variant Delta.

Aéroports de Paris (ADP) a pris 3,17% à 107,45 euros, Air France-KLM 2,82% à 3,91 euros, Airbus 0,22% à 110,64 euros et l’hôtelier Accor est monté de 1,59% à 30,01 euros.

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