Les actions freinées par la baisse du moral des ménages aux USA

Les actions freinées par la baisse du moral des ménages aux USA

LES BOURSES EUROPÉENNES TERMINENT EN HAUSSE

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes ont accompli dans le vert mais sous leurs plus hauts de la journée vendredi et Wall Street évoluait sous ses records à mi-séance, après l’annonce pour l’une dégradation du moral des ménages américains, qui favorise le repli des rendements obligataires et du dollar.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,2% (13,57 points) à 6.896,04 points après un pic à 6.913,67. A Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,39% et à Francfort, le Dax a pris 0,25%.

L’indice EuroStoxx 50 a accompli sur une hausse symbolique de 0,08%, le FTSEurofirst 300 a progressé de 0,2% et le Stoxx 600 s’est adjugé 0,21% à 475,83 points après avoir inscrit en matinée un record à 476,16. Il affiche dorénavant dix séances consécutives de hausse, une série sans précédent à compter de décembre 2006.

A Wall Street, le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 ont atteint de nouveaux sommets historiques en tout début de séance avant de céder un peu de terrain: au moment de la clôture en Europe, le Dow grappillait 0,12%, le S&P-500 0,08% et le Nasdaq Composite 0,05%.

L’indice de confiance des consommateurs de l’université du Michigan a reculé à 70,2 en août en 1ère estimation, au plus bas à compter de décembre 2011, tandis que le consensus Reuters le donnait inchangé à 81,2.

“Les consommateurs concluent à raison que les performances économiques vont diminuer lors des prochains mois mais la hausse remarquable des jugements négatifs sur l’économie reflète aussi une réponse émotionnelle, surtout à cause des espoirs déçus pour l’une fin rapide de la pandémie”, explique Richard Curtin, responsable de l’enquête.

En Europe, la tendance boursière reste néanmoins soutenue par le rebond plus marqué qu’attendu des bénéfices des sociétés cotées et la reprise du marché des fusions-acquisitions (M&A).

Sur l’ensemble de la semaine, le Stoxx 600 a gagné 1,25% et le CAC 40 1,16%, leur 4ème performance hebdomadaire positive pour l’affilée.

VALEURS

Une grande partie des grands secteurs de la cote européenne ont progressé sur la journée, les seules baisses notables étant pour les technologiques, dont l’indice Stoxx a perdu 0,47%, et l’électricité (-0,08%).

A Paris, Bouygues (+3,55%) a fini en tête du CAC 40 après le relèvement par JPMorgan de son objectif de cours tandis qu’Atos (-1,16%) est lanterne de couleur rouge de l’indice.

Ailleurs en Europe, les M&A ont une nouvelle fois animé la séance: l’animalerie en ligne Zooplus a bondi de 41,12% après l’annonce de son rachat par le fonds américain Hellman & Friedman pour trois milliards pour l’euros et Adidas a pris 2,34% au lendemain de la vente de Reebok.

A la baisse, Ipsen a chuté de 12,71%, de loin la pire performance du Stoxx 600, après le retrait de sa demande pour l’homologation aux Etats-Unis de son traitement expérimental de la fibrodysplasie ossifiante progressive.

LES INDICATEURS DU JOUR

En Europe, l’inflation française ressort à 1,5% en rythme annuel en juillet selon les chiffres définitifs de l’Insee, contre 1,6% en 1ère estimation.

En France forcément, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est resté stable au seconde trimestre à 8,0%

CHANGES

La chute inattendue de l’indice de confiance du Michigan pèse sur le dollar, qui cède 0,52% face à un panier de devises de référence, au plus bas à compter de vendredi dernier.

L’euro en profite pour remonter à 1,1794 dollar et affiche dorénavant une performance hebdomadaire positive alors qu’il était tombé mercredi tout près de son plus bas niveau de l’année (1,1704).

TAUX

La déception de l’enquête du Michigan a déclenché un repli marqué des rendements obligataires américains, le dix ans revenant à 1,3018%, contre plus de 1,36% avant la publication de l’indice.

Les rendements de référence de la zone euro ont suivi le mouvement, celui du Bund allemand à dix ans finissant la journée à -0,465% après un pic à -0,44% à la mi-journée.

PÉTROLE

Longtemps hésitant, le marché pétrolier n’échappe pas aux soupçons sur la confiance des ménages américains, qui alimentent les interrogations sur l’évolution de la demande dans les mois à venir.

Le Brent abandonne 0,6% à 70,88 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,49% à 68,75 dollars.

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