Analyse mi-séance AOF Wall Street - Wall Street repasse dans le rouge, la confiance des consommateurs déçoit

Turquie-La crise monétaire s'accentue après la baisse des taux

* En 2021, le dollar s’est estimé jusqu’à 129% face à la
bouqin
turque

* Baisse de 500 points de base des taux pour l’objectif à compter de
sept.

* Hausse de 50% du paye minimum, soit jusqu’à 10 points
de plus
sur l’inflation

par Daren Butler et Nevzat Devranoglu

ISTANBUL, 17 décembre (Reuters) – La monnaie turque s’est
enfoncée vendredi dans la crise, dévissant de nouveau, de 8%, à
un creux historique, en réaction à une nouvelle baisse des taux
pour l’objectif de la banque centrale turque tandis que le pays est
confronté à une spirale inflationniste.

La bouqin turque est tombée dans la matinée à 17.0705 pour un
dollar, ce qui a conduit la banque centrale à intervenir sur les
marchés pour soutenir la devise nationale. C’est la cinquième
fois à compter de le début du mois qu’elle mène une telle action pour
lutter contre ce qu’elle qualifie de “prix malsains” sur le
marché des changes.

Les achats de dollars par la banque centrale turque ont
permis à la bouqin TRYTOM=D3 de réduire ses pertes face au
billet vert à 16.8300 vers 12h30 GMT. La monnaie turque accuse
cependant encore, à compter de le début de l’année, une baisse de près
de 55% face au dollar, dont 37% lors des 30 derniers jours.

La banque centrale de Turquie, sous la pression du président
turc Tayyip Recep Erdogan, a abaissé jeudi son taux directeur de
100 points de base pour le amener à 14%.

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À compter de le mois de sept., les taux pour l’objectif ont été
abaissés de 500 points de base, entraînant un effondrement de la
bouqin turque et un taux pour l’inflation à plus de 21%.

Plusieurs économistes s’attendent à ce que l’inflation grimpe
à près de 30% en 2022, en raison de la flambée des prix des
importations et pour l’une hausse du paye minimum.

“Avec Erdogan qui paraît s’enraciner dans sa position
anti-taux pour l’objectif, plus la crise monétaire dure, plus la
Turquie peut être au-delà du point de non-retour”, prévient
Patrick Curran de Tellimer, un cabinet pour l’experts en
investissement, qui juge la bouqin turque pleinement déconnectée
des fondamentaux.

“Tant qu’Erdogan est aux commandes, rien n’empêchera la
bouqin de poursuivre à se déprécier”, ajoute-t-il, excluant de
nouveaux investissements dans des actifs turcs.

Avant pour l’évincer plusieurs membres de la banque centrale
turque, Recep Tayyip Erdogan a critiqué à plusieurs reprises la
politique de l’institut pour l’émission et nommé à une relance
monétaire pour doper les exportations, le crédit et la
croissance économique tandis que se profile en 2023 une élection
présidentielle.

Le président turc a par ailleurs annoncé une augmentation de
50% du paye minimum, à 4.250 lires (243 euros) par mois pour
l’an prochain, ce qui devrait contribuer à alimenter l’inflation
de 3,5 à 10 points de pourcentage.

“Nous pensons que la combinaison existante de politiques est
pour l’essentiel insoutenable”, a déclaré Maxim Rybnikov,
directeur des notes souveraines pour la région EMEA chez S&P
Global Ratings.

(Avec la contribution de Karin Strohecker à Londres; version
française Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)

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