POINT MARCHÉS-Nouveau repli en Europe, les investisseurs fuient toujours le risque

CAC40: cède une partie de ses gains, sauvegarde les 6400 pts

(CercleFinance.com) – La bourse de Paris a cédé une section de ses gains et progresse dorénavant de moins de 1% (après +1.5% plus tôt dans la journée), autour des 6.405 points, mais profite forcément du net rebond pour l’Engie (+5,2%) qui a présenté ce matin des résultats trimestriels prometteurs.

Ce matin, les investisseurs ont aussi pu prendre connaissance de chiffres témoignant pour l’un très léger recul du chômage, au sens du BIT, dans l’Hexagone.

En effet, celui-ci a reculé de 0,1 point, à 7,3 % de la population active en France (hors Mayotte) sur les trois premiers mois de 2022, après avoir diminué de 0,6 point le trimestre précédent, selon les données de l’Insee.

Inférieur de 0,8 point à son niveau un an auparavant, et de 0,9 point à celui pour l’avant la crise sanitaire, il a retrouvé son plus bas niveau à compter de début 2008, si l’on excepte la baisse ponctuelle en trompe-l’oeil du printemps 2020, durant le premier confinement.

Le nombre de chômeurs au sens du BIT a diminué de 18.000 par rapport au trimestre précédent, à 2,2 centaines de milliers de personnes, mais 1,8 million de personnes inactives au sens du BIT souhaitaient un emploi sans être considérées au chômage (halo autour du chômage).

Par ailleurs, avec la remontée des taux pour l’but et des rendement obligataires, les investisseurs ont commencé à ajuster leurs portefeuilles de façon plus tactique afin de mieux coller à la nouvelle donne économique.

‘L’attention des marchés s’est visiblement éloignée des préoccupations concernant l’inflation pour se porter sur les inquiétudes ayant trait à la croissance’, expliquent les stratèges de Barclays.

La banque britannique écarte toutefois l’?uvre pour l’une ‘capitulation’ évoqué par plusieurs analystes.

‘Les signes de panique ne sont pas encore visibles, avec une correction qui est restée mesurée jusqu’en ce lieu et une volatilité qui reste dans sa fourchette historique des derniers mois’, accentue l’établissement londonien.

Le mouvement de repli entamé ces six dernières semaines sur les actions américaines s’est néanmoins prolongé lundi, avec un recul de 1,2% pour l’indice Nasdaq.

Mais la séance boursière s’est mieux déroulée en Asie, où l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo ayant fini la journée de mardi sur des gains de l’ordre de 0,4%.

Après des statistiques décevantes en provenance de Chine, les investisseurs ont pris connaissance de la publication, en début pour l’après-midi, des derniers chiffres de la consommation aux Etats-Unis.

Après une hausse de 0,9% en mars, la réalisation industrielle us a encore augmenté de 1,1% le mois dernier, selon la Réserve fédérale, une nouvelle croissance nettement plus forte que celle que les économistes espéraient en moyenne.

La statistique devrait leur permettre pour l’affiner leurs prévisions sur la croissance us au seconde trimestre.

‘Malgré la poussée pour l’inflation qui a fortement pesé sur le moral des consommateurs, on n’examine pas encore de franche modération du volume des dépenses’, font valoir les économistes pour l’Oddo BHF.

Les investisseurs ont surveillé aussi l’estimation rapide du PIB de la zone euro au titre du premier trimestre, qui est publiée en fin de matinée.

La hausse du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays partageant l’euro est ressortie à 0,3% sur la période janvier-mars par rapport aux trois mois anciens, dévoile la dernière estimation pour l’Eurostat, après +0,3% au 4ème trimestre.

Sur un an, c’est-à-dire en comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, la croissance ressort à 5,1%, contre +4,7% au dernier trimestre 2021.

Coté banques centrales, les interventions du boss de la Fed Jerome Powell et de la présidente de la BCE Christine Lagarde à l’occasion de deux conférences économiques seront aussi suivies de près.

Tous ces événements devraient alimenter encore un petit peu plus le polémique sur la remontée des taux, qui constitue dorénavant le facteur dominant sur les marchés.

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans est revenu en-dessous du seuil de 2,90% hier ce qui redonne un peu pour l’oxygène aux marchés après les plus hauts atteints la semaine terminée.

Dans l’actualité des sociétés françaises, Engie indique revoir à la hausse ses objectifs annuels pour prévoir dorénavant que son résultat net récurrent part du groupe pour l’année 2022 se situera dans une fourchette de 3,8 à 4,4 milliards pour l’euros.

Pour le premier trimestre, le groupe énergétique publie un EBIT en croissance de 74% à 3,5 milliards pour l’euros et un EBITDA en hausse de 49% à 4,6 milliards, pour un chiffre pour l’affaires en progression de 85% à 25,6 milliards, ‘dans des conditions de marché exceptionnelles’.

Thales annonce la signature pour l’un accord définitif avec Sonae Investment Management pour l’achat de deux sociétés européennes de pointe en cybersécurité, S21sec et Excellium, acquisition pour une valeur pour l’société de 120 centaines de milliers pour l’euros.

Pour finir, Atos annonce la signature pour l’un accord de trois ans avec Sparkle afin de répondre à la demande croissante des clients en Europe et dans pour l’autres pays adjacents en terme de services et solutions cloud.

UBS réaffirme sa recommandation ‘achat’ sur Crédit Agricole malgré un objectif de cours ramené de 13,4 à 12,4 euros, une nouvelle cible laissant toutefois un potentiel de progression de 21% pour le titre de la banque française.

Le broker met en avant une ‘augmentation des provisions liées à la Russie qui entraîne une réduction des bénéfices de 2022’, et pense que ‘la baisse du CET1 au premier trimestre à 11% laisse Crédit Agricole dans une situation un peu moins agréable’.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.