Wall Street : un accueil glacial pour certains trimestriels

Secouée par l'Ukraine, Wall Street vers une ouverture en forte baisse

(Crédits photo : Flickr – Scott Beale )

Secouée par l’invasion russe en Ukraine, la Bourse de New York se dirigeait vers une ouverture en forte baisse jeudi, les investisseurs fuyant le risque en cette période forte incertitude géopolitique.

Vers 14H00 GMT, les contrats à terme, échangés avant l’ouverture de Wall Street, donnaient le Dow Jones en repli de 2,30%, l’indice Nasdaq, à forte composition technologique, de 2,94%, et l’indice élargi S&P 500, de 2,37%.

Le président Vladimir Poutine a lancé jeudi une invasion de l’Ukraine avec frappes aériennes et attaque de forces terrestres à partir de plusieurs positions, lesquelles ont déjà fait plusieurs dizaines de décés, selon les autorités ukrainiennes.

Avec cette opération, le chef de l’État russe a annoncé vouloir « arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine », dont il a nommé les soldats à « déposer les armes ».

« C’est la guerre », a commenté Karl Haeling, de la banque LBBW. « Je pense que les personnes savaient que quelque chose se préparait, mais beaucoup croyaient que ça n’arriverait pas si vite. C’est à ça qu’on réagit. »

L’indice VIX, qui mesure la volatilité du marché, a bondi de plus de 18% pour s’inscrire à son précédemment niveau à partir de un mois.

Les investisseurs se réfugiaient en nombre sur le marché obligataire. Le rendement des emprunts pour l’État américains à 10 ans s’est brutalement détendu, jusqu’à 1,84%, contre 1,92% la veille. Il évoluaint autour de 1,87% vers 14H00 GMT.

La lame de fond balayait une bonne partie de la place new-yorkaise, les plus importantes capitalisations en tête, à l’image pour l’Apple (-4,05%), Alphabet (-2,38%) ou Microsoft (-3,04%) affichant toutes un recul marqué dans les échangés électroniques préalables à l’ouverture.

Les pétrolières étaient à la fête, quelques heures après que le baril de a dépassé les 100 dollars. Chevron (+2,77%), ExxonMobil (+2,20%) ou ConocoPhillips (+3,66%) avançaient tous à contre-courant du marché.

Autre domaine porté par la conjoncture géopolitique, la défense, tout particulièrement les fabricants pour l’avions et pour l’hélicoptères de combat Northrop Grumman (+3,59%) et Lockheed Martin (+2,47%), ou Raytheon (+1,63%), qui produit, parmi d’autres choses, des missiles.

tu/vmt/LyS

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